27/09/2009

Religions

"La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification" [Simone Weil]

"Celui qui ne porte sa moralité que comme meilleur vêtement ferait mieux d'être nu" [Khalil Gibran]

"Le fanatisme n'est-ce pas cela ? La haine justifiée par l'amour."
 [Michel Verret]


Au fond, ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi, concernant les grandes religions monothéistes, le christianisme, l'islam et le judaïsme, qui considèrent que tout les hommes sont frères, ce qui est très bien, pourquoi donc une partie de ses pratiquants ont-ils l'air de considérer que cette notion de fraternité se limiterait, non pas à tout les hommes mais serait limitée à ceux qui auraient hérité de certaines pratiques, d'une tradition, ou encore serait limitée à des origines géographiques ou ethniques, même au sein d'une même religion comme les catholiques et les protestants ou les chiites et les sunnites ?

Alors que, dans leurs traditions respectives, dont les origines sont communes, tout les hommes sont frères et viennent du même père, à savoir Adam, et que donc ils auraient naturellement, le même Dieu...

Alors pourquoi, étant tous frères et ayant le même dieu, s'entredéchirent-ils et croient chacun que leur tradition est la seule vraie, qu'ils seraient eux seuls les élus de leur dieu et les autres dans l'erreur ? Pourquoi aussi avoir besoin de se penser les seuls victimes, ou de se considérer comme une élite, ce qui même parfois autoriserait à dominer et coloniser l'autre. N'est-ce pas encore une excellente raison pour ne pas mélanger politique, économie, et religion ?

Et pourquoi, aussi, prendre tellement à la lettre les textes religieux, dont on sait tout de même qu'ils ont été écrits par des témoins de leur époque, dans des langues, des dialectes anciens, qu'on ne parle plus, dont peu de gens sont capables de lire et comprendre le texte d'origine ni même d'y avoir accès... D'autant plus que c'est souvent écrit dans un style poétique ou imagé... N'est-ce pas alors le sens qui s'en dégage qui est important plus que la lettre ? Et n'est-ce pas aussi susceptible d'interprétations diverses ? Qui peut prétendre avoir la bonne sans se tromper ?

Les églises, et les gens, n'insistent-ils pas plus sur la forme de la religion que sur sa substance ? De quoi a-t-on besoin ?


J'ai le sentiment d'exprimer des pensées naïves, que c'est plus compliqué que cela, et tout à la fois d'enfoncer des portes ouvertes...

Mais qu'est-ce que vous en pensez, vous ?