20/09/2009

Une île déserte

"Un peu de philosophie éloigne de la religion, beaucoup de philosophie y ramène" G. W. Liebniz

 

Fatigant ! J'ai le sentiment qu'Il y a des gens que je croise qui lisent ce que j'écris ici et à qui apparemment j'apparais comme une personne peu fréquentable, qui leur aurait fait du mal, qu'il serait juste de rejeter.  Ah oui ? En tout cas à moi ça me fait du mal, car je me demande ce que j'ai écrit ici de si terrible. A qui ai-je fait du mal ? En tout cas cela fausse ou influence les bonnes relations que je pourrais avoir avec les gens, déjà que je ne suis pas très sociable et que j'ai un emploi solitaire, c'est pénible et je ne pense pas mériter cela. Enfin, heureusement c'est relativement marginal et épisodique, mais quand même, cela fait toujours du mal de se sentir rejeté quand on a le sentiment de n'avoir rien fait.


Alors je voudrais m'excuser ici, si j'ai heurté la croyance de certains en me posant des questions bêtes et simples à propos des religions, sans aucune idée d'amalgames ni de provocation gratuite.


Regardez cet homme, que tout le monde connait ou presque :

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Il n'était peut-être pas parfait, il a peut-être fait des erreurs, mais au moins a-t-il tenté le dialogue et le rapprochement des gens, et il a été tué par un fou, un fondamentaliste religieux, peu importe de quel bord il était. Tout comme Luther King a été tué, lui aussi par un fou extrémiste. Ces deux hommes avaient en commun que leur foi s'accompagnait d'une réflexion profonde, ce qui semble indispensable, autrement la religion me fait peur. N'est-ce pas légitime d'avoir peur au regard des violences qui existent depuis la nuit des temps ? Je ne vise pas de religion en particulier, désolé. Ni plus les sectes que les "grandes religions", d'ailleurs.

Vous savez quoi ? J'ai un peu le sentiment d'être comme celui qui critiquerait les chrétiens au nom du Jésus dont ils se réclament, et que l'on verrait comme le diable. C'est à peu près ça. Non pas que je me prenne pour Jésus (lol) ni que je me croie toujours plus vertueux que tout le monde... C'est un peu comme les œcuméniques, qui prêchent pour le rapprochement des religions, dans un but de paix, de dialogue... et que certains voient comme une sorte de sacrilège monstrueux, qui apparemment préfèrent le sectarisme et la violence, préfèrent se croire seuls détenteurs de la vérité et plus vertueux que tout le monde.

Je ne prend pas l'exemple de la religion par hasard, car je crois que des choses sur ce blog ont choqués certains. Ne trouvez-vous pas terrible qu'il y ai tant de susceptibilité autour des pratiques religieuses ? Que l'on ne puisse rien dire ? Que vaut par exemple une religion qui se présenterait comme un modèle de vie harmonieuse entre les gens, comme une sorte d'idéal angélique qui règlerait la vie sociale, qui parlerait d'amour, de solidarité etc... et qui menacerait de mort dés qu'on a le malheur de dire un mot de travers ? Est-ce un modèle de vie que de s'entretuer ? On pourrait dire exactement la même chose du communisme qui "au nom du bien" a tué des millions de gens... Où est la religion là-dedans ? Le problème n'est-il pas plutôt le ressentiment, l'oppression, et les manœuvres politiques qui utilisent ces sentiments, légitimes au départ, mais de façon malsaine, au lieu de tendre vers la paix, la réconciliation, le rapprochement des peuples ? Pourquoi serait-ce un sacrilège de tenter de sortir de cette spirale de violence, et de ressentiment, sans fin ?

N'est-on pas en droit de se demander : que vaut une religion si elle ne s'accompagne pas d'une pensée critique, si elle n'est que des dogmes à suivre aveuglément sans jamais penser ? N'est-ce pas dangereux ? n'est-ce pas parfois le meilleur moyen de s'éloigner de l'essence même de cette religion, de la sagesse qu'éventuellement elle contient ? Un simple exemple : qui sont plus proches, à votre avis du Jésus des chrétiens : Martin Luther King, Sœur Emmanuelle ou alors ceux qui ont fait l'inquisition, ou encore certains Wasp au Etats-unis voire Georges Bush ?

Par ailleurs, pourquoi, si on appartient, par sa naissance, à une religion qui est attachée plus particulièrement à une population qui a été opprimée, qui a souffert devrait-on obligatoirement y rester sous peine d'être vu comme un traitre, comme un sacrilège ? N'est-ce pas malsain ? Cela va-t-il dans le sens de la paix, du pardon, de la réconciliation ? Je pense en particulier aux juifs, aux chrétiens ou aux musulmans, dont j'ai le sentiment que par beaucoup d'aspects, ils se ressemblent plus qu'ils ne diffèrent, mais qui s'opposent voire se sont parfois entretués copieusement depuis la nuit des temps. Au nom du bien ? De quel bien ? Ai-je le droit de me poser ce genre de question sans être taxé de blasphème ou de sacrilège ?

Excusez-moi, si besoin est, pour mes questions naïves.

Parfois, il est difficile de vivre en société. Pourquoi tant de gens ont-ils ce besoin de se rattacher, s'enfermer dans une identité ? Pourquoi sont-ils si peu libres ? Et pourquoi, nécessairement, penser son identité meilleure, jusqu'à être intolérant, rejeter les autres ? Ce qui est terrible, c'est que quand on appartient à un groupe, une minorité qui a souffert, on a tendance parfois à s'enfermer d'autant plus dans son identité, à se penser nécessairement meilleur que celui qui nous a opprimé parce qu'on est différent. Cette souffrance peut devenir une sorte de religion, comme sacrée. On peut même tellement se penser toujours victime, comme une religion, qu'on n'est même plus capable de voir le mal qu'on fait aux autres, et ça recommence, de nouveau, comme une spirale sans fin.

Par ailleurs l'on utilise aussi très souvent les religions à des fins politiques, pour manipuler les gens, ce qui est un mépris autant pour les gens que pour la religion et me fait penser qu'un état laïque est la condition nécessaire à une pratique religieuse libre et authentique, sans pression sociale.

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les religions ont été la cause de tant de guerres, d'horreurs ? C'est terrible ! Le pire c'est que j'ai le sentiment qu'on en est pas sorti. Je pense qu'on a besoin d'état laïques où chacun puisse vivre sa religion en respectant l'autre. Mais je pense aussi que l'on a le droit de s'interroger sur les excès, qu'un dialogue est nécessaire. Je pense, pour illustrer, qu'on donne un mauvais exemple en Europe en voulant interdire le voile islamique. Pour qui se prend-on ? Quel message cela donne-t-il ? Que l'Europe, qui a dominé, colonisé tant de parties du monde, qui a été le théâtre de révolutions violentes et des deux guerres mondiales, les pires horreurs que le monde ait connu, que l'Europe, donc, serait seulement le berceau des lumières et serait autorisée à faire la morale au reste du monde, serait un bel exemple ? Un peu d'humilité ! Ne mélangeons pas, nous non plus, politique et religion. Et que penser de ces politiques que l'on voit à la messe avec les membres de la famille royale au moment de la fête nationale ? Que signifie cette comédie anachronique ?

Mais pourquoi je parle de ça, moi ?

Ah oui, je me disais que j'en avais assez des gens sectaires, intolérants, qui toujours se rattachent à leur identité comme une sorte d'enfermement, au mépris de leur liberté et de celle des autres. C'est ce qui me fait dire que parfois j'aimerais bien vivre sur une ile déserte tellement ça me fatigue. Comme Gaugin, autre sauvage. Untel se crois supérieur parce qu'il est de telle religion, l'autre parce qu'il est d'une autre, et encore un troisième parce qu'il est athée ou "disciple" de tel ou tel philosophe... et tout ça va finir par se disputer, se détester, voire finir par s'entretuer ou vouloir dominer l'autre "au nom du bien" Il n'y a pas quelque chose qui cloche, là ?


Par exemple, regardez cet homme, plus bas, le chanteur, Lemmy Kilmister ! Certains esprits obtus pourraient se dire, qu'est-ce que c'est que ce type ? Il est violent, et puis il arbore parfois des symboles aux goûts douteux, c'est un facho ou quoi ?

Bien. Tout d'abord, non, il n'est pas violent, ce qu'il fait c'est de la musique, et dans la vie quotidienne il est plutôt calme et gentil. Beaucoup devraient avoir la sagesse de s'exprimer ainsi plutôt que de s'entretuer.

Ensuite, savez-vous que si on l'interroge pour savoir s'il se sent plutôt gaélique ou écossais par ses origines, il répond : "je me sens citoyen du monde" C'est un homme libre, qui s'est créé son personnage et sa culture à lui, et qui ne fait de mal à personne. Il possède en plus une très bonne connaissance de l'histoire, ce qui peut étonner. N'est-ce pas un personnage intéressant ? Peut-être que s'il joue avec une certaine idée que l'on se fait du "mal", comme souvent dans le hard rock et compagnie, est-ce justement, pour poser les bonnes questions, de ce qui est moral ou pas, comme une façon de renvoyer aux gens, tel un miroir, l'image de leur propre bêtise. N'est-ce pas souvent le rôle de l'art, par ailleurs ?

 

Voilà, maintenant, des gens qui me connaissent vont lire ceci. Peut-être va-t-on encore me demander : ça va ? Comme si j'étais fou... Non, je ne suis pas fou, j'aime la liberté, j'aimerais la vivre plus encore, mais le monde étant comme il est, ce n'est pas facile, et puis on ne peut pas tous aller vivre sur une ile déserte, alors tâchons de nous entendre et de nous respecter, apprenons à dialoguer, à faire preuve de sagesse, ne prenons pas des vessies pour des lanternes.

 

Quoiqu'il en soit, il y a une chose que je trouverai toujours insupportable : que l'on puisse paraître pour quelqu'un de mauvais aux yeux d'un autre parce qu'on n'aurait pas la même pratique, religieuse ou autre, ou qu'on aurait pas les mêmes origines alors qu'on sait intimement qu'on a rien fait de mal. Pourquoi toujours réduire les autres à une "identité" au mépris de leur liberté, comme si on aimerait qu'il corresponde à l'idée que l'on se fait d'eux...Personnellement, je ne me sens d'aucune culture ou identité particulière, ni d'aucune croyance. Je ne méprise pas les religions, mais j'en ai parfois assez des susceptibilités, et je n'accepterai jamais que l'on puisse me considérer comme quelqu'un de mauvais parce que je ne serais pas attaché à telle tradition, telle pratique ou tel rituel ? Est-ce vraiment cela qui est le plus important, le rituel ? J'avais la foi jusqu'à mes 10 ans environ, mais on m'a poussé, d'une certaine façon, à m'en éloigner. Rentrer dans les détails prendrait deux pages encore, j'ai assez écrit comme ça. Ce n'est pas pour cela que je ne crois à rien, ni même que je n'ai pas ce qu'on appelle une vie spirituelle.

Mais pourquoi, aussi, n'aurait-on pas le droit de se poser des questions philosophique (à mon modeste niveau...) et remettre des choses en question, quand on est choqué, qu'on aime pas les injustices ou qu'on pense que les autres se trompent ?

Vous n'êtes jamais désolés, vous, que tant de gens fasse preuve d'hypocrisie, soient si superficiels, qu'il y ait tant de paresse ou de malhonneteté intellectuelle ?

Croyez-vous que l'on puisse être heureux à se mentir toujours comme cela, ou s'enfermer dans une sorte d'angélisme bien pensant ? Ne vous êtes-vous jamais dit que, vraiment, le monde qui vous entoure est complexe ?



26/12/2008

Votre avis m'intéresse !

N.B. N'hésitez pas, cela m'intéresse réellement.

Vous pouvez bien entendu apporter d'autres réponses en commentaire si aucune de celles que j'ai faites ne vous satisfait.

18:58 Écrit par Francis dans SONDAGE | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : religion, culture, sondage, philosophie, morale |

05/08/2008

Soljenitsyne

 

"Partons du principe que l'artiste ne doit rien à personne. Néanmoins, il est pénible de voir comment, en se retirant dans sa tour d'ivoire ou dans le monde de ses fantasmes, il risque d'abandonner le monde réel aux mains de mercenaires."

"Notre monde est toujours déchiré par les passions de l'âge des cavernes : la cupidité, l'envie, l'emportement, la haine, qui, au cours des ans, ont acquis de nouveaux noms respectables, comme la lutte des classes, l'action des masses, le conflit racial, le combat syndical."

Le Cri. Le discours du prix Nobel - Article publié dans la revue L'EXPRESS, Paris, n° 1104, 4-11 septembre 1972, pages 66-73.(discours écrit mais non prononcé)
[ Alexandre Soljenitsyne ] 
 

 

N'est-ce pas interpellant, ce qu'il dit dans cette vidéo ? Encore faut-il comprendre le mot "morale" dont je sais qu'il a un sens péjoratif dans l'esprit de beaucoup ! Alors que c'est une liberté individuelle, en dehors de toute sanction, de peur du gendarme ou de peur de choquer !!! Voici que je m'intéresse comme sans doute beaucoup à cet homme qui vient de mourrir. J'aurais préféré le faire avant. Et je dois dire qu'à part des extraits et des citations je n'ai rien lu de lui ! Je constate seulement qu'il était controversé et traité par certains de réactionnaire, nationaliste, ultra orthodoxe, ou même antisémite. Personnellement je n'en sais rien, je ne pense sincèrement pas être quoi que ce soit de tout cela et je dois bien avouer que cela me gêne, parce que par ailleurs tout ce que j'ai entendu et lu de lui m'a passionné, et qu'il me donne le sentiment d'un homme nuancé, honnête, tentant toujours de comprendre le monde dans sa complexité, et amoureux de la liberté. Mais je le répète, je n'ai pas lu grand chose de lui. Concernant l'orthodoxie qu'on lui "repprochait", n'étant pas croyant, j'ai souvent été confondu par la profondeur et la sagesse, sans hypocritie ni mensonges de certains orthodoxes, me faisant penser que certaines religions, pensées ou philosophies anciennes contiennent une expérience et une connaissance de l'homme qui a beaucoup de valeur et de profondeur, et que souvent l'on interpète grossièrement, réduit ou déforme jusqu'à leur enlever tout leur sens et même se battre pour cela ! Si vous saviez comme j'aurais aimé faire des études d'histoire, d'histoire des religions, ou encore de philosophie pour mieux tenter de comprendre tout cela. Je dois préciser que ce sentiment de profondeur, de grande expérience et de connaissance de l'esprit humain je l'ai également rencontré chez des catholiques, des juifs, des musulmans, des boudhistes ou des philosophes athées et que souvent ils m'ont donnés le sentiment de se rejoindre tout autant que d'être minoritaires. Et toujours j'essaie de comprendre pourquoi l'on fait de cela des choses superficielles jusqu'à leur enlever leur substance et également pourquoi on se bat pour cela. Déjà à partir du moment où l'on n'accepte pas que l'on rie d'une religion, qu'un religieux n'a pas d'humour ou est trop illuminé j'aurais tendance à me méfier !!! A creuser...Il y a tellement de choses que j'aimerais mieux approcher...

21/01/2008

Ouille

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Fête de l'Achoura, musulmans chiites en Irak 
 
 
 

Il y une chose, et je suis peut-être bète, que je ne n'ai jamais compris : quel sens cela a de se taper dessus, se couper, se faire souffrir rituellement ? Réellement cela m'a toujours échappé... Même les ascètes, parfois j'ai du mal à comprendre. Qu'on soit malade, ok. Il y en a beaucoup, des malades. Mais qu'on prenne ça pour une sorte de qualité,  qu'on propose aux autres à se taper dessus également : "viens avec nous, tu verras, ça fait du bien, on s'éclate"
Si quelqu'un peut m'aider à mieux comprendre, cela m'intéresse sincèrement. Surtout que certains on l'air de donner une valeur morale à la souffrance qu'ils se donnent : "regarde : moi je me fait du mal. Pourquoi donc n'en fais-tu pas autant ?" Ca va pas, non ? Ou encore : "tu souffres ! Je t'aime parce que tu as souffert, et je compatis à ta douleur" Et continuer de souffrir pour que tu puisse encore m'aimer ? Pfff...


Que l'on s'endurcisse, que l'on s'acoutume au froid ou à la douleur, que cela puisse rendre plus fort, en toute sérénité, cela je peux le concevoir, comme une discipline de vie.
 
Mais se taper dessus, se couper... je me sens tellement étranger à cela... 

Pourquoi ne pas prendre soin de son corps quand on la chance d'être en bonne santé ?

 

 

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"Mon taille-haie. Je sais plus où je l'ai mis !
Y'a personne qu'a vu mon taille-haie ?
Vous savez, un taille-haie..."


 

22:47 Écrit par Francis dans ACTUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : souffrance, religion, rituels, ascetisme, achoura, sado maso |

25/12/2007

L'amour de charité ?


charité
 
 
 
 
Tout d'abord une précision : ce qu'on appelle "la charité" était bien loin à l'origine de ce qu'on en a fait. C'était l'amour pour tout les hommes, même et en particulier pour ses ennemis, pour ceux qui nous ont fait du mal. Une belle idée propre à briser ce cercle vicieux de violences qui, d'injustices en revanches, pourri le monde depuis longtemps. Il y en a qui préfèrent alors dire agapé, qui avait ce sens-là en grec ancien, ce qui a l'avantage de ne pas prêter à confusion, même si ça fait pédant...
Un sens tout différent de cette sorte d'aumône condescendante, qui rabaisse qu'en a fait l'église, l'aristocratie et puis la bourgeoisie, et qui est plutôt un amour pour soi...
 
Il me semble qu'il existe une façon d'aimer qui ne rend pas service. Si l'on aime quelqu'un parce qu'on sait qu'il a souffert, par compassion, parce qu'on prend part à sa douleur, veut-on vraiment que cette souffrance cesse, que la personne aimée se montre autrement que comme une pauvre victime ? N'est-ce pas plutôt les belles qualités de coeur, les beaux sentiments que l'on se plaît à voir que les autres voient en soi que l'on aime, plutôt que l'autre qu'on se plaît à considérer comme une victime ? La plupart de nos actions ne sont-elles pas avant tout par interèt, par amour-propre ?
 
"Je t'aime parce que je sais que tu as souffert, je sais que tu as besoin de mon amour et si tu cesses de souffrir comment pourrais-je encore t'aimer ?" Parfois je me demande si ce n'est pas ce genre de mécanisme qui mène au sado-masochisme, si ce n'est pas la perversion de cette idée positive de départ d'amour de charité, perversion qu'en ont fait les hommes, les religions, qui méne à cela. Se taper dessus parce qu'on s'aime, en retirer du plaisir ? Parfois je ne comprends pas tout le mystère et la littérature qu'on fait autour du sado-masochisme, et surtout cette espèce de supériorité  condescendante de la part de ceux qui pratiquent à l'égard des autres, petits sourires du coin des lèvres à l'appui ! Pour se complaire à croire qu'on cache mieux sa misère et son désespoir avec ses rituels de domination et autre? Cela va-t-il dans le sens de plus de bonheur ? S'utiliser l'un l'autre pour son plaisir propre, pour un plaisir éphémère, l'oubli d'un instant vaut-il mieux que la simplicité, l'amour vrai, le respect ?
La simplicité, qui n'est pas la bétise, ni la naïveté, est une qualité rare... Reste à savoir ce qu'est réellement "l'amour vrai" ! Pas si simple...
 
 

19/12/2007

Religion

L'autre jour j'attendais le tram et il y avait à coté un homme en habits religieux, raide comme un piquet, à la tenue et la barbe extrèmement soignées et strictes.

Il avait un regard... il me faisait peur, l'air de dire, regardez comme je suis vertueux et comme je vous juge du haut de ma vertu, et comme je vous vois, vous qui vous vous comportez mal, mécréants, c'est à peine si vous avez le droit d'exister !

Quel image cet homme donnait de sa religion, une image qui ne donne pas envie ni de croire ni de s'intéresser à ce qu'il pourrait dire. Il me faisait penser à un ancien directeur de l'école primaire où j'étais, un terrible réactionnaire, toujours très propre sur lui et à la barbe extrèmement soignée, et à la virilité tellement appuyée que cela en devenait ambigu, douteux... Il avait réinstauré la séparation des filles et des garçons dans la cour de récréation (non, ce n'était pas une école catholique). Il y a des hommes comme cela, à la virilité tellement appuyée de façon caricaturale, qu'on se met à penser qu'ils sont ambigus, qu'ils sont génés par la part de féminité qu'ils ont en eux, et même qu'ils ont peur des femmes et encore plus des homosexuels, tellement mal à l'aise que cela peut les rendre agressifs.

Je ne suis pas croyant, mais j'aime la spiritualité, la vie intérieure, et je m'interresse beaucoup aux gens qui vivent leur religion vraiment, cela se voit sur leur visage, dans leur yeux, et j'évite les sectaires, les dogmatiques, les haineux, les "faites ce que je dis, surtout pas ce que fait".

Que vaut par exemple  la sagesse d'un philosophe ou d'un religieux dépressif et qui s'est suicidé ?

Quelques exemples de religieux au visage rayonnant, dont on se dit, s'ils sont comme ils sont, alors leurs idées, leur sagesse doit valoir quelque chose...

J'ai mis les plus grandes religions, et par ordre alphabétique pour ménager les susceptibilités des susceptibles...

 

 

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Thich Nath Hanh (bouddhistes) 

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Soeur Emmanuelle (chrétiens) 

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  Gandhi (hindouistes et jains)

Rav Chalom Messas.1`

Shalom Messas (juifs) 

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Sidi Hanza (musulmans) 

 

30/10/2007

Théologie ou médecine?

 

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Je viens d'entendre une conversation improvisée, dans le tram, en rentrant du travail. Ils en sont venus à parler du pape, et du préservatif. La vieille dame, qui se disait professeur de théologie, disait à des jeunes filles qu'elle était d'accord avec le pape, que c'était mieux sans (préservatif). Si c'est comme ça, les études de médecine ne sont-elles pas plus utiles que celles de théologie, parce qu'on y apprend comment s'étend l'épidémie du sida et des autres maladies sexuellement transmissibles?

Et est-il bon qu'une religion soit la cause de tant de frustrations et perversités sexuelles? Derrière les dogmes aveugles, n'y a-t-il pas du ressentiment, lié au manque, à la frustration sexuelle? J'aimerais qu'on m'explique l'interêt qu'il y a à rendre les gens du clergé malheureux de la sorte? Le ressentiment, la frustration, la souffrance crée-t-elle de meilleurs guides spirituels? Ces sentiments ne provoquent-ils pas  un grand désordre intérieur? Quel en est l'intérêt? Faut-il faire des études de théologie pour le savoir?