05/04/2009

T'es normal(e) toi ?

 

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Oui, ça va, et vous ?


"L'insensé reconnaissant sa folie est en vérité, sage. Mais l'insensé qui se croit sage est vraiment fou." (Bouddha)

"Quand le sage parle, le fou se tait. Quand le fou parle, le sage écoute." (Loïc Noyelle)


Vous vous situez où par rapport à cela, vous ? Et moi ? Vous n'en connaissez pas, de ces gens qui se méprisent eux-mêmes pour correspondre à la vision délirante de ce qui serait normal à leur yeux ? Ce ne serait pas, plutôt, un enfermement, un conformisme aliénant ? Au mépris de sa propre liberté ? Vous savez, de ceux qui semblent effrayés, ou pour le moins mal à l'aise d'être toujours entourés de gens si étranges ? Avez-vous remarqué vous aussi que ce sont souvent les plus fous qui croient être particulièrement entourés de fous ? Si je me fais bien comprendre ? Et qui ont le rire bête et méchant, parfois ?

Ne croyez-vous pas que face à ce conformisme qui n'a pas de sens l'on ait parfois l'envie d'une profonde révolte ? De justement se laisser aller à sa folie douce et inoffensive ou plutôt à se laisser aller à ce qu'on est vraiment plutôt que s'enfermer à vouloir correspondre à ce qu'on imaginerait qu'une majorité considérerait comme normal ? A cette normalité fantasmée effrayante ? Cela demande une sorte de courage ? Mais quelle sorte de satisfaction cela apporte-t-il de se penser "normal" ? Peut-être s'imagine-t-on alors que l'on ne sera pas rejeté ? Mieux aimé ?  Pour passer inaperçu ? Pourquoi faire ? Combien sont-ils à se cacher d'eux-mêmes, à croire que les autres n'acceptent pas qui ils sont vraiment ? Ce ne sont pas ceux-là même qui n'acceptent pas les autres jusqu'à en être paralysés ? Mais, souvent, ils vous "tolèrent"...

N'est-ce pas aussi cette révolte en profondeur, intérieure, qui pousse les artistes et les poètes aux pires excentricités ? Personnellement quand j'étais adolescent, et plus tard aussi, j'étais passionné par des auteurs comme Lautréamont, Henri Michaux, Jean-Pierre Duprey, René Daumal, mais aussi Marie Noël... Je m'y retrouvais ! Encore toujours d'ailleurs, j'adore ça. Je pense que cela convient particulièrement aux imaginatifs, il y a une sorte de nécessité, de besoin, d'hygiène...

Je ne veux pas parler ici d'un anticonformisme gratuit dénué de sens. J'aimerais pouvoir mieux préciser ce que je veux dire., mais je ne suis pas convaincu d'être clair, désolé. En fait je vous livre mes pensées comme elles viennent... On est parfois confronté à ce conformisme aveugle, au mépris des  libertés, qui vous donne envie d'être plus fou encore, juste comme ça, comme une révolution intérieure, elle, et infiniment plus inoffensive...

 

Pour ceux qui se demandaient : -Mais qui sont les joyeux boutes-en-train de la photo d'en haut ?

-"The Virgin Prunes", au début des années 80 !

21/11/2008

Anarchie

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Comme d'autres j'imagine, j'ai du mal à concevoir que l'on puisse, vraiment se réclamer de l'anarchie ou encore de l'alternative libertaire,...

Sans se perdre dans les contradictions et la malhonnêteté intellectuelle.

Le pire c'est qu'alors on passerait au yeux de ces gens pour un horrible réactionnaire, ou pour le mal personnifié, quelqu'un de mauvais, parce qu'on n'adhèrerait pas à leur généreuse utopie parfaitement angélique et dangereuse, un peu comme avec les intégristes religieux.

Car que vaut la liberté des anarchistes ? Comprenez que je n'utilise pas le terme "anarchie" dans le sens péjoratif, mais bien cet idéal d'autonomie et de liberté respectueuse des autres, sans état, etc. Il y a un sens historique qui par la suite est devenu péjoratif...

Qui sont ceux qui se réclament de l'anarchie ? Des despotes autoritaires en puissance, haineux, méprisant le peuple, considérant qu'il n'est pas digne de leur idéal de liberté, que le peuple ne serait pas près, pas mature pour cela ? Quelle différence alors avec le paternalisme des dictateurs ?

Ou alors, à l'instar de la grande bourgeoisie ou de l'aristocratie par le passé, des oisifs qui profitent des autres, de ce qu'ils produisent, tout en les critiquant et luttant pour un utopique changement radical dont on a le sentiment, les hommes étant comme ils sont, qu'il n'arrivera jamais ? Cette anarchie-là ne doit-elle pas rester un rêve réconfortant qu'on garde en soi, comme le paradis des croyants ?

Des fous dangereux, violents, aveugles ?

Comment peut-on vouloir par exemple, supprimer les états, la police et l'armée, sachant qu'Hiroshima et Nagasaki ont existés, et que la bombe atomique existe ? Que j'aimerais que toutes ces armes n'existent pas ! Mais quoi qu'on fasse, elles existent et elles sont terribles ! Quand bien même elles n'existeraient plus, certains savent comment les fabriquer ! Comment peut-on dés lors, au regard de ce simple exemple, prôner la liberté totale ? N'est-ce pas vouloir la destruction du monde ? Vouloir faire mille fois pire tout en voulant faire mieux ? Ou alors je n'ai rien compris : peut-être ne veut-on plus d'état, mais avec un état quand même ? Ou alors peut-être veut-on vraiment la destruction du monde, considérant qu'il est mauvais et que soi, l'on est bien meilleurs, que le monde ne nous mérite pas, qu'il n'est pas à la hauteur de notre bel idéal de liberté totale ? Les fascistes ne pensaient pas moins.

Et si la liberté, le bonheur, étaient à trouver à l'intérieur de nous même, au lieu de vouloir changer radicalement le monde qui nous entoure, et se rendre malheureux parce qu'on en a peur et qu'on ne l'accepte pas ? N'est-il pas mieux de commencer à accepter le monde tel qu'il est ? Et considérer par la suite ce qu'on peut y apporter comme changement véritable, durable et surtout possible, faute de pouloir faire table rase et refaire le monde à sa guise... Mais, je le sais, le monde est plus difficile à accepter par ceux que l'on exclu que par ceux qui en jouissent et que l'on flatte...

Je suis sûr qu'il y en a que ça gène, que l'on pose des questions comme ça ! Ne sont-elles pas essentielles ? Pourquoi s'enfermer dans un angélisme dangereux et après se croire plus vertueux que les autres ???

09/11/2008

Vive la liberté

Pour clore et changer de sujet : vive la liberté et vive Brigitte Fontaine !

 

Brigitte Fontaine - Conne

22:44 Écrit par Francis dans MUSIQUE | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : liberte, brigitte fontaine, conne |

21/10/2008

Léo Ferré

 

 

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Monsieur Ferré, si vous étiez encore en vie, il y a des choses que j'aurais aimé vous dire, car si je vous aime bien, vous m'énervez aussi. J'ai vu récemment une interview de vous, où vous disiez : (je ne suis plus sûr des paroles exactes, mais je ne pense pas déformer le propos) : "qui aime qu'on l'écrase, qu'on le domine, qu'on lui dise ce qu'il doit faire, hein, qui ?" Comme je vous comprends ! Chez moi c'est viscéral, je ne supporte pas, mon sang ne fait qu'un tour, j'en attrape littéralement mal au ventre. Et souvent l'on me dit ce que je dois faire, par des gens qui toujours se croient autorisés à le faire, parce que la société économique crée des castes détestables, parce qu'il y a le pouvoir de l'argent, et que moi j'en ai peu, et que je dois bien vivre et travailler. Qui n'aurait pas aimé dire ce qu'il pense et exprimer sa révolte comme vous l'avez fait, ou mener une vie de bohéme ? N'étiez-vous pas une sorte d'anarchiste bourgeois, de luxe ? Un de vos ancien fan que je connaissais vous a un jour croisé à Bruxelles : vous étiez dans une grande Mercedes noire. Combien ont été opprimés pour que l'on puisse construire ce genre d'auto ? Croyez-vous qu'ils l'ont constuite... par amour ? N'est-il pas facile de critiquer le monde comme si l'on en faisait pas partie, et d'en jouir quand même ? Si vous n'acceptiez pas que d'autres soient opprimés, pourquoi acceptiez vous d'utiliser cette auto née de l'oppression des autres par exemple ?

Pourquoi étiez-vous malheureux Mr Ferré ? A qui s'adressait votre révolte, vous qui étiez fils de bourgeois ayant grandi à Monaco ? Votre révolte n'était-elle pas un luxe, et votre anarchie un rève merveilleux et angélique tout comme le paradis des chrétiens ou celui des communistes, dont on a le sentiment qu'il n'arrivera jamais ailleurs que dans la tête de ceux qui y croient, car l'homme est comme il est et que tout cela terminerait assurément dans un bain de sang ?

Je suis sur que mes questions vous auraient énervé, mais vous aimiez ça, la provocation et la polémique, et je ne doute pas de votre sincérité, mais je pense que votre façon de vivre, votre liberté, était un luxe pas à la portée de tout le monde, mais on sent bien que vous auriez aimé qu'il le soit. N'était-il pas facile de monter sur scène et dire, avec du trémolo dans la voix : "Moi je ne suis pas comme vous, non moi je suis meilleur, je suis un anarchiste, moi Monsieur". Vous étiez sans doute un anarchiste et un révolutionnaire, mais dans votre tête, et sur scène, comme une révolution intérieure, et cela vous faisait du bien, vous vouliez encourager d'autres à être plus libre également, vous n'avez jamais provoqué de bain de sang et, peut-être, alors, au fond aimiez-vous les gens, tant il me semble qu'il y a eu des révolutions menées par le ressentiment, et qui ont été si violentes...

 

 

Léo Ferré - La solitude

13/04/2008

Egalité

Je venais de parler ici d'égalité, comme l'égalité politique, en dignité, en droit, etc.

A ne pas confondre avec ce désir d'uniformité, d'identité, comme de ces gens qui se croient "normaux" et qui aimeraient, pour qu'ils vous acceptent, que vous soyez comme ceci et comme cela, c'est à dire en général le plus possible comme eux-mêmes, et qui ne sont capables de vous comprendre que s'ils s'imaginent voir chez vous des parts d'eux-mêmes. Alors ils regardent la façon dont vous parlez, mangez, vous vous habillez, vous vous maintenez, faites des gestes, etc... Sans respect. Et ne sont capables de respecter que ce qu'ils comprennent. Autrement ils ont peur et font de l'humour ou des commentaires  déplaisants. Ou au mieux vous tolèrent, vous laissent un vague "droit à la différence" terriblement condescendant.. Qui sont les malades ? Ce désir d'uniformité me fait penser à ces soi-disant Aryens de sinistre mémoire...

Je préfère sincèrement la diversité, et même je me sens sincèrement plus à mon aise, plus libre avec des gens hors-norme, les gens soi-disant normaux me font peur.

09:49 Écrit par Francis dans EN BREF | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : egalite, normalite, uniformite, identite, aryens, liberte |

12/03/2008

Morale

 "La vraie morale se moque de la morale" Blaise Pascal

 

 

Pourquoi une majorité de gens n'ont-ils des préoccupations morales que par rapport à ce que les autres vont penser d'eux, pour donner d'eux-mêmes une image flatteuse, mais non pas pour la morale ? Que vaut la morale si elle n'est qu'une sorte de policier que les gens ont dans la tête, à travers le regard des autres, sans la liberté ? N'est-il pas alors étonnant que beaucoup font ce qu'ils veulent vraiment par derrière, de façon dissimulée, détournée ? Comme ça la "morale" est sauve ?

 

01/03/2008

Grâce

 

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Maurice Denis, 1908

 

 

Il y a une chose qui me touche particulièrement chez les autres : ce qu'on appelle la grâce. Ce mot ayant de nombreux sens, j'ai été voir au dictionnaire ; je n'ai pas trouvé une définition qui me satisfait réellement, qui corresponde à l'idée que j'en ai. Mais j'ai trouvé une phrase de Victor Hugo qui s'en approche un peu plus :  "Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps." J'ajouterais que cela n'a rien à voir avec la beauté du corps, l'apparence, et que c'est absolument indépendant du milieu social ou culturel.
 
Comme chez certains la lourdeur, l'hypocrisie, le calcul, la fausseté, la veulerie leur sortent des pores de la peau, jusqu'à leur déformer les traits du visage, même la silhouette toute entière et transformer leur sourire en un horrible rictus. On dirait qu'ils sont les seuls à ne pas le voir. Ce ne sont pas les beaux vêtements ou les belles paroles qui y changeront quelque chose.
 
Quand d'autres ont une élégance naturelle, ce qu'il est convenu d'appeller "la beauté intérieure", cela transparaît sur leur attitude toute entière, les rend libres. Leur sourire est naturel et communicatif. Une élégance et une fierté naturelle qui je pense met à l'abri de bien des tourments de l'âme... Le genre de compagnie qui vous fait sentir la même chose qu'en présence d'une peinture ou d'un beau texte, qui vous touche au plus profond de votre être, qui vous élève...
 
 
 

 

03/02/2008

Choc culturel (2)

 

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Shadu en Inde

 

 

Regardez cet homme : il vit nu, ne possède rien ou presque, pas de toit et passe sa vie à errer sur les routes. Les Sadhus en Inde et au Népal jouissent d'un grand respect par leur vie qui est vue comme un idéal de sainteté.

Maintenant demandons-nous s'il est possible de vivre de la même façon dans notre société « occidentale » où tout doit être fait à travers le regard des autres, où, pour ne pas être rejeté, moqué, méprisé, il faudrait correspondre toujours à ce que les autres, la majorité considère comme normal : il faut afficher un sourire pour plaire aux autres, parler pour ne rien dire pour remplir le vide car le silence déplaît, et même, se nourrir ou s'habiller de telle façon que la majorité trouve cela normal, c'est-à-dire qui corresponde à ce que fait le plus grand nombre, peut importe le sens qu'on y met.

Déjà, vivre nu comme les Sadhus (car si celui que je présente n'est pas entièrement nu, il y en a qui le sont), est-ce accepté, ou cela se terminerait-il au poste de police ? Et pourtant, qu'aurions-nous fait de mal ? Diogène le cynique faisait la même chose et pire encore...

Et imaginez, toujours dans notre société, quelqu'un qui s'assoit par terre, en rue, pour méditer de longues heures en silence. Beaucoup vont avoir peur, ou encore alors se racler la gorge, se taper l'index sur la tempe ou faire des petits sourires, l'air de dire « pas normal, celui-là » ou encore « c'est une nouvelle secte ou quoi » ou alors « ha oui, il est pété, hi hi hi »

N'avez-vous jamais le sentiment de vivre dans une société qui méprise les libertés individuelles, qui se moque et rejette celui qui veut être autrement, qui exclu et fait souffrir sans aucune raison des gens qui ne font de mal à personne, qui veulent juste être eux-mêmes au lieu de correspondre à une norme qui pour eux n'a pas de sens ? Pourquoi ce conformisme aveugle, où il faudrait être ce que le plus grand nombre est ? Pourquoi toujours se complaire à ne voir que l'aspect extérieur des choses et se dire que c'est cela la réalité ? Rien qu'en Europe par exemple, à Londres ou à Amsterdam il y a une tradition de respect pour les libertés plus qu'en Belgique, où j'habite, où, très souvent, quand vous êtes un peu différent des autres, on rit. Quelle misère... Pourquoi ces différences culturelles ? Par exemple à Amsterdam, il y a depuis très longtemps une tradition d'accueil de ceux qui sont moqués ou persécutés ailleurs, les juifs à l'époque de l'inquisition en Espagne et au Portugal par exemple. Ou les protestants à une autre époque.

Alors, si chacun apprenait à aimer un peu plus les libertés, à voir au-delà des apparences, à se défaire de ce conformisme ridicule qui fait croire que si d'autres sont de telle façon, qu'alors on peut (ou doit) l'être aussi, que c'est  bien, puisqu'un si grand nombre le fait. Pourquoi tant de gens ont-ils si peur de penser par eux-mêmes, de savoir ce qui est bon pour eux ?

 

14/12/2007

Si on cessait de s'arrêter à l'aspect extérieur des autres ?

Je dois confesser une chose : j'aime les beaux vêtements, j'aime être bien habillé, enfin, à mon goût (et pour pas cher !). Quand j'étais petit, j'étais souvent mal habillé et ayant été dans des écoles où il y avait beaucoup d'enfant de riches, j'ai souffert du rejet, des moqueries. Alors depuis j'aime m'habiller.  Il y a certaines personnes qui me voient alors comme quelqu'un de superficiel ou encore de prétentieux, voire bourgeois (ça va pas, non ?) Je crois sincèrement que ce sont eux qui sont superficiels et ridicules de s'arrêter comme cela ...à l'aspect extérieur des choses et d'y attacher tant d'importance ! Comme beaucoup de jeunes et même moins jeunes qui se croient mieux, plus vertueux que les autres parce qu'ils affichent un vague rejet de la société par leur aspect extérieur. Autant j'aime les gens libres qui s'expriment par leur aspect physique, leur corps, (comme les punks à la fin des années 70. Vous avez remarqué, ça revient, est-ce par hazard ?) autant je trouve ridicule ceux qui croient que cela seul fait d'eux des gens meilleurs ou plus vertueux que les autres. J'ai rencontré des excentriques très conformistes au fond d'eux-mêmes et des gens très propres en costume-cravate très ouverts et d'esprit libre. Comme on dit, l'habit ne fait pas le moine. Il a aussi un choc culturel, par exemple je sais que beaucoup d'africains, par exemple les Congolais, quand ils débarquent ici, sont choqués, ne comprennent pas de voir des jeunes de famille riches avec des jeans  et des baskets pourries (sex, drugs and rock'n'roll, la rébellion des jeunes gens riches ? À opposer aux rappeurs propres sur eux des quartiers populaires, le monde est étrange, non ?), quand chez eux, même s'ils ont à peine de quoi manger, ils ont au moins du style, c'est une fierté, une façon de se respecter.

Et si on arrêtait de donner tant d'importance à notre aspect extérieur, surtout à celui des autres, pour voir plus en profondeur? Ce qui n'empèche pas d'aimer la liberté et la fantaisie. Et puis pourquoi toujours s'habiller par peur d'être rejeté, jugé, moqué. Que c'est triste ce conformisme. Tout le monde à poil, cela résoudrait peut-être le problème. Bien, évidemment, il fait froid en décembre par ici!

Allez, vive la fantaisie et la liberté, soyez libres !

 

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 Nos amis les sapeurs congolais.
 
 
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La classe !


 

21/11/2007

Quelle comédie la vie!

Il y a des jours, les rôles sociaux préétablis, ça m'énerve. Tu es PDG, tu joues le rôle de celui qui sait toujours mieux que les autres ce qu'il faut faire. Tu es ouvrier, tu joues le rôle de l'abrouti à qui on dit toujours ce qu'il doit faire, sans jamais penser (ah oui?). Tu es une femme, tu dois faire ceci comme cela et si tu es un homme, tu dois faire ça et ça. Tu es jeune, tu dois jouer au jeune et quand t'es vieux tu peux plus faire le con. Etc...

 

Fatigant!


 

 

-ET LA LIBERTÉ?-

 


22:37 Écrit par Francis dans À LA SAUVAGE | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : liberte, roles sociaux, comedie |

01/10/2007

Anarchiste à 18 ans, petit chef à 40?

Franchement, ne trouvez-vous pas étrange que tant de gens ne supportent pas qu'on leur donne des ordres, mais n'ont aucun état d'âme à en donner aux autres? En quoi croient-ils savoir mieux que les autres ce qui est bon pour eux?

Ce ne sont pas parfois les mêmes qui se pensent anarchistes (ni dieu ni maître!) à 18 ans, deviennent des petits chefs à 40 ans et des despotes délirants à 60?

Et la liberté?

23/09/2007

Hurlement

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Madame, monsieur, vous ne vous sentez pas bien? Angoisse, stress, dépression?
Allez donc crier au fond des bois! Hurlez des imprécations aux arbres, au vent, à la lune, aux p'tits oiseaux. Epoumonnez-vous à énoncer les pires insanités, soyez grossiers  comme jamais vous ne l'avez  été! Poussez des cris inhumains, monstrueux.  Roulez-vous par terre, faites vos besoins tout autour.
Oui mais, allez-vous dire... si quelqu'un passe par là, il va trouver cela étrange, non? Il va avoir peur, il va se dire que, non, cela n'est pas normal, cela ne devrait pas exister! Qu'est-ce qu'il sait, lui? Dites vous alors "ce que pensent les autres : zéro." Tout d'abord, faites-vous du mal à quelqu'un en agissant de la sorte? N'êtes-vous pas libre? Qui est le fou dans l'histoire?
Et après, vous verrez : ça ira mieux.
A pratiquer sans modération!