22/03/2009

Quoi ?

Il aurait fallu que je me laisse faire ? A me laisser rabaisser et mépriser par cet individu ? Parce qu'il considèrerait que lui aurait toujours de plus justes raisons de le faire ? Et même, qu'il y aurait des vérités supérieures qui le placerait au-dessus des lois ? Il n'est pas le seul à avoir souffert. Paranoïa ? Ce serait évidemment très confortable d'expliquer tout cela comme cela !

Avez-vous remarqué le petit sourire de ceux qui sont persuadés de savoir des vérités supérieures ou cachées, le petit sourire des gens d'extrême-droite ou des intégristes religieux ? Vous savez, de ceux qui croient qu'il y aurait des complots contre eux... Ca fait froid dans le dos. Que serait le monde si tout le monde était comme ça ?

Il y a des jours je me dis que tout le monde est victime de la société (en plus de ses névroses personnelles), peu importe  d'où on vient, et que l'erreur est de considérer la société comme extérieure à soi, de la juger de loin et de se croire meilleur, alors qu'on en fait tous partie et que tous nous avons une part de responsabilité...

Et que faut-il faire avec les manipulateurs qui n'ont pas conscience de ce qu'ils font ? Avec les mythomanes qui ne s'en rendent pas compte ? Partir ?


Et quand on vous tient un discours moral, n'est-il pas naturel de rétorquer sur le même registre, éventuellement avec plus de profondeur ? Autrement c'est de la démagogie, non ?

 

Désolé, pour ceux qui passent par ici, si ce que j'écris n'est pas très clair, ça ira mieux demain...

06/12/2008

Mégalomaniaques

jnan6l

Il y a un genre de bêtise, ou de folie, je ne sais pas au juste, qui pousse certains à toujours se croire supérieurs. Fatigant ! Une conversation normale est impossible ! Il faudrait toujours se mettre à ce qu'ils ont l'air de considérer comme "leur niveau" ! Et toujours ils sont concescendants, à vous rabaisser, vous expliquer, sans même le savoir, avec leur vision délirante d'eux-même et des autres.

Et quand on considère la misère que cela cache bien souvent, on se dit : mais quelle bêtise alors de se croire de la sorte toujours au-dessus des autres ! N'avons-nous pas chacun notre  misère ? En avoir honte n'empèche-t-il pas d'avancer ? Et cela ne pousse-t-il pas à mépriser les autres, toujours à voir en eux ce qu'ils croient qu'on ne voit pas chez eux-même ?

Mais quel bonheur de dialoguer avec quelqu'un débarassé de ses complexes, qui n'a pas honte ni peur de lui et ni des autres, capable de parler à n'importe qui sans devoir rabaisser, flatter, ironiser, être snob, ou que sais-je encore.

Que c'est triste cette vision de la société en strates, en castes et en niveau...

Comme si tout était si simple...

01/05/2008

Où donc le bonheur se trouve-t-il ?

SoeurEmma
Soeur Emmanuelle
Richesse de la pauvreté
 
 
J'ai trouvé récemment un peu par hasard ce livre chez un bouquiniste, je l'ai acheté car il me faisait penser à quelqu'un, et puis je l'ai commencé, je ne suis qu'au début, mais c'est passionnant, d'une justesse, d'une intelligence...
A l'origine de ce texte, une question simple, que je crois beaucoup de gens se posent :

"Pour moi, c'est tout un drame. En Europe et dans les pays riches, on n'arrive pas à jouir de la vie, alors que chez les plus pauvres, on est épanoui, et chaque minute apporte la simple joie d'exister. Je me trouve devant un abîme, un trou, profond, dont je ne vois pas la fin. Tout homme sur terre court après le bonheur, mais où le bonheur se trouve-t-il ?"
 
Pourquoi ne pas profiter de l'expérience (de toute une vie) que possède cette femme qui tente de répondre à cette question ? Une femme dont la révolte profonde et lucide a amené à l'action que l'on connaît ?
 
Je l'ai dit, je ne suis qu'au début de ce livre, mais je voudrais en donner un second extrait, qui me parle beaucoup, tellement j'ai souvent eu le même genre de pensée. Il s'agit d'une réflexion de Soeur Emmanuelle suite à une rencontre, un échange, fait d'amour et de respect, ce dont certains manquent tellement, avec une prostituée, Aïché :

"Car enfin, ne sommes-nous pas tous de pauvres types ? Bien sûr, préservée par mon environnement, je n'ai jamais roulé dans les bas-fonds. Mais le tissu, la trame de mon être sont-ils substantiellement différents ? (...) Tous, quelque part, nous sommes oppressés par notre propre misère qui nous tire vers le bas -à chacun la sienne ! Si tu savais, Aïché, combien tu es ma soeur en humanité ! Ton souvenir m'habite et m'aide à rester vraie, à échapper à la superficialité d'une supériorité illusoire" 
 

Il y en a combien, qui se croient tellement supérieurs qu'ils ne voient plus comment les autres voient la misère en eux ? "A chacun la sienne" comme il est dit fort justement. Je crois que commencer à accepter et connaître la misère en soi aide à accepter celle des autres, au lieu d'exclure et de mépriser. Probablement moi-même n'y ai-je pas toujours échappé ! Croit-on échapper à sa propre misère en méprisant celle des autres ? Sans doute le fait-on par peur ? Il y en a tellement qui souffrent de mépris et d'exclusion, plus que de pauvreté matérielle ! Quelle misère que de croire que d'injustes différences économiques font les hommes si différents les uns des autres ! Quel aveuglement, quelle hiérarchie ridicule ! Ne somme-nous pas beaucoup plus proches les uns des autres qu'on ne le croit ? Pas en théorie, mais vraiment ? Les hommes ne sont-ils pas tous des frêres ? Qu'il est parfois difficile de vivre avec ceux qui ne comprennent pas cela !

 
 

27/04/2008

Hypocrisie (2)

Bien souvent je me suis plaint d'avoir affaire à des gens hypocrites, et même souffert car l'hypocrisie est un excellent moyen de duper, d'utiliser ou de mépriser quelqu'un. Cela peut même favoriser une réussite professionnelle par exemple. Mais qu'est-ce que l'hypocrisie exactement ? Il y a des mots qu'on utilise parfois de façon inappropriée. C'est en me penchant sur sa définition que je me suis rendu compte que l'hypocrisie véritable n'est pas si courante que cela. L'hypocrisie vraie, c'est vouloir se faire passer pour ce qu'on est pas, afin d'en tirer un avantage, c'est donc une duperie tout à fait volontaire, lucide et mensongère, c'est par exemple se faire passer pour quelqu'un de bon ou de vertueux, dans le but de duper, d'utiliser quelqu'un. Je me suis rendu compte que cela est rare, que bien souvent des gens croient de bonne foi être par exemple bons et vertueux sans l'être vraiment, et se plaisent de cette image qu'ils pensent que les autres ont d'eux. Ils se connaissent mal. Le résultat, la duperie, le mépris peuvent être pareils, de la même redoutable efficacité, la même manipulation, mais sans qu'ils s'en rendent compte ! Et dés lors, difficile de leur faire le moindre reproche vu qu'ils ne savent pas ce qu'ils font, car ils se prendraient alors pour des victimes. Que faut-il faire ? Souffrir en silence ? Se laisser faire ? Les éviter quand c'est possible ? Je crois que c'est exactement le cas (cette apparente hypocrisie) des gens ayant reçu une éducation catholique traditionnelle, comme celle des jésuites, qui ont hérité d'une certaine façon de penser, de voir les choses, et dont on dit si souvent qu'ils sont hypocrites mais qui en fait ne le sont pas vraiment, même si le résultat est le même... Il y en a qui sont tellement convaincus d'être des sortes de bienfaiteurs qu'ils ne voient plus à quel point ils peuvent être lâches, veules ou manipulateurs, ou plutôt ne l'ont jamais vu tellement on leur a appris à être comme cela. Un peu comme ces missionnaires qui ont colonisés certains pays d'Afrique, convaincu qu'ils étaient d'apporter le bien et  la civilisation, comme au Congo belge ? Est-il étonnant qu'il y ait encore maintenant parmi les classes dirigeantes traditionnelles des gens ayant reçu cette fameuse éducation catholique ? en tout cas dans mon pays la Belgique. J'avoue que c'est  pour moi un grand mystère que j'essaie de comprendre, ce lien entre un mode de pensée traditionnel et l'exercice du pouvoir,  ce lien entre l'église catholique et le pouvoir. Je constate comme beaucoup que la religion ou les idées morales peuvent être un redoutable moyen de manipulation des masses, comme par exemple avec l'Islam ou les évangélistes, que lié à un pouvoir politique, c'est d'une efficacité terrible, mais j'ai du mal à vraiment comprendre comment. Surtout dans le cas des catholiques j'aimerais comprendre, car j'ai été amené à les côtoyer, et il y a des choses qui m'ont choquées. Quelqu'un pourrait-il éclairer ma lanterne ?

Pourquoi souvent les chrétiens le sont-ils si peu ? Pourquoi la façon de penser de certains les amènent-ils à dominer, manipuler, et de cette façon « réussir » socialement, souvent de génération en génération ? Comment la religion peut-elle mener à cela ? A une attitude qui est tellement loin de Jésus dont ils se réclament ? Je m'y perds et j'aimerais sincèrement mieux comprendre... Peut-être mes pensées comme je les livre ici sont un peu confuses ? Est-ce bien clair ce que je dis ici ? J'aimerais mieux comprendre également ce lien très fort qui existe visiblement entre l'église, l'aristocratie, le pouvoir et cette façon de toujours se considérer comme une sorte d'élite naturelle, d'avoir de soi-disant qualités morales supérieures (et des besoins supérieurs ?), et même, le lien qui existe visiblement entre tout cela et les différentes « idéologies » fascistes ? J'aimerais sincèrement comprendre, et certainement des historiens, sociologues et autres ont beaucoup écrit là-dessus. J'en ai lu quelques-uns d'ailleurs. Cela demande du courage ce genre de lecture, j'aimerais approfondir cela...

 

A propos de l'hypocrisie j'ai trouvé quelques citations qui m'ont beaucoup plu, qui se rapprochent de ma façon de voir les choses, peut-être cela permettra à ceux que cela intéresse de continuer la réflexion :

 

« Les hypocrites ce sont les plus dangereux de tous les méchants, parce qu'ils ont l'air bon et que l'on ne se méfie pas d'eux » Pamphile Lemay

 

« Hypocrite. Celui qui, professant des vertus pour lesquelles il n'a aucun respect, en retire l'avantage d'avoir l'air de ce qu'il méprise » Ambroise Bierce

 

« Faut-il cesser d'être vertueux parce qu'il y a des hypocrites ? » Tristan Bernard

 

« Qui a l'âme élevée sans être fort, sera hypocrite ou abject » Henri Michaux

21/04/2008

Prétendre savoir

 

Il y a une chose que j'ai apprise : croire ou prétendre savoir quelque chose peut être le meilleur moyen de l'ignorer définitivement, bien plus que quand on l'ignore simplement. Quand le doute peut amener beaucoup plus loin.

Comme par exemple de ces gens qui croient comprendre la psychologie humaine, ramènent tout à des schémas simples, croient comprendre au lieu de voir ce qui est, refusent la complexité des choses. Concernant l'âme humaine, il peut être odieux de prétendre comprendre, toujours cataloguer. Cela peut être le meilleur moyen de ne jamais comprendre, et de refuser la complexité du monde et des gens, cette attitude peut être une forme de rejet terriblement condescendante et qui peut faire souffrir.

Je pense que l'erreur de beaucoup est de ne pas aimer et respecter avant de prétendre savoir. Il y en a qui ne parviennent à respecter que ce qu'ils arrivent à comprendre. Et qui donc rejettent et ne respectent pas tout ce qu'ils n'arrivent pas à comprendre ? Ou se plaisent à croire qu'on pense d'eux qu'ils comprennent, là où ils devraient peut-être commencer à douter ? 

Concernant l'esprit humain, le plus sage si l'on cherche à mieux le connaître n'est-il pas de se baser sur ce que l'on observe vraiment par soi-même au lieu de croire reconnaître chez les autres des choses que l'on a entendu ailleurs ou lu dans des livres ? Ou encore toujours croire reconnaître chez un autre des choses que l'on a en soi, "faire des projections" comme disent les psychanalystes ?

N'est-il pas plus sage d'aimer, d'observer, de comprendre que plus souvent qu'on ne le croit, on ne sait pas, avant de prétendre savoir ?

 

 

Je ne sais pas s'il y a un rapport, mais je viens de trouver un citation tellement vraie quand on y pense. Cela me fait penser que si la gloire n'apporte pas le bonheur, parfois je me dis que la lucidité non plus...

 

"Presque tous les hommes, frappés par l'attrait d'un faux bien ou d'une vaine gloire, se laissent séduire, volontairement ou par ignorance, à l'éclat trompeur de ceux qui méritent le mépris plutôt que la louange" Nicolas Machiavel

 

16/03/2008

Manque de respect

respect2

 

 

"Il est dans la nature de l'homme d'opprimer ceux qui cédent et de respecter ceux qui résistent" Thucydide
 

"Ne soyez ni confiant, ni banal, ni empressé, trois éceuils ! La trop grande confiance diminue le respect, la banalité nous vaut le mépris, le zèle nous rend excellent à exploiter." Honoré de Balzac 

 

 


Il m'est souvent arrivé de me rendre compte que certaines personnes manquent systématiquement de respect à certains, mais ne s'en rendent absolument pas compte, à un point que quand leurs attitudes provoquent des réactions, ils se croient victimes et se demandent alors pourquoi on s'en prend à eux de telle façon, ils trouvent cela injuste, ils se croient persécutés. Alors je demande parfois : si des gens comme cela n'ont pas conscience de ce qu'ils font, qu'ils n'ont pas de volonté de faire mal, malgré qu'ils vous font du mal, faut-il leur pardonner, continuer à souffrir de ce qu'ils nous font et ne rien dire, puisque de toute façon si on leur dit ils ne comprennent pas, au point qu'on se demande quel médicament miracle il faudrait inventer pour leur remettre les idées à l'endroit, pour qu'ils nous témoignent d'un minimum de respect ?

Vous n'en connaissez pas des gens comme ça ? Par exemple des mythomanes, qui ont une tellement haute opinion d'eux-mêmes, surestiment tellement leurs qualités morales, intellectuelles, leur importance sociale (souvent pour cacher quelque misère dont ils ont honte, au lieu de commencer à s'accepter comme on est histoire de se simplifier la vie), donc comme ils se surestiment systématiquement, quand ils ne savent pas ils inventent, ils bluffent, cherchent toujours à impressionner les autres, et ils sont tellement dans leur folie, leur mythomanie, qu'ils finissent par croire eux-mêmes à leurs mensonges et vivent dans un monde de fantasme, au point de ne plus voir à quel point les autres voient qu'ils mentent. Et ils croient sans doute, ou ils se plaisent à croire que les autres ne voient pas qu'ils mentent, parce que souvent les autres ne disent rien. Par respect ? Le pire c'est que le bluff, le mensonge permet souvent de réussir socialement, dans le monde du travail, beaucoup plus que l'humilité et l'honnêteté !

Autre exemple : vous n'en connaissez pas des gens qui toujours se croient autorisés à commander les autres, leur donner des ordres, les utiliser et les manipuler ? Mais qui ont tellement l'habitude de le faire, trouvent cela tellement normal qu'ils ne voient plus le mépris qu'ils ont pour les autres, parce que bien souvent cela leur est « naturel » parce qu'ils ont hérité cela d'une éducation autoritaire, qu'ils reproduisent l'exemple de leurs parents, ou encore qu'ils ont grandi dans un milieu où c'est la tradition de commander les autres : aristocratie, haute bourgeoisie, chefs d'entreprise etc... De nouveau, ce genre comportement, s'il méprise les autres sans le savoir, amène à la « réussite » sociale, là où la timidité, l'humilité, la lucidité, la sagesse amène à un autre genre de vie, que ceux qui  ne voient que l' « importance » sociale, les signes extérieurs (parfois même sans le savoir, incapables qu'ils sont de voir les choses dans leur profondeur) considèrent comme « inférieure ».

Souvent je me pose la question, est-il utile de faire des reproches à des gens comme cela, d'être agressifs à leur égard quand ils ne comprennent rien à ce qu'on leur veut et qu'alors ils se croient victimes, et que les reproches qu'on leur adresse n'ont comme effet bien souvent de les renforcer dans leurs mauvais penchants, leurs faisant croire qu'ils ont raison d'être comme ils sont, se pensant victimes, injustement harcelés ? Jusqu'à croire que les autres sont toujours responsables de leurs échecs, de leurs problèmes personnels, de leurs faiblesses ? Qui n'en a pas ?

Ne vaut-il pas mieux alors leur pardonner, parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font ?

Mais qui aime qu'on le commande ? Qui aime qu'on lui mente toujours en pensant qu'on ne le voit pas ? Pourquoi y a-t-il toujours des gens qui font aux autres ce qu'ils n'aiment pas qu'on leur fasse ? S'ils ne s'en rendent pas compte, on peut encore pardonner, mais s'ils le font en pleine conscience, ils sont sadiques, pervers et alors ils le font encore mieux si je puis dire... Mais la frontière entre les deux est-elle si évidente ?

03/03/2008

Art dégénéré

Sincèrement, quand j'entend quelqu'un mépriser le travail d'un artiste avec ce genre de réflexions : "Hi, un enfant de cinq ans ferait mieux que ça !" ou encore "c'est d'un goût !" D'abord je plains l'auteur de la réflexion, quelle misère. S'il ne voit rien, s'il ne sent rien, est-ce une raison de mépriser ce qu'il a en face de lui ? Et ensuite cela me fait penser à la fameuse exposition d'art dégénéré organisée par les nazis... Et aux nombreux artistes qui ont été percécutés et internés à l'époque, par exemple Max Ernst, qui en a réchappé, que j'aime beaucoup (malheureusement je n'ose plus mettre une reproduction, autrement je vais encore avoir un "avertisement" à cause des droits d'auteur). Quel a été leur tord à ces artistes à l'époque ? De dévoiler la part d'ombre et de fantasme que chacun  possède en soi mais que certains préfèrent ne pas voir, parce que cela ne correspond pas à l'image qu'ils aimeraient qu'on ait d'eux-mêmes, ou à l'image qu'ils pensent qu'il faille donner de soi pour être accepté par les autres  ? Etait-il donc subversif d'être soi-même ?

Quoi qu'il en soit, de grâce, si vous ne comprennez pas le travail d'un artiste, si vous ne le sentez pas, il n'y a rien qui vous y oblige, ayez au moins l'humilité de le reconnaître et de respecter son travail avant de porter des jugements à l'emporte-pièce ! Si on n'aime pas, c'est une autre histoire, mais est-ce si compliqué d'avoir un peu de respect ? Il y a des choses qui font mal. S'il existe des mystificateurs, intéressés avant tout par l'argent, il n'est pas moins vrai que la majorité des artistes sont profondément sincères et honnêtes, que leur travail est souvent une quète de sens, lié souvent je crois à des questions existentielles que tout le monde se pose...

En tout cas ce qui est clair c'est qu'on a oublié depuis longtemps l'art fasciste, si si ça a éxisté !

 

 

degenere
Exposition d'"art dégénéré" avec Goering, Hitler et Goebbels


 

21/02/2008

Respect

N'est-il pas odieu celui qui ne respecte pas les autres sous prétexte qu'il est incapable de se respecter lui-même, parce que pour lui le bien-être n'a aucun sens ? Doit-il alors s'attendre à ce que les autres le respectent ?

19:18 Écrit par Francis dans EN BREF | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : respect, bien-etre, haine, mepris, sadisme |

25/01/2008

Pourquoi, pourquoi, etc.

Pourquoi méprise-t-on souvent le premier de la classe, ou celui qui veut s'élever un peu ? Pourquoi tant de haine pour ceux qui sont doués pour telle ou telle chose ? Faut-il alors se complaire dans la médiocrité ou la lourdeur pour plaire, pour ricaner avec les autres, pour ne pas être rejeté ?

Par ailleurs, pourquoi toujours assimiler la culture et le savoir aux classes dominantes ? Est-ce aussi simple ? Pourquoi la connaissance donnerait-elle à priori du pouvoir et des privilèges ? Pourquoi certains ont-il tant de mépris pour les intellectuels ? Et pourquoi juger les autres d'après leur QI ? N'est-il pas ridicule d'ironiser sur le "manque d'intelligence" de quelqu'un, et de le rejeter ? La bétise est-elle seulement une question de QI ?

 

Et pourquoi d'autres ont-ils tant de haine pour ceux qu'ils pensent heureux ?  Faudrait-il être malheureux pour leur plaire, pour, à nouveau, ne pas être rejeté ?

Je suis peut-être énervant, moi, avec mes pourquoi, pourquoi,  ...

 

29/10/2007

Raclement de gorge et rire nerveux

 

Dans des moments de fragilité, n'avez-vous jamais été confrontés à ces attitudes détestables à votre égard, de ces petites phrases méchantes, de ces petits sourires en coin, des raclements de gorges, des haussements de sourcils ou des petits rires nerveux, hi hi hi, et l'on vous rit au nez, et cela vous fait mal, comme si l'on remettait votre existence tout entière en cause, comme si l'on voulait vous dire qu'il serait mieux que vous n'existiez pas, qu'il vaudrait mieux que vous alliez cacher votre existence...

Pourquoi? Ceux qui font cela, le font-ils consciemment? Ont-ils peur? De quoi? Veulent-ils échapper à cette part de fragilité en eux qu'ils voient soudainement face à eux, chez un autre? Et qui les met mal à l'aise? Alors, ils préfèrent dominer, écraser celui ou celle dont ils ne supportent pas de voir la faiblesse? Par manque d'amour? Pourquoi avoir tant de mal à montrer son amour? Est-ce une faiblesse? Et mépriser quelqu'un de fragile, cela rend-il fier de soi? Ou a-t-on honte de soi? La honte, au moins, pousse à être meilleurs! Qu'en pensez-vous?

22:03 Écrit par Francis dans À MÉDITER | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : fragilite, mepris, existence, honte, peur, amour |

02/10/2007

NON

 

Moâ aussi chuis un grand artiste plasticien installateur conceptuel que d'ailleurs voilà mon chef-d'oeuvre et qu'si vous n'y comprennez rien de toute façon c'est que vous êtes vraiment trop nuls et de toute façon c'est sûrement pas vous qu'avez les  23569874 € qui faut payer alors, merde hein.

 

Donc voici mon chef-d'oeuvre, reste à pondre un discours ésotérique que plus qu'on comprend rien plus que c'est mystérieux, plus que ça en jette et plus que les intellosbranchés y vont se donner du plaisir solitaire dessus, c'est toujours ça tant qu'y zont des soussous dans la popoche moi c'que j'dis hein.

 

Vous allez voir qu'après ça y'en aura p't'être pour me traiter (avec un sourire en coin et des regards de connivence) de beauf réactionnaire limite facho qui comprend  jamais rien à rien et qu'est décidément vraiment trop con. Vous ne trouvez pas suspect qu'il y a des choses avec lesquelles il est si difficile de rire? D'autant plus que l'art, c'est comme les goûts et les couleurs, c'est subjectif, non?

 

 

 

 

Sans titre

21:38 Écrit par Francis dans ART | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : non, autocomplaisance, condescendance, mepris, vanite |