08/09/2008

Politesse

Tout d'abord : merci, honorables visiteurs pour tous ces messages fort intéressants. Vous voyez, je fais un effort !

Je repensais à cette question que je me posais ici concernant la politesse et je me disais qu'au fond elle est un outil et que tout dépend évidemment de ce qu'on en fait, de l'intention qu'on y met.

Je constate autour de moi qu'il y a des gens chez qui la politesse est une marque de respect et de considération de l'autre, il me semble qu'en général on le sent, que cela n'a rien à voir avec l'amabilité intéressée d'un  vendeur ou d'un représentant de commerce.

Il y en a d'autres chez qui les manières sont terriblement narcissiques et démonstratives, qui ont l'air vouloir vous dire : regardez comme moi je suis bien éduqué, qui semblent continuellement se plaire à penser qu'on admire chez eux toutes ces belles qualités, qui sont toujours en démonstration, comme s'ils se regardaient dans un mirroir, et qui semblent avoir plus d'amour pour eux-même que pour les autres. Mais n'avons-nous pas tous un peu de cela ? Peut-être alors que l'important est de le savoir, car chez certains il semble que cela frise le délire.

J'en vois d'autres qui croient carrément vous faire la leçon et vous montrer comment il faudrait être à leur yeux pour bien vivre en société, il y a parfois des manières de dire "bonjour" ou "merci" qui rabaissent, un peu à la manière de celui qui a toujours eu la chance d'être bien habillé, d'en avoir les moyens, qui jauge celui qui n'a pas cette chance, qui ramène tout au superficiel et ne voit même pas toujours l'exlusion qu'il provoque.

Ou il y a même une manière de dire "merci !" dans certaines circonstances qui est moralisatrice ou autoritaire.

Enfin, peut-être que mon bavardage est bien inutile, que j'enfonce des portes ouvertes...

On est bien d'accord, il y a des mots et des façons d'être qui facilitent la vie en société, qui font que tout le monde puisse s'y sentir bien, le tout est de bien les utiliser, de l'intention, du respect qu'on y met, pour accueillir et  non pour rabaisser l'autre, tout est dans la manière... Encore que certains sont susceptibles, ont des tendances à l'interprétation, à se froisser pour des riens. Ce que nous sommes compliqués nous les humains !

Et maintenant je ne suis même pas sûr de m'être bien exprimé, ce que vous venez de lire, hé bien je ne suis pas certain que c'est cela que je voulais dire exactement ... Enfin... Disons que ça s'en approche !

28/03/2008

Les timides

 
  
 
 
shy

 
 
L'autre jour, je parlais ici de timidité, et par la suite je me suis fait la réflexion, ben voilà une chose dont on parle finalement assez peu et pourtant voilà un sujet réellement intéressant !
Par exemple, n'avez-vous jamais remarqué que c'est une chose pour laquelle on a très rarement du respect, et qu'en plus parfois les timides ou les anciens timides sont particulièrement méchants voire odieux entre eux ? En tout cas il me semble évident  que c'est une chose que l'on respecte chez les autres d'autant mieux qu'on l'accepte chez soi, que l'on s'aime soi-même. Cela dépend aussi de la conscience que l'on a de soi-même, car il s'agit d'abord de se voir tel qu'on est ! S'aimer et s'accepter soi-même est un premier pas pour grandir et s'améliorer !
Mais pourquoi, bien souvent, les gens sont-ils si méchants avec les timides ? Parce que c'est contagieux ! Parce que beaucoup, quand ils voient quelqu'un mal à l'aise, embarassé, qui s'exprime avec difficulté, ont peur, sentent une angoisse qui manquent de leur faire à leur tour perdre leurs moyens. Et comme beaucoup n'aiment pas du tout montrer cette image-là d'eux-même, pour échapper à cela, la lâcheté aidant, la majorité suivant sa pente, ils préfèrent dominer, mépriser, ironiser, parler plus fort, etc... Et même, parfois se défouler copieusement et faire mal gratuitement, parfois consciement, parfois pas.  Pourquoi ? N'est-ce pas entre autres un problème culturel ? Dans beaucoup de sociétés la timidité n'est-elle pas considérée comme une tare, quelque chose de honteux, voire un retard, quand le dominateur, celui qui vit toujours à l'extérieur de lui-même, toujours en démonstration, qui marche sur la tête des autres, qui "réussit " est valorisé ?
Et pourtant, même si c'est une souffrance qui peut proprement pourrir la vie quotidienne, elle peut être à l'origine, chez certains, d'une existence peu ordinaire, comme si c'était un moteur poussant à toujours se dépasser, et en même temps la cause d'une vie intérieure qui peut être plus riche et vertueuse que la moyenne. Par ailleurs le fait d'être introverti et sensible amène parfois à voir le monde, l'extérieur avec plus de lucidité, parce qu'on voit mieux les choses quand on est en retrait. Un exemple célèbre ? Gandhi a été pendant longtemps très timide... Et il avait un regard très lucide sur le monde, en plus d'un amour de la vérité.
Bien, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit ! Je ne veux pas dire qu'il s'agirait d'une sorte de supériorité, mais bien d'une particularité du caractére qui peut amener souvent bien malgré soi, à ces qualités de vie intérieure, de vertu et de lucidité. Mais, bien sûr, pas obligatoirement, et c'est avant tout une souffrance. Mais regardez l'action de Gandhi : des méthodes de timide, silencieuses, à l'opposé du despote autoritaire qui s'agite, hurle, et écrase tout sur son passage parce qu'il croit avoir toujours raison...
 
Et si l'on apprenait à aimer avant de croire que l'on sait ?
 
Pour continuer la réflexion, voici quelques citations très intéressantes que j'ai trouvé :
 
 
"Rien n'est plus arrogant qu'un timide qui a vaincu sa timidité" Toni Ungerer
 
"La timidité, source inépuisable de malheurs dans la vie pratique, est la cause directe, voire unique de toute richesse intérieure" Emil Michel Cioran
 
"Et puis, chose bizarre, le premier symptôme de l'amour vrai chez un jeune homme, c'est la timidité, chez une jeune fille, c'est la hardiesse" Victor Hugo
 
 
Ah, Victor Hugo, il avait l'oeil tout de même ; on pourrait dire la même chose des moins jeunes par ailleurs ! 
 
 
charlotte


16/03/2008

Manque de respect

respect2

 

 

"Il est dans la nature de l'homme d'opprimer ceux qui cédent et de respecter ceux qui résistent" Thucydide
 

"Ne soyez ni confiant, ni banal, ni empressé, trois éceuils ! La trop grande confiance diminue le respect, la banalité nous vaut le mépris, le zèle nous rend excellent à exploiter." Honoré de Balzac 

 

 


Il m'est souvent arrivé de me rendre compte que certaines personnes manquent systématiquement de respect à certains, mais ne s'en rendent absolument pas compte, à un point que quand leurs attitudes provoquent des réactions, ils se croient victimes et se demandent alors pourquoi on s'en prend à eux de telle façon, ils trouvent cela injuste, ils se croient persécutés. Alors je demande parfois : si des gens comme cela n'ont pas conscience de ce qu'ils font, qu'ils n'ont pas de volonté de faire mal, malgré qu'ils vous font du mal, faut-il leur pardonner, continuer à souffrir de ce qu'ils nous font et ne rien dire, puisque de toute façon si on leur dit ils ne comprennent pas, au point qu'on se demande quel médicament miracle il faudrait inventer pour leur remettre les idées à l'endroit, pour qu'ils nous témoignent d'un minimum de respect ?

Vous n'en connaissez pas des gens comme ça ? Par exemple des mythomanes, qui ont une tellement haute opinion d'eux-mêmes, surestiment tellement leurs qualités morales, intellectuelles, leur importance sociale (souvent pour cacher quelque misère dont ils ont honte, au lieu de commencer à s'accepter comme on est histoire de se simplifier la vie), donc comme ils se surestiment systématiquement, quand ils ne savent pas ils inventent, ils bluffent, cherchent toujours à impressionner les autres, et ils sont tellement dans leur folie, leur mythomanie, qu'ils finissent par croire eux-mêmes à leurs mensonges et vivent dans un monde de fantasme, au point de ne plus voir à quel point les autres voient qu'ils mentent. Et ils croient sans doute, ou ils se plaisent à croire que les autres ne voient pas qu'ils mentent, parce que souvent les autres ne disent rien. Par respect ? Le pire c'est que le bluff, le mensonge permet souvent de réussir socialement, dans le monde du travail, beaucoup plus que l'humilité et l'honnêteté !

Autre exemple : vous n'en connaissez pas des gens qui toujours se croient autorisés à commander les autres, leur donner des ordres, les utiliser et les manipuler ? Mais qui ont tellement l'habitude de le faire, trouvent cela tellement normal qu'ils ne voient plus le mépris qu'ils ont pour les autres, parce que bien souvent cela leur est « naturel » parce qu'ils ont hérité cela d'une éducation autoritaire, qu'ils reproduisent l'exemple de leurs parents, ou encore qu'ils ont grandi dans un milieu où c'est la tradition de commander les autres : aristocratie, haute bourgeoisie, chefs d'entreprise etc... De nouveau, ce genre comportement, s'il méprise les autres sans le savoir, amène à la « réussite » sociale, là où la timidité, l'humilité, la lucidité, la sagesse amène à un autre genre de vie, que ceux qui  ne voient que l' « importance » sociale, les signes extérieurs (parfois même sans le savoir, incapables qu'ils sont de voir les choses dans leur profondeur) considèrent comme « inférieure ».

Souvent je me pose la question, est-il utile de faire des reproches à des gens comme cela, d'être agressifs à leur égard quand ils ne comprennent rien à ce qu'on leur veut et qu'alors ils se croient victimes, et que les reproches qu'on leur adresse n'ont comme effet bien souvent de les renforcer dans leurs mauvais penchants, leurs faisant croire qu'ils ont raison d'être comme ils sont, se pensant victimes, injustement harcelés ? Jusqu'à croire que les autres sont toujours responsables de leurs échecs, de leurs problèmes personnels, de leurs faiblesses ? Qui n'en a pas ?

Ne vaut-il pas mieux alors leur pardonner, parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font ?

Mais qui aime qu'on le commande ? Qui aime qu'on lui mente toujours en pensant qu'on ne le voit pas ? Pourquoi y a-t-il toujours des gens qui font aux autres ce qu'ils n'aiment pas qu'on leur fasse ? S'ils ne s'en rendent pas compte, on peut encore pardonner, mais s'ils le font en pleine conscience, ils sont sadiques, pervers et alors ils le font encore mieux si je puis dire... Mais la frontière entre les deux est-elle si évidente ?

03/03/2008

Art dégénéré

Sincèrement, quand j'entend quelqu'un mépriser le travail d'un artiste avec ce genre de réflexions : "Hi, un enfant de cinq ans ferait mieux que ça !" ou encore "c'est d'un goût !" D'abord je plains l'auteur de la réflexion, quelle misère. S'il ne voit rien, s'il ne sent rien, est-ce une raison de mépriser ce qu'il a en face de lui ? Et ensuite cela me fait penser à la fameuse exposition d'art dégénéré organisée par les nazis... Et aux nombreux artistes qui ont été percécutés et internés à l'époque, par exemple Max Ernst, qui en a réchappé, que j'aime beaucoup (malheureusement je n'ose plus mettre une reproduction, autrement je vais encore avoir un "avertisement" à cause des droits d'auteur). Quel a été leur tord à ces artistes à l'époque ? De dévoiler la part d'ombre et de fantasme que chacun  possède en soi mais que certains préfèrent ne pas voir, parce que cela ne correspond pas à l'image qu'ils aimeraient qu'on ait d'eux-mêmes, ou à l'image qu'ils pensent qu'il faille donner de soi pour être accepté par les autres  ? Etait-il donc subversif d'être soi-même ?

Quoi qu'il en soit, de grâce, si vous ne comprennez pas le travail d'un artiste, si vous ne le sentez pas, il n'y a rien qui vous y oblige, ayez au moins l'humilité de le reconnaître et de respecter son travail avant de porter des jugements à l'emporte-pièce ! Si on n'aime pas, c'est une autre histoire, mais est-ce si compliqué d'avoir un peu de respect ? Il y a des choses qui font mal. S'il existe des mystificateurs, intéressés avant tout par l'argent, il n'est pas moins vrai que la majorité des artistes sont profondément sincères et honnêtes, que leur travail est souvent une quète de sens, lié souvent je crois à des questions existentielles que tout le monde se pose...

En tout cas ce qui est clair c'est qu'on a oublié depuis longtemps l'art fasciste, si si ça a éxisté !

 

 

degenere
Exposition d'"art dégénéré" avec Goering, Hitler et Goebbels


 

21/02/2008

Respect

N'est-il pas odieu celui qui ne respecte pas les autres sous prétexte qu'il est incapable de se respecter lui-même, parce que pour lui le bien-être n'a aucun sens ? Doit-il alors s'attendre à ce que les autres le respectent ?

19:18 Écrit par Francis dans EN BREF | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : respect, bien-etre, haine, mepris, sadisme |

16/02/2008

Rencontre

 
Rousseau
Henry Rousseau, un soir de carnaval
 
 
 
 
 
 
Ne vous est-il jamais arrivés de faire de belles rencontres, de vous retrouver face à un(e) autre et vous dire que vous vous comprennez naturellement, de sentir chez cette personne de l'amour et du respect sans même qu'il ne soit nécessaire de  le dire ? C'est tellement rare, cela fait tellement de bien ce genre de rencontre, cela rend la vie si belle, tant les relations humaines peuvent être par ailleurs tendues et compliquées. Quel bonheur de pouvoir se laisser aller à être soi face à cet autre qu'on sent si proche. Il y a des choses que l'on sent comme cela, au-delà des apparences et des paroles. N'est-il pas reposant de penser à quelqu'un qui vous accepte tel que vous êtes, avec qui vous avez le sentiment d'être compris ?
Même les silences en sa présence prendraient sens, sans gène ni lourdeur.
Que vaudrait la vie sans pareil mystère ?
 
 
 
 
 
"Dans la vie, il est des rencontres stimulantes qui nous incitent à donner le meilleur de nous-même, il est aussi des rencontres qui nous minent et qui peuvent finir par nous briser " Marie-France Hirigoyen
 
"On ne peut pas dire pourquoi. La raison de l'amour, c'est l'amour. La raison de l'amour c'est qu'on aime." Vladimir Jankélévitch 

22:58 Écrit par Francis dans LES AUTRES | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : amour, rencontre, respect, mystere, bonheur |

25/12/2007

L'amour de charité ?


charité
 
 
 
 
Tout d'abord une précision : ce qu'on appelle "la charité" était bien loin à l'origine de ce qu'on en a fait. C'était l'amour pour tout les hommes, même et en particulier pour ses ennemis, pour ceux qui nous ont fait du mal. Une belle idée propre à briser ce cercle vicieux de violences qui, d'injustices en revanches, pourri le monde depuis longtemps. Il y en a qui préfèrent alors dire agapé, qui avait ce sens-là en grec ancien, ce qui a l'avantage de ne pas prêter à confusion, même si ça fait pédant...
Un sens tout différent de cette sorte d'aumône condescendante, qui rabaisse qu'en a fait l'église, l'aristocratie et puis la bourgeoisie, et qui est plutôt un amour pour soi...
 
Il me semble qu'il existe une façon d'aimer qui ne rend pas service. Si l'on aime quelqu'un parce qu'on sait qu'il a souffert, par compassion, parce qu'on prend part à sa douleur, veut-on vraiment que cette souffrance cesse, que la personne aimée se montre autrement que comme une pauvre victime ? N'est-ce pas plutôt les belles qualités de coeur, les beaux sentiments que l'on se plaît à voir que les autres voient en soi que l'on aime, plutôt que l'autre qu'on se plaît à considérer comme une victime ? La plupart de nos actions ne sont-elles pas avant tout par interèt, par amour-propre ?
 
"Je t'aime parce que je sais que tu as souffert, je sais que tu as besoin de mon amour et si tu cesses de souffrir comment pourrais-je encore t'aimer ?" Parfois je me demande si ce n'est pas ce genre de mécanisme qui mène au sado-masochisme, si ce n'est pas la perversion de cette idée positive de départ d'amour de charité, perversion qu'en ont fait les hommes, les religions, qui méne à cela. Se taper dessus parce qu'on s'aime, en retirer du plaisir ? Parfois je ne comprends pas tout le mystère et la littérature qu'on fait autour du sado-masochisme, et surtout cette espèce de supériorité  condescendante de la part de ceux qui pratiquent à l'égard des autres, petits sourires du coin des lèvres à l'appui ! Pour se complaire à croire qu'on cache mieux sa misère et son désespoir avec ses rituels de domination et autre? Cela va-t-il dans le sens de plus de bonheur ? S'utiliser l'un l'autre pour son plaisir propre, pour un plaisir éphémère, l'oubli d'un instant vaut-il mieux que la simplicité, l'amour vrai, le respect ?
La simplicité, qui n'est pas la bétise, ni la naïveté, est une qualité rare... Reste à savoir ce qu'est réellement "l'amour vrai" ! Pas si simple...
 
 

21/11/2007

tolérance

Celui qui me tolère, il le fait sans doute par amour-propre, pour la belle tolérance qu'il se plaît à penser qu'on voit en lui.

Mais celui qui me respecte, c'est parce qu'il m'aime, non?

Faute d'amour, prenons déjà la tolérance, c'est toujours ça. 

18:59 Écrit par Francis dans EN BREF | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : amour, tolerance, respect, amour-propre |

Manque de lucidité

Se payer la tête de quelqu'un, d'une telle façon qu'on puisse se complaire à croire qu'il ne le voit pas, parce qu'il ne dit rien. En retirer un plaisir et un vague et ridicule sentiment de supériorité.

Mais ce quelqu'un, s'il ne dit rien, c'est peut-être parce que lui, il vous respecte. 

18:53 Écrit par Francis dans EN BREF | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : respect, manque de lucidite, lucidite |

05/11/2007

Raymond Devos, l'extraterrestre et les Chinois

 Quand j'étais petit j'adorais Raymond Devos, il me faisait beaucoup rire, surtout le sketch des fous qui courrent sans savoir pourquoi. J'ai le même sentiment quand je prend le métro : tout le monde court, comme s'ils cherchaient à échapper à quelque chose. C'est étrange. On dirait qu'ils courrent parce que les autres courrent, mais les autres non plus ne savent pas pourquoi ils courrent.

 

martien 

 

Imaginez maintenant un Martien qui  a vu chez lui le même sketch, et qui veut vérifier cela sur place. Il débarque dans une usine en Chine, et effectivement, tout le monde court très vite, il se dit : "vraiment, ils sont fous, ils courrent parce que les autres courrent, et ils ne savent pas pourquoi!" Et il rit de bon coeur! Mais, connaissant peu les humains, il ne voit pas l'énervement rentré qu'il provoque.

Il décide de tenter la même chose  dans une usine en France. Ils courrent aussi, quoiqu'un peu moins vite, et, de nouveau, il éclate de rire! Les ouvriers commencent à l'encercler. Et là, la larme à l'oeil, n'en pouvant plus, notre extraterrestre lache : "Allez, Arbeid! Snell! (parce qu'il a vu aussi  "Mais où est passé la 7éme compagnie", film intellectuel français sur la 2éme guerre mondiale). Et ils se jettent tous sur lui!

Moralité : Notre petit homme vert se dit : tout compte fait les Chinois sont des gens bien mieux élevés, qui au moins savent se tenir!


 Cela n'amusera peut-être que moi. A mon boulot, je cours tout le temps, cela amuse certains, qui ne comprennent pas la situation et moi ça m'énerve prodigieusement. Par contre dans la rue ou le métro, je me détends, j'aime observer ce qui se passe autour de moi. J'en ai assez de courrir. Pour qu'on se foute de ma gueule?

Plus jeune, un autre me faisait beaucoup rire : Jacques Tati et son facteur ( Jour de fête ). "Rapidité, efficacité, comme les Américains! Y vont voir ces Américains!"  Je l'ai vu à 12 ans, j'étais fasciné. Je n'avais jamais rien vu de pareil.

21:04 Écrit par Francis dans FABLES | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : respect, raymond devos, martien, extraterrestre, lucidite |