02/07/2012

Les gens médiocres...

Dès que ça sent une fragilité chez son interlocuteur, ça a toujours une petite phrase bien dégueulasse et lâche pour te rabaisser, toujours la même chose ! Une pente s'offre à eux : ils s'y laissent aller. Face aux gens de pouvoirs, aux gens forts, aux Importants, toujours on se courbe et on sert du Madame et du Monsieur, et des courbettes et des sourires faux...

On aimerait parfois être surpris, on est souvent déçu... Ca croit que ça a de l'humour quand ça n'a qu'une ironie médiocre, on ricane, on ramène tout à son petit monde de bassesses, on vit dans son petit monde virtuel... Parfois on a même sa petite cour, alors on ricane ensemble...

Il y a parfois des mots ambigus et difficilles à manier, la médiocrité, c'est avant tout une question de définition...

17:23 Écrit par Francis dans BESOIN DE M'EXPRIMER | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : médiocrité |

15/02/2011

Médiocrité

... Comme ces gens qui se croient autorisés à vous rejeter et croient avoir de bonnes raisons de le faire, quand en fait vous ne leur avez rien fait, se croient autorisés à vous faire la morale, par des sous-entendus, des petites phrases dégueulasses, des attitudes empreintes de méchanceté et de bassesse, alors qu'il ne savent strictement rien de vous et de votre vie. Ils fantasment, imaginent, et sont souvent à ce point à coté de la plaque que ça fait peur. Mais ils vous jugent, s'y croient autorisés, et croient mieux savoir... quelle misère... Ou alors ceux qui viennent vous faire une sorte de charité et on devrait s'en satisfaire et même les féliciter : hé bien ça c'est parfois pire que la solitude ou le rejet... On aimerait se dire plus détachés, mais non, ça fait mal...

 

Vous avez remarqué, vous aussi que souvent les gens qui ont des discours et se croient des modèles de vertus sont parfois les plus pervers, les plus aptes à vous servir de ces petites phrases bien dégueulasses et pleines de sous-entendu qui ne laissent même pas la possibilité de répondre ! Que de lâcheté ! Et on se croit supérieur ! Vous savez quoi ? Avec les gens comme ça, les pervers, les narcissisques il ne faut surtout pas montrer qu'ils vous ont fait du mal, car c'est alors qu'ils peuvent en jouir... Non, il ne faut pas montrer sa fragilité ni que cela vous touche, comme ça ils finissent pas se lasser.

Que la vie en société est compliquée, que les gens sont lâches, vivent toujours leurs fantasmes et leurs interprétations... Ca me semble tellement rare des gens lucides.. Ce ne sont pas toujours ceux qu'on croit ni ceux qui ont les plus beaux discours. Mais on préfère tout simplifier, on s'y complait... Surtout pas dire des choses trop nuancées au risque d'être taxé d'intello, avec l'effet que la moindre de vos parole soit tournée au ridicule, surtout ne pas trop penser non plus... Nooon, se complaire à se dire qu'on sait mieux, n'est-ce pas, qu'on est pas dupe, c'est tellement plus valorisant pour soi-même, je les entend d'ici vos ricanements d'auto-complaisance... 

 

 

29/11/2009

Petits chefs

Au risque de me répéter, mais le sujet semble inépuisable...

Vous n'en connaissez pas, de ces gens qui toujours se pensent autorisés à vous donner des ordres, pensent toujours avoir des raisons légitimes à le faire, et trouveraient naturel d'être toujours obéis, que rien ne semble ébranler ?

Souvent si l'on creuse un peu, l'on se dit que ces petits chefs en puissance pensent avoir de bonnes raisons, ne se sont pas sentis respectés, ont eu peur qu'on leur marche sur la tête, ou encore croient toujours mieux savoir, prennent systématiquement les autres pour des imbéciles ou des gens qui, forcément, devraient se courber, et leur obéir, comme s'il faisaient partie d'une sorte d'élite naturelle ou encore auraient une revanche à prendre.

Tellement qu'ils ne voient plus à quel point ils passent leur temps à marcher sur la tête des autres, et que tout dans leur action les poussent à conserver leurs petits pouvoirs et leurs petits privilèges ? En sont-ils conscients ou pas ? S'agit-il de petits calculs ou de réactions émotionnelles ? Ce ne sont pas souvent les mêmes qui se courbent et lèchent ceux peuvent servir leurs intérêts ?

J'en ai croisé comme cela qui,  quand ils sentaient que quelqu'un était un peu trop malin, donnaient le sentiment d'y voir un danger, et faisaient tout pour le dominer, par peur de perdre leurs petits avantages. En particulier des gens, pas nécessairement très cultivés, qui peut-être n'ont pas eu cette chance, par les circonstances de leur vie, et qui n'aiment pas ceux qui pensent un peu trop,  qui n'aiment pas les intellectuels et même, les méprisent, pensant avoir toujours de bonnes raisons de le faire...

Aussi, le fait que les études universitaires et le travail intellectuel donnerait potentiellement (mais pas toujours !) accès à des privilèges, du pouvoir sur les autres et des gros salaires ne participent-ils pas à cela ? Quand d'autres s'épuisent au travail et s'abîment la santé, pour gagner moins ?

 

Tout cela (les calculs, la bassesse, les petits privilèges) me fait penser d'une certaine façon à cette chanson de Jacques Brel que j'adore, très connue. Il faut dire qu'il venait d'une famille bourgeoise catholique,  qu'il aurait pu reprendre l'entreprise familiale et à son tour faire ses petites affaires. Probablement qu'il avait un exemple sous les yeux et qu'il a voulu échapper à cela...


(...)

"Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne pense pas, Monsieur
On ne pense pas, on prie"

(...)

"Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On n'vit pas, Monsieur
On n'vit pas, on triche"

(...)

"Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On n'cause pas, Monsieur
On n'cause pas, on compte"





Quel plaisir...

Terrible

Ne trouvez-vous pas terrible que, en ayant trop bavé, on soit tenté de ne plus croire à rien, se moquer de tout ? Jusqu'à devenir comme ceux qui vous ont fait du mal ? Ce serait cela devenir adulte ? Devenir un salaud, un lâche ? Et puis se dire "que ce n'est rien, car les autres sont comme ça aussi" ? Et toujours, suivre sa pente ?

Plutôt crever...

03:27 Écrit par Francis dans PENSÉES NÉGATIVES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mediocrite |

18/03/2009

Quelle misère

 

 

 

« C'est un malheur du temps que les fous guident les aveugles. » [William Shakespeare] (Je l'adore celle-là, pas vous ?)

 

 

Désolé si ce qui suit est ésotérique ou décousu : n'ayez pas peur !

 

 

Que j’aie pu avoir une enfance DE MERDE, et une adolescence IDEM, passe encore

Que j’aie travaillé comme un malade jusqu’à que je n’en puise plus,

Jusqu’à me retrouver dans un état de stress et de fatigue qui provoque le rire des médiocres qui ne savent même pas de quoi ils rient. Je sais, je ne suis pas le seul : mais est-ce une raison ?

Et qu’après l’on me dise que je ne comprends pas ! Jamais je n’aurais du fournir ces efforts, courrir et gesticuler comme je l'ai fait, je le regrette amèrement, et si j’avais fourni moins d'effort, l’on m’aurait mieux respecté.

Me retrouver dans un état de stress jusqu’à en devenir irritable et exédé, jusqu’au rejet, passe encore.

Savoir que ces années pendant lesquelles j’ai travaillé, j’ai été payé bien en-dessous du barème (c’est une juriste spécialiste de la question qui l’a constaté), ce qui est pourtant une obligation légale ! Personnellement j'ai la chance de vivre dans un état de droit et une démocratie, pas une dictature.

A ce propos, informer sans arrière-pensée des travailleurs sur leurs droits quand ces informations sont exactes, c'est de la diffamation pour vous ?

Que, justement, je comprenais ce qu’il m’a dit que je ne comprenais pas, c’est d’ailleurs pour cela que j’ai fait tant d’effort… Toujours je regrette.

Que des plaintes n’ont pas été entendues parce que ce personnage a dit qu’elles étaient imaginaires ! Mais qu’il est confortable de se défendre d’accusation en mettant en doute la santé mentale de celui qui se plaint. Que c’est facile. Comme ça explique tout ! Mais bien sûr ! Quelle médiocrité ! Quelle malhonnêteté !!! Comme si tout était si simple. Mais qu'il est facile d’être lâche : il suffit de se laisser glisser comme sur une pente... Peut-être crois-tu que dire ce qu'on pense serait une sorte de dérèglement de l'esprit, et que l'hypocrisie serait en fait une culture et une éducation ? Et mon cul...

Que l'on soit venu me dire un jour que l'on aurait aimé que je ne reste pas sans travailler... alors que j'étais en train de travailler (authentique !!!) Ou que l'on m'aie répété que j'avais de la chance et que c'était pire ailleurs (non en fait), passe encore. Et j'en passe et des meilleures.

Que j’aie du accepter qu’un possédé me signifie en hurlant d’un ton péremptoire « que je suis un communiste » (mais où est-il aller la chercher celle-là ? Jamais je n'aurais imaginé cela !) : cela j’y pense régulièrement je dois l’avouer et cela m’amuse beaucoup. Inévitablement cela me fait penser à ça :

 


 

 

Vous noterez que quand ils disent tous en chœur « It’s a witch » (c’est une sorcière !) on dirait qu'ils n'attendent que ça pour se défouler, qu'il suffit qu'un le dise pour que tout le monde le croie, comme si une grande vérité cachée serait révélée sous leurs yeux : ne jamais penser, hein… J’aurais du filmer la scène pour en avoir la preuve, et un souvenir. Dans le malheur, on a ses plaisirs tout de même.

 

bolchevik

Vilain bolchevik le couteau entre les dents ;-)


 Que certains aient pu se poser des questions quand à mes lectures sur l’Allemagne nazie et la deuxième guerre mondiale, j’aurais aimé leur répondre qu’ils leur serait peut-être à eux aussi profitable de tenter de mieux comprendre : pourquoi certains sont-ils si mal à l’aise avec ces sujets ?

Qu’on ait pu me moquer, ironiser, me rabaisser et tout ce qu’on voudra : quand j’y repense la bassesse et la médiocrité est plutôt de leur coté, même si je n’ai pas toujours été parfait.

Qu'on se soit cru autorisé à me faire la morale sur un ton paternaliste, que des boys-scouts soient venus faire une bonne action à me faire la charité, passe encore : ceux-là sont certainement de bons chrétiens dans leur paroisse je n'en doute pas. Quoiqu'il arrive, leurs péchés leurs seront pardonnés : c'est fort commode.

 

Et il fallait faire ami-ami/cool/sympa, nous sommes tous des frères/grande famille ! Mais que tous nous étions là pour un salaire, parce qu’on en a besoin pour vivre, que le monde est ainsi fait et qu’on en parlait pas, je trouvais cela insupportable. Certains considéraient peut-être que leur salaire supérieur étaient forcément du à leur mérite voire même leur culture ou encore qu’il correspondait à des besoins supérieurs : c’est évidemment ridicule et cela démontre une compréhension très partielle du monde, qui me fait peur. Ou alors ils sont cyniques et parfaitement conscients. Plus de transparence aurait aidé à faire mieux ami-ami (ou pas) et aurait évité les fantasmes.

 

Que je me soit retrouvé pour ainsi dire sans famille à la période la plus sombre de ma vie jusqu’ici, passe encore. Ai-je jamais eu de vie de famille ? Heureusement je revis petit à petit. Merci. En plus, c'est bientôt le printemps : il y a du soleil. Désolé, lecteurs de passage pour le texte obscur que je vous propose à lire alors qu'il a fait si beau aujourd'hui. J'étais exédé, cela va beaucoup mieux maintenant.

 Pourquoi certains, quand ils sentent qu'un autre est fragilisé, se défoulent ? Ceux-là même qui face à plus fort qu'eux rampent et se courbent ?? S'ils n'en sont pas conscient ils se croient fort ou justes.

Que j’aie tenté à ma façon de me défendre des attaques de celui qui prenait ces défenses pour des attaques personelles, celui qui toujours semblait se nourrir du ressentiment que lui procure ces attaques dont ils est la cause, que voulez-vous que j’y fasse : j’ai même fait des efforts de compréhension et je me suis dépensé sans compter comme je l’ai dit plus haut. Odieux. J’ai fait ce que j’ai pu : la manière n’était probablement pas toujours la plus adéquate. Sans doute ai-je parfois été inutilement méchant, à cause de la colère.J'aurais du me laisser faire, me résigner, cet individu se prenant toujours pour une victime, une innocente oie blanche, ayant de plus justes raisons d'opprimer ? Quand on a tant souffert, on a du mal à accepter une oppression supplémentaire, et on est parfois un peu égocentrique, je dois bien l'admettre.

 

surfer
Ca c'est juste pour alléger le sujet ;-)

 

 

Mais alors… Qu’à présent l’on m’accuse d’un vol dont je ne suis pas l’auteur, et ce sans aucune preuve ni témoin, cela atteint des sommets de bassesse et de médiocrité à un point que je n’aurais pas imaginé. Je dois vous l’avouer, il me restait encore un soupçon d’empathie, de compréhension -quoiqu'il en pense- pour cet homme. C’est plus qu’odieux et à la fois, ridicule, grotesque. La nausée… Médiocrité je disais… A vous interroger sur l’utilité d’être honnête quand on naïf comme moi. Pour certains, ce n’est pas être honnête, c’est être con : et le contraire, c’est être malin, ce que j’appelle petit, médiocre… On ne s’est pas compris je crois. Me connaissant, jamais je n'aurais cru possible une telle accusation. C'est en dessous de tout.

 

Et il m’a dit : on ne m’aime pas !

Est-il possible qu’il conçoive qu’il extrêmement difficile pour quelqu’un d’être à la fois obéi, et aimé, quand il exerce un pouvoir sur les autres : que voulez-vous faire à cela ? Est-ce ma faute ?

Et que faut-il faire quand celui qui vous manque de respect n'a visiblement pas conscience de qu'il fait, et quand il se croit opprimé quand vous tentez de vous défendre tant bien que mal ? Que faut-il faire avec les cas comme ça ? Passer son chemin ? D'autres l'ont fait.

 

 

Voilà, lectrice, lecteur, j'aurais encore des choses à dire, car j'en ai sur le coeur, mais cela deviendrait trop indigeste. Quand on vous a fait du mal et qu'on vous dit que vous l'inventez, cela fait d'autant plus mal. Vous pensiez peut-être que l'auteur de ce blog est un exemple de sagesse, et vous voyez à présent comme il peut être susceptible, à ruminer et ressasser des choses qu'il a vécues ! C'est seulement qu'elles ont resurgis pour la raison grotesque dont je parle plus haut. Je ne suis pas parfait, et ce n'est pas bon pour la santé de ruminer, n'est-ce pas...

 

25/01/2008

Pourquoi, pourquoi, etc.

Pourquoi méprise-t-on souvent le premier de la classe, ou celui qui veut s'élever un peu ? Pourquoi tant de haine pour ceux qui sont doués pour telle ou telle chose ? Faut-il alors se complaire dans la médiocrité ou la lourdeur pour plaire, pour ricaner avec les autres, pour ne pas être rejeté ?

Par ailleurs, pourquoi toujours assimiler la culture et le savoir aux classes dominantes ? Est-ce aussi simple ? Pourquoi la connaissance donnerait-elle à priori du pouvoir et des privilèges ? Pourquoi certains ont-il tant de mépris pour les intellectuels ? Et pourquoi juger les autres d'après leur QI ? N'est-il pas ridicule d'ironiser sur le "manque d'intelligence" de quelqu'un, et de le rejeter ? La bétise est-elle seulement une question de QI ?

 

Et pourquoi d'autres ont-ils tant de haine pour ceux qu'ils pensent heureux ?  Faudrait-il être malheureux pour leur plaire, pour, à nouveau, ne pas être rejeté ?

Je suis peut-être énervant, moi, avec mes pourquoi, pourquoi,  ...

 

20/11/2007

Auto-satisfaction

Se complaire à  se croire toujours différent et meilleurs que tout le monde. Avoir une tellement haute opinion de soi, qu'on ne se voit plus comme on est. Suivre sa pente. Et un jour, la nausée. Je veux tout faire pour échapper à cela.

21:32 Écrit par Francis dans EN BREF | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lucidite, conscience, mediocrite, se mentir |

Bande de lâches

En tout cas, j'ai appris quelque chose, avec les pervers, les lâches et les sadiques, ceux qui ont besoin d'un souffre-douleur : il ne faut surtout leur montrer sa fragilité, qu'ils vous font souffrir, il ne faut pas craquer, parce que c'est quand ils le savent qu'ils jouissent. Ils me donnent envie de vomir. Comment peuvent-ils être fiers de ce qu'ils font? s'ils savaient la vie que j'ai eu je pense qu'ils auraient honte, s'il leur reste un peu de conscience. Mais raconte-t-on sa vie à des gens qui vous méprisent? Vous vous croyez forts? Comment peut-on mépriser quelqu'un dont on profite du travail, et en être fier? Allez vous faire ...(je m'auto-censure!) Heureusement d'autres m'ont témoigné de plus de bienveillance. Je les remercie! Ou d'autres encore d'une sorte de charité qui rabaisse, ce que je n'apprécie pas du tout.

Le pire c'est que je sers de souffre-douleur  depuis très longtemps, depuis la petite enfance : c'est comme si c'était écrit sur mon front : allez-y. En plus j'en suis à un moment presque devenu méchant.Mais je me soigne. Je pense qu'on m'a appris à me comporter comme une victime, mais par amour, à cause d'une mauvaise compréhension de ce qu'est l'"amour de charité". Je vais également écrire quelque chose là-dessus, quand j'aurai le temps. il y a tellement de choses que j'ai envie d'écrire! J'ai une réserve pour longtemps.

 

A méditer : " La bassesse est le plus sûr moyen de parvenir. " André Suarès (Ce qui n'est pas un exemple à suivre! Enfin, c'est vous qui voyez...)

Et deux définitions pour mieux comprendre :

 

BASSESSE

Au sens le plus général, c'est bien sûr le contraire de l'élévation : s'est suivre sa pente, qui est la pente commune, mais en la descendant. (...) L'homme bas manque à la fois de fierté et de dignité : il se croit incapable de toute action un peu haute ou désintéressée, et l'est en effet, par cette croyance. Son erreur est de croire, quand il s'agit de vouloir. A ne pas confondre avec l'humilité. On peut avoir conscience de sa petitesse (humilité) sans l'exagérer et sans s'y enfermer (bassesse). La bassesse décourage l'action : c'est le contraire de la grandeur d'âme. L'humilité la désillusionne : c'est le contraire de l'orgueil et de la bonne conscience.

 

MEDIOCRITE

 La moyenne, mais considérée dans son insuffisance. C'est notre état normal, mais ce n'est pas la norme. L'exception seule, pour l'esprit, mérite de faire règle. La médiocrité est l'opposé au juste milieu aristotélicien : non une ligne de crête, entre deux abîmes, mais un caniveau, comme on faisait dans les rues au Moyen-Âge, entre deux pentes. Il suffit de se laisser aller pour y glisser.

(André Comte-Sponville) 

 

Ce genre de citations et de définitions, s'ils ne changent peut-être pas les bourreaux, au moins donnent-elles à penser, et consolent les victimes...