20/09/2009

Une île déserte

"Un peu de philosophie éloigne de la religion, beaucoup de philosophie y ramène" G. W. Liebniz

 

Fatigant ! J'ai le sentiment qu'Il y a des gens que je croise qui lisent ce que j'écris ici et à qui apparemment j'apparais comme une personne peu fréquentable, qui leur aurait fait du mal, qu'il serait juste de rejeter.  Ah oui ? En tout cas à moi ça me fait du mal, car je me demande ce que j'ai écrit ici de si terrible. A qui ai-je fait du mal ? En tout cas cela fausse ou influence les bonnes relations que je pourrais avoir avec les gens, déjà que je ne suis pas très sociable et que j'ai un emploi solitaire, c'est pénible et je ne pense pas mériter cela. Enfin, heureusement c'est relativement marginal et épisodique, mais quand même, cela fait toujours du mal de se sentir rejeté quand on a le sentiment de n'avoir rien fait.


Alors je voudrais m'excuser ici, si j'ai heurté la croyance de certains en me posant des questions bêtes et simples à propos des religions, sans aucune idée d'amalgames ni de provocation gratuite.


Regardez cet homme, que tout le monde connait ou presque :

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Il n'était peut-être pas parfait, il a peut-être fait des erreurs, mais au moins a-t-il tenté le dialogue et le rapprochement des gens, et il a été tué par un fou, un fondamentaliste religieux, peu importe de quel bord il était. Tout comme Luther King a été tué, lui aussi par un fou extrémiste. Ces deux hommes avaient en commun que leur foi s'accompagnait d'une réflexion profonde, ce qui semble indispensable, autrement la religion me fait peur. N'est-ce pas légitime d'avoir peur au regard des violences qui existent depuis la nuit des temps ? Je ne vise pas de religion en particulier, désolé. Ni plus les sectes que les "grandes religions", d'ailleurs.

Vous savez quoi ? J'ai un peu le sentiment d'être comme celui qui critiquerait les chrétiens au nom du Jésus dont ils se réclament, et que l'on verrait comme le diable. C'est à peu près ça. Non pas que je me prenne pour Jésus (lol) ni que je me croie toujours plus vertueux que tout le monde... C'est un peu comme les œcuméniques, qui prêchent pour le rapprochement des religions, dans un but de paix, de dialogue... et que certains voient comme une sorte de sacrilège monstrueux, qui apparemment préfèrent le sectarisme et la violence, préfèrent se croire seuls détenteurs de la vérité et plus vertueux que tout le monde.

Je ne prend pas l'exemple de la religion par hasard, car je crois que des choses sur ce blog ont choqués certains. Ne trouvez-vous pas terrible qu'il y ai tant de susceptibilité autour des pratiques religieuses ? Que l'on ne puisse rien dire ? Que vaut par exemple une religion qui se présenterait comme un modèle de vie harmonieuse entre les gens, comme une sorte d'idéal angélique qui règlerait la vie sociale, qui parlerait d'amour, de solidarité etc... et qui menacerait de mort dés qu'on a le malheur de dire un mot de travers ? Est-ce un modèle de vie que de s'entretuer ? On pourrait dire exactement la même chose du communisme qui "au nom du bien" a tué des millions de gens... Où est la religion là-dedans ? Le problème n'est-il pas plutôt le ressentiment, l'oppression, et les manœuvres politiques qui utilisent ces sentiments, légitimes au départ, mais de façon malsaine, au lieu de tendre vers la paix, la réconciliation, le rapprochement des peuples ? Pourquoi serait-ce un sacrilège de tenter de sortir de cette spirale de violence, et de ressentiment, sans fin ?

N'est-on pas en droit de se demander : que vaut une religion si elle ne s'accompagne pas d'une pensée critique, si elle n'est que des dogmes à suivre aveuglément sans jamais penser ? N'est-ce pas dangereux ? n'est-ce pas parfois le meilleur moyen de s'éloigner de l'essence même de cette religion, de la sagesse qu'éventuellement elle contient ? Un simple exemple : qui sont plus proches, à votre avis du Jésus des chrétiens : Martin Luther King, Sœur Emmanuelle ou alors ceux qui ont fait l'inquisition, ou encore certains Wasp au Etats-unis voire Georges Bush ?

Par ailleurs, pourquoi, si on appartient, par sa naissance, à une religion qui est attachée plus particulièrement à une population qui a été opprimée, qui a souffert devrait-on obligatoirement y rester sous peine d'être vu comme un traitre, comme un sacrilège ? N'est-ce pas malsain ? Cela va-t-il dans le sens de la paix, du pardon, de la réconciliation ? Je pense en particulier aux juifs, aux chrétiens ou aux musulmans, dont j'ai le sentiment que par beaucoup d'aspects, ils se ressemblent plus qu'ils ne diffèrent, mais qui s'opposent voire se sont parfois entretués copieusement depuis la nuit des temps. Au nom du bien ? De quel bien ? Ai-je le droit de me poser ce genre de question sans être taxé de blasphème ou de sacrilège ?

Excusez-moi, si besoin est, pour mes questions naïves.

Parfois, il est difficile de vivre en société. Pourquoi tant de gens ont-ils ce besoin de se rattacher, s'enfermer dans une identité ? Pourquoi sont-ils si peu libres ? Et pourquoi, nécessairement, penser son identité meilleure, jusqu'à être intolérant, rejeter les autres ? Ce qui est terrible, c'est que quand on appartient à un groupe, une minorité qui a souffert, on a tendance parfois à s'enfermer d'autant plus dans son identité, à se penser nécessairement meilleur que celui qui nous a opprimé parce qu'on est différent. Cette souffrance peut devenir une sorte de religion, comme sacrée. On peut même tellement se penser toujours victime, comme une religion, qu'on n'est même plus capable de voir le mal qu'on fait aux autres, et ça recommence, de nouveau, comme une spirale sans fin.

Par ailleurs l'on utilise aussi très souvent les religions à des fins politiques, pour manipuler les gens, ce qui est un mépris autant pour les gens que pour la religion et me fait penser qu'un état laïque est la condition nécessaire à une pratique religieuse libre et authentique, sans pression sociale.

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les religions ont été la cause de tant de guerres, d'horreurs ? C'est terrible ! Le pire c'est que j'ai le sentiment qu'on en est pas sorti. Je pense qu'on a besoin d'état laïques où chacun puisse vivre sa religion en respectant l'autre. Mais je pense aussi que l'on a le droit de s'interroger sur les excès, qu'un dialogue est nécessaire. Je pense, pour illustrer, qu'on donne un mauvais exemple en Europe en voulant interdire le voile islamique. Pour qui se prend-on ? Quel message cela donne-t-il ? Que l'Europe, qui a dominé, colonisé tant de parties du monde, qui a été le théâtre de révolutions violentes et des deux guerres mondiales, les pires horreurs que le monde ait connu, que l'Europe, donc, serait seulement le berceau des lumières et serait autorisée à faire la morale au reste du monde, serait un bel exemple ? Un peu d'humilité ! Ne mélangeons pas, nous non plus, politique et religion. Et que penser de ces politiques que l'on voit à la messe avec les membres de la famille royale au moment de la fête nationale ? Que signifie cette comédie anachronique ?

Mais pourquoi je parle de ça, moi ?

Ah oui, je me disais que j'en avais assez des gens sectaires, intolérants, qui toujours se rattachent à leur identité comme une sorte d'enfermement, au mépris de leur liberté et de celle des autres. C'est ce qui me fait dire que parfois j'aimerais bien vivre sur une ile déserte tellement ça me fatigue. Comme Gaugin, autre sauvage. Untel se crois supérieur parce qu'il est de telle religion, l'autre parce qu'il est d'une autre, et encore un troisième parce qu'il est athée ou "disciple" de tel ou tel philosophe... et tout ça va finir par se disputer, se détester, voire finir par s'entretuer ou vouloir dominer l'autre "au nom du bien" Il n'y a pas quelque chose qui cloche, là ?


Par exemple, regardez cet homme, plus bas, le chanteur, Lemmy Kilmister ! Certains esprits obtus pourraient se dire, qu'est-ce que c'est que ce type ? Il est violent, et puis il arbore parfois des symboles aux goûts douteux, c'est un facho ou quoi ?

Bien. Tout d'abord, non, il n'est pas violent, ce qu'il fait c'est de la musique, et dans la vie quotidienne il est plutôt calme et gentil. Beaucoup devraient avoir la sagesse de s'exprimer ainsi plutôt que de s'entretuer.

Ensuite, savez-vous que si on l'interroge pour savoir s'il se sent plutôt gaélique ou écossais par ses origines, il répond : "je me sens citoyen du monde" C'est un homme libre, qui s'est créé son personnage et sa culture à lui, et qui ne fait de mal à personne. Il possède en plus une très bonne connaissance de l'histoire, ce qui peut étonner. N'est-ce pas un personnage intéressant ? Peut-être que s'il joue avec une certaine idée que l'on se fait du "mal", comme souvent dans le hard rock et compagnie, est-ce justement, pour poser les bonnes questions, de ce qui est moral ou pas, comme une façon de renvoyer aux gens, tel un miroir, l'image de leur propre bêtise. N'est-ce pas souvent le rôle de l'art, par ailleurs ?

 

Voilà, maintenant, des gens qui me connaissent vont lire ceci. Peut-être va-t-on encore me demander : ça va ? Comme si j'étais fou... Non, je ne suis pas fou, j'aime la liberté, j'aimerais la vivre plus encore, mais le monde étant comme il est, ce n'est pas facile, et puis on ne peut pas tous aller vivre sur une ile déserte, alors tâchons de nous entendre et de nous respecter, apprenons à dialoguer, à faire preuve de sagesse, ne prenons pas des vessies pour des lanternes.

 

Quoiqu'il en soit, il y a une chose que je trouverai toujours insupportable : que l'on puisse paraître pour quelqu'un de mauvais aux yeux d'un autre parce qu'on n'aurait pas la même pratique, religieuse ou autre, ou qu'on aurait pas les mêmes origines alors qu'on sait intimement qu'on a rien fait de mal. Pourquoi toujours réduire les autres à une "identité" au mépris de leur liberté, comme si on aimerait qu'il corresponde à l'idée que l'on se fait d'eux...Personnellement, je ne me sens d'aucune culture ou identité particulière, ni d'aucune croyance. Je ne méprise pas les religions, mais j'en ai parfois assez des susceptibilités, et je n'accepterai jamais que l'on puisse me considérer comme quelqu'un de mauvais parce que je ne serais pas attaché à telle tradition, telle pratique ou tel rituel ? Est-ce vraiment cela qui est le plus important, le rituel ? J'avais la foi jusqu'à mes 10 ans environ, mais on m'a poussé, d'une certaine façon, à m'en éloigner. Rentrer dans les détails prendrait deux pages encore, j'ai assez écrit comme ça. Ce n'est pas pour cela que je ne crois à rien, ni même que je n'ai pas ce qu'on appelle une vie spirituelle.

Mais pourquoi, aussi, n'aurait-on pas le droit de se poser des questions philosophique (à mon modeste niveau...) et remettre des choses en question, quand on est choqué, qu'on aime pas les injustices ou qu'on pense que les autres se trompent ?

Vous n'êtes jamais désolés, vous, que tant de gens fasse preuve d'hypocrisie, soient si superficiels, qu'il y ait tant de paresse ou de malhonneteté intellectuelle ?

Croyez-vous que l'on puisse être heureux à se mentir toujours comme cela, ou s'enfermer dans une sorte d'angélisme bien pensant ? Ne vous êtes-vous jamais dit que, vraiment, le monde qui vous entoure est complexe ?



18/03/2009

Quelle misère

 

 

 

« C'est un malheur du temps que les fous guident les aveugles. » [William Shakespeare] (Je l'adore celle-là, pas vous ?)

 

 

Désolé si ce qui suit est ésotérique ou décousu : n'ayez pas peur !

 

 

Que j’aie pu avoir une enfance DE MERDE, et une adolescence IDEM, passe encore

Que j’aie travaillé comme un malade jusqu’à que je n’en puise plus,

Jusqu’à me retrouver dans un état de stress et de fatigue qui provoque le rire des médiocres qui ne savent même pas de quoi ils rient. Je sais, je ne suis pas le seul : mais est-ce une raison ?

Et qu’après l’on me dise que je ne comprends pas ! Jamais je n’aurais du fournir ces efforts, courrir et gesticuler comme je l'ai fait, je le regrette amèrement, et si j’avais fourni moins d'effort, l’on m’aurait mieux respecté.

Me retrouver dans un état de stress jusqu’à en devenir irritable et exédé, jusqu’au rejet, passe encore.

Savoir que ces années pendant lesquelles j’ai travaillé, j’ai été payé bien en-dessous du barème (c’est une juriste spécialiste de la question qui l’a constaté), ce qui est pourtant une obligation légale ! Personnellement j'ai la chance de vivre dans un état de droit et une démocratie, pas une dictature.

A ce propos, informer sans arrière-pensée des travailleurs sur leurs droits quand ces informations sont exactes, c'est de la diffamation pour vous ?

Que, justement, je comprenais ce qu’il m’a dit que je ne comprenais pas, c’est d’ailleurs pour cela que j’ai fait tant d’effort… Toujours je regrette.

Que des plaintes n’ont pas été entendues parce que ce personnage a dit qu’elles étaient imaginaires ! Mais qu’il est confortable de se défendre d’accusation en mettant en doute la santé mentale de celui qui se plaint. Que c’est facile. Comme ça explique tout ! Mais bien sûr ! Quelle médiocrité ! Quelle malhonnêteté !!! Comme si tout était si simple. Mais qu'il est facile d’être lâche : il suffit de se laisser glisser comme sur une pente... Peut-être crois-tu que dire ce qu'on pense serait une sorte de dérèglement de l'esprit, et que l'hypocrisie serait en fait une culture et une éducation ? Et mon cul...

Que l'on soit venu me dire un jour que l'on aurait aimé que je ne reste pas sans travailler... alors que j'étais en train de travailler (authentique !!!) Ou que l'on m'aie répété que j'avais de la chance et que c'était pire ailleurs (non en fait), passe encore. Et j'en passe et des meilleures.

Que j’aie du accepter qu’un possédé me signifie en hurlant d’un ton péremptoire « que je suis un communiste » (mais où est-il aller la chercher celle-là ? Jamais je n'aurais imaginé cela !) : cela j’y pense régulièrement je dois l’avouer et cela m’amuse beaucoup. Inévitablement cela me fait penser à ça :

 


 

 

Vous noterez que quand ils disent tous en chœur « It’s a witch » (c’est une sorcière !) on dirait qu'ils n'attendent que ça pour se défouler, qu'il suffit qu'un le dise pour que tout le monde le croie, comme si une grande vérité cachée serait révélée sous leurs yeux : ne jamais penser, hein… J’aurais du filmer la scène pour en avoir la preuve, et un souvenir. Dans le malheur, on a ses plaisirs tout de même.

 

bolchevik

Vilain bolchevik le couteau entre les dents ;-)


 Que certains aient pu se poser des questions quand à mes lectures sur l’Allemagne nazie et la deuxième guerre mondiale, j’aurais aimé leur répondre qu’ils leur serait peut-être à eux aussi profitable de tenter de mieux comprendre : pourquoi certains sont-ils si mal à l’aise avec ces sujets ?

Qu’on ait pu me moquer, ironiser, me rabaisser et tout ce qu’on voudra : quand j’y repense la bassesse et la médiocrité est plutôt de leur coté, même si je n’ai pas toujours été parfait.

Qu'on se soit cru autorisé à me faire la morale sur un ton paternaliste, que des boys-scouts soient venus faire une bonne action à me faire la charité, passe encore : ceux-là sont certainement de bons chrétiens dans leur paroisse je n'en doute pas. Quoiqu'il arrive, leurs péchés leurs seront pardonnés : c'est fort commode.

 

Et il fallait faire ami-ami/cool/sympa, nous sommes tous des frères/grande famille ! Mais que tous nous étions là pour un salaire, parce qu’on en a besoin pour vivre, que le monde est ainsi fait et qu’on en parlait pas, je trouvais cela insupportable. Certains considéraient peut-être que leur salaire supérieur étaient forcément du à leur mérite voire même leur culture ou encore qu’il correspondait à des besoins supérieurs : c’est évidemment ridicule et cela démontre une compréhension très partielle du monde, qui me fait peur. Ou alors ils sont cyniques et parfaitement conscients. Plus de transparence aurait aidé à faire mieux ami-ami (ou pas) et aurait évité les fantasmes.

 

Que je me soit retrouvé pour ainsi dire sans famille à la période la plus sombre de ma vie jusqu’ici, passe encore. Ai-je jamais eu de vie de famille ? Heureusement je revis petit à petit. Merci. En plus, c'est bientôt le printemps : il y a du soleil. Désolé, lecteurs de passage pour le texte obscur que je vous propose à lire alors qu'il a fait si beau aujourd'hui. J'étais exédé, cela va beaucoup mieux maintenant.

 Pourquoi certains, quand ils sentent qu'un autre est fragilisé, se défoulent ? Ceux-là même qui face à plus fort qu'eux rampent et se courbent ?? S'ils n'en sont pas conscient ils se croient fort ou justes.

Que j’aie tenté à ma façon de me défendre des attaques de celui qui prenait ces défenses pour des attaques personelles, celui qui toujours semblait se nourrir du ressentiment que lui procure ces attaques dont ils est la cause, que voulez-vous que j’y fasse : j’ai même fait des efforts de compréhension et je me suis dépensé sans compter comme je l’ai dit plus haut. Odieux. J’ai fait ce que j’ai pu : la manière n’était probablement pas toujours la plus adéquate. Sans doute ai-je parfois été inutilement méchant, à cause de la colère.J'aurais du me laisser faire, me résigner, cet individu se prenant toujours pour une victime, une innocente oie blanche, ayant de plus justes raisons d'opprimer ? Quand on a tant souffert, on a du mal à accepter une oppression supplémentaire, et on est parfois un peu égocentrique, je dois bien l'admettre.

 

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Ca c'est juste pour alléger le sujet ;-)

 

 

Mais alors… Qu’à présent l’on m’accuse d’un vol dont je ne suis pas l’auteur, et ce sans aucune preuve ni témoin, cela atteint des sommets de bassesse et de médiocrité à un point que je n’aurais pas imaginé. Je dois vous l’avouer, il me restait encore un soupçon d’empathie, de compréhension -quoiqu'il en pense- pour cet homme. C’est plus qu’odieux et à la fois, ridicule, grotesque. La nausée… Médiocrité je disais… A vous interroger sur l’utilité d’être honnête quand on naïf comme moi. Pour certains, ce n’est pas être honnête, c’est être con : et le contraire, c’est être malin, ce que j’appelle petit, médiocre… On ne s’est pas compris je crois. Me connaissant, jamais je n'aurais cru possible une telle accusation. C'est en dessous de tout.

 

Et il m’a dit : on ne m’aime pas !

Est-il possible qu’il conçoive qu’il extrêmement difficile pour quelqu’un d’être à la fois obéi, et aimé, quand il exerce un pouvoir sur les autres : que voulez-vous faire à cela ? Est-ce ma faute ?

Et que faut-il faire quand celui qui vous manque de respect n'a visiblement pas conscience de qu'il fait, et quand il se croit opprimé quand vous tentez de vous défendre tant bien que mal ? Que faut-il faire avec les cas comme ça ? Passer son chemin ? D'autres l'ont fait.

 

 

Voilà, lectrice, lecteur, j'aurais encore des choses à dire, car j'en ai sur le coeur, mais cela deviendrait trop indigeste. Quand on vous a fait du mal et qu'on vous dit que vous l'inventez, cela fait d'autant plus mal. Vous pensiez peut-être que l'auteur de ce blog est un exemple de sagesse, et vous voyez à présent comme il peut être susceptible, à ruminer et ressasser des choses qu'il a vécues ! C'est seulement qu'elles ont resurgis pour la raison grotesque dont je parle plus haut. Je ne suis pas parfait, et ce n'est pas bon pour la santé de ruminer, n'est-ce pas...

 

21/02/2009

Hypocrisie (2)

Il y a une question que je posais récemment ici et qui n'avait pas trouvé de réponse. Peut-être n'était-il pas élégant et positif de ma part de montrer du doigt les travers d'une religion en particulier. Est-ce pour cela que je n'ai pas eu de réponse ?

Je me posais cette question car j'ai été réellement confronté à cette grande hypocrisie, à ce point cela m'a choqué : j'avais envie de le dire. Les auteurs de cette hypocrisie semblaient ne pas la voir, ou alors la justifier par la tradition et le conformisme : si "tout le monde" fait la même chose, et depuis si longtemps, cela doit être vrai ! Quelle malhonnêteté ! Quelle pauvreté de pensée ! Peut-être même se disent-ils que, de toute façon, il leur sera pardonné. Quelle misère !

Je vais tenter alors d'apporter par moi-même quelques éléments de réponse.

Le christianisme ne propose-t-il pas une pratique à la fois trop angélique et radicale, donc presqu'impossible (cela me laisse le sentiment d'une belle idée pleine de bonne volonté, mais qui n'a pas marché), les hommes et le monde étant ce qu'ils sont ? Par exemple est-ce compatible avec le monde du travail et la vie de famille, en couple, telle qu'on la conçoit traditionnellement ? Sœur Emmanuelle par exemple aurait-elle pu faire ce qu'elle a fait si elle vivait en couple et devait travailler pour nourrir ses enfants ? Est-il possible de rester vertueux et de participer à la vie économique, au dur monde du travail ?

Tout à la fois ce merveilleux idéal chrétien ne confère-t-il pas à celui ou celle qui s'en réclame une aura particulière, voire même une forme d'autorité dont il peut tirer profit ?

N'y-at-il pas également une tradition de pensée qui participe à l'hypocrisie, qui voudrait que l'important serait dans l'intention, serait d'avoir voulu faire le bien ? Mais la bonne volonté suffit-elle ? "l'enfer n'est-il pas pavé de bonnes intentions" ? Cette façon de penser ne déresponsabilise-t-elle pas ?

Enfin, l'angélisme béat, anesthésiant, la pratique presqu'impossible donc je parle plus haut ne pousse-t-il pas à la pervesité, à faire tout ce que l'on désire vraiment, mais de façon dissimulée, détournée ? D'autant plus quand il s'agit comme souvent d'une vertu imposée de façon un peu autoritaire, par une éducation traditionelle ? Se draper d'un habit de vertu ne peut-il même pas faciliter toutes les bassesses et les comportements pervers ? Et se défaire de l'interdit imposé par l'éducation ne provoque-t-il pas un vif plaisir, cela n'aparait-il pas au yeux de beaucoup comme une sorte de vertu alternative ? Le problème n'est-il pas également la vision de ce qui serait bien ou mal qui est un peu floue dans les yeux de beaucoup, par manque de réflexion personelle ? Pourquoi la religion s'arreterait-elle à des dogmes aveugles, empêcherait-elle de penser ? Regardez ceux qui ont tenté de l'appliquer vraiment, au mieux : avaient-ils cessé de penser ?

03/09/2008

Et ta politesse ?

"A grande offrande, grande réflexion, et à politesse extrême, méfiance extême."

Mateo Alenon

 

Je vais vous faire une confidence : je me demande très régulièrement si la politesse est une vertu ! Quand je vois le sourire et les bonnes manières (de faux-cul ?) de certains, je me dis que non et je me demande : "mais qu'est-ce qu'il me veut ?" Je me pose souvent la question parce qu'on ne s'est jamais beaucoup occupé de mon éducation, je ne suis pas toujours très bien élevé, je fais des efforts mais j'en garde une sorte de handicap, pour certaines choses. Alors je me dis que parfois si la politesse enseignée aux enfants peut être une manière de leur apprendre certaines vertus qui en sont vraiment, elles,  je suis effrayé de voir que chez certains adultes la politesse n'est qu'une façade qui a quelque chose de grimaçant tellement ils sont hypocrites et font tout de façon dissimulée. Ce serait ça être adulte ?

10/06/2008

Ridicule

N'est-il pas ridicule de reprocher à un hypocrite... d'être un hypocrite ?

Pourquoi s'étonner d'avoir toujours comme réponse... des mensonges ?

Pourquoi certains ont-ils besoin de paraître ce qu'ils ne sont pas ?

Que faut-il faire ? 

21/05/2008

Nausée

La raison pourquoi les sots réussissent ordinairement dans leurs entreprises, c'est que sachant et ne voyant jamais quand ils sont importuns, ils ne s'arrêtent jamais. Or, il n'y pas d'homme assez sot pour ne savoir pas dire "donnez moi cela".  Montesquieu

Cela me manque un peu, cette façon de m'exprimer, mon ordinateur n'est pas encore remis en état, alors je profite d'un lieu public !

Toujours, je me pose des questions... peut-être ai-je besoin d'en déverser ici le trop plein. J'ai le sentiment de sortir d'un cauchemar, de sortir de l'emprise d'un pervers, d'un manipulateur odieu, sans avoir les moyens de le prouver, j'ai bien tenté de le faire, sûrement pas de la façon la plus appropriée... Le résultat  a été que cet odieu personnage a plus d'une fois mis en cause mes facultés mentales. Cela me donne envie de vomir. Cela a détruit quelque chose en moi. Jusqu'à présent je ne sais pas si cette personne est conscient de ce qu'il fait. Parce qu'il m'a toujours donné le sentiment de se plaire à croire qu'il était une sorte de bienfaiteur de l'humanité, ou une sorte de guide et de mécène à la fois. Il est surtout un démagogue et un pervers dont je ne saurai jamais dans quelle mesure il s'ignore. En tout cas j'ai compris que la maladie mentale n'est absolument pas incompabtible avec la fonction de chef d'entreprise, ni avec l'entreprise en général, et que l'entreprise permet même à de grands malades de s'exprimer sans contraintes, qu'elle peut être le lieu d'expression des frustrations,  revanches, perversités et autres, que certaines d'entre elles s'accordent bien avec le but de l'entreprise, quand il s'agit d'utiliser, manipuler, dominer, marcher sur la tête des autres etc... Cela m'a permis également de constater que l'entreprise familiale fait croire à certains que le génie serait en quelque sorte héréditaire, que par leur naissance certains appartiendraient à une sorte d'élite naturelle, ce qui non seulement est pour moi une véritable misère, mais en plus est un peu nauséeux d'un point de vue idéologique... Cela me fait penser à une phrase que j'ai lue un jour, qui m'a marqué et m'a fait penser aux aristocrates : "Nous sommes une race de seigneurs, nous avons des besoins supérieurs", qui est en fait tirée de " Mein Kampf" d'Adolf Hitler... Cela fait froid dand le dos. La nausée je disais... Sans doute que ce que j'écris ici est un peu excessif, mais je ne suis pas sur, je me suis trop laissé faire, certains ne devraient pas avoir de pouvoir sur les autres, c'est un vrai cauchemar. Peut-être mes propos paraîtront obscurs à certains, peut-être moins à d'autres...

A part cela merci pour tout vos messages, je vais très bien malgré tout, juste le besoin de m'exprimer, j'espère revenir bientôt ici avec des propos plus amusants !

"A la racine du mensonge se trouve l'image idéalisée que nous avons de nous-même et que nous souhaitons imposer à autrui" Anaïs Nin

27/04/2008

Hypocrisie (2)

Bien souvent je me suis plaint d'avoir affaire à des gens hypocrites, et même souffert car l'hypocrisie est un excellent moyen de duper, d'utiliser ou de mépriser quelqu'un. Cela peut même favoriser une réussite professionnelle par exemple. Mais qu'est-ce que l'hypocrisie exactement ? Il y a des mots qu'on utilise parfois de façon inappropriée. C'est en me penchant sur sa définition que je me suis rendu compte que l'hypocrisie véritable n'est pas si courante que cela. L'hypocrisie vraie, c'est vouloir se faire passer pour ce qu'on est pas, afin d'en tirer un avantage, c'est donc une duperie tout à fait volontaire, lucide et mensongère, c'est par exemple se faire passer pour quelqu'un de bon ou de vertueux, dans le but de duper, d'utiliser quelqu'un. Je me suis rendu compte que cela est rare, que bien souvent des gens croient de bonne foi être par exemple bons et vertueux sans l'être vraiment, et se plaisent de cette image qu'ils pensent que les autres ont d'eux. Ils se connaissent mal. Le résultat, la duperie, le mépris peuvent être pareils, de la même redoutable efficacité, la même manipulation, mais sans qu'ils s'en rendent compte ! Et dés lors, difficile de leur faire le moindre reproche vu qu'ils ne savent pas ce qu'ils font, car ils se prendraient alors pour des victimes. Que faut-il faire ? Souffrir en silence ? Se laisser faire ? Les éviter quand c'est possible ? Je crois que c'est exactement le cas (cette apparente hypocrisie) des gens ayant reçu une éducation catholique traditionnelle, comme celle des jésuites, qui ont hérité d'une certaine façon de penser, de voir les choses, et dont on dit si souvent qu'ils sont hypocrites mais qui en fait ne le sont pas vraiment, même si le résultat est le même... Il y en a qui sont tellement convaincus d'être des sortes de bienfaiteurs qu'ils ne voient plus à quel point ils peuvent être lâches, veules ou manipulateurs, ou plutôt ne l'ont jamais vu tellement on leur a appris à être comme cela. Un peu comme ces missionnaires qui ont colonisés certains pays d'Afrique, convaincu qu'ils étaient d'apporter le bien et  la civilisation, comme au Congo belge ? Est-il étonnant qu'il y ait encore maintenant parmi les classes dirigeantes traditionnelles des gens ayant reçu cette fameuse éducation catholique ? en tout cas dans mon pays la Belgique. J'avoue que c'est  pour moi un grand mystère que j'essaie de comprendre, ce lien entre un mode de pensée traditionnel et l'exercice du pouvoir,  ce lien entre l'église catholique et le pouvoir. Je constate comme beaucoup que la religion ou les idées morales peuvent être un redoutable moyen de manipulation des masses, comme par exemple avec l'Islam ou les évangélistes, que lié à un pouvoir politique, c'est d'une efficacité terrible, mais j'ai du mal à vraiment comprendre comment. Surtout dans le cas des catholiques j'aimerais comprendre, car j'ai été amené à les côtoyer, et il y a des choses qui m'ont choquées. Quelqu'un pourrait-il éclairer ma lanterne ?

Pourquoi souvent les chrétiens le sont-ils si peu ? Pourquoi la façon de penser de certains les amènent-ils à dominer, manipuler, et de cette façon « réussir » socialement, souvent de génération en génération ? Comment la religion peut-elle mener à cela ? A une attitude qui est tellement loin de Jésus dont ils se réclament ? Je m'y perds et j'aimerais sincèrement mieux comprendre... Peut-être mes pensées comme je les livre ici sont un peu confuses ? Est-ce bien clair ce que je dis ici ? J'aimerais mieux comprendre également ce lien très fort qui existe visiblement entre l'église, l'aristocratie, le pouvoir et cette façon de toujours se considérer comme une sorte d'élite naturelle, d'avoir de soi-disant qualités morales supérieures (et des besoins supérieurs ?), et même, le lien qui existe visiblement entre tout cela et les différentes « idéologies » fascistes ? J'aimerais sincèrement comprendre, et certainement des historiens, sociologues et autres ont beaucoup écrit là-dessus. J'en ai lu quelques-uns d'ailleurs. Cela demande du courage ce genre de lecture, j'aimerais approfondir cela...

 

A propos de l'hypocrisie j'ai trouvé quelques citations qui m'ont beaucoup plu, qui se rapprochent de ma façon de voir les choses, peut-être cela permettra à ceux que cela intéresse de continuer la réflexion :

 

« Les hypocrites ce sont les plus dangereux de tous les méchants, parce qu'ils ont l'air bon et que l'on ne se méfie pas d'eux » Pamphile Lemay

 

« Hypocrite. Celui qui, professant des vertus pour lesquelles il n'a aucun respect, en retire l'avantage d'avoir l'air de ce qu'il méprise » Ambroise Bierce

 

« Faut-il cesser d'être vertueux parce qu'il y a des hypocrites ? » Tristan Bernard

 

« Qui a l'âme élevée sans être fort, sera hypocrite ou abject » Henri Michaux

21/04/2008

Hypocrisie

Pourquoi tant de personnes ayant reçu une éducation catholique (et particulièrement jésuite) sont-ils à ce point hypocrites, au point de ne plus le voir tellement ils ont l'habitude d'être comme ça, et peut-être croient-ils se justifier en pensant que de toute façon tout le monde est pareil... Ah oui ?

12/03/2008

Morale

 "La vraie morale se moque de la morale" Blaise Pascal

 

 

Pourquoi une majorité de gens n'ont-ils des préoccupations morales que par rapport à ce que les autres vont penser d'eux, pour donner d'eux-mêmes une image flatteuse, mais non pas pour la morale ? Que vaut la morale si elle n'est qu'une sorte de policier que les gens ont dans la tête, à travers le regard des autres, sans la liberté ? N'est-il pas alors étonnant que beaucoup font ce qu'ils veulent vraiment par derrière, de façon dissimulée, détournée ? Comme ça la "morale" est sauve ?

 

29/11/2007

Eloge des gens simples

 
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James Ensor 
 
 
 
Etre désinterressé,
Mais tout de même par calcul
 
Bienveillant, charitable,
Par amour pour soi-même et les belles vertus
Qu'on se plaît à penser que les autres voient en soi
 
Un grand sourire,
Mais faux, comme pour dire
Regarde comme moi je suis gentil
 
Séduire
Pour utiliser
 
Faire de son corps
Un objet
Pour parvenir à ces fins
Manipuler, calculer
 
S'intéresser aux autres,
Condescendant, 
"Regarde comme moi je m'intéresse à toi"
 
S'intéresser à la culture
Parce qu'on sait se la payer
Pour se plaîre à dire de soi
Qu'on est au-dessus des autres
 
S'imaginer supérieur
Quant on est seulement privilégié
 
Vivre dans un monde d'apparences,
De fantasmes et de faux-semblants
De ricanements et de flatteries intéressées
Se dire que c'est ça la réalité
"Parce que tout le monde est comme ça"
Se dire alors que c'est bien
Enfin peut-être
On ne sait plus
 
Savoir que l'on crée l'envie, la jalousie,
En jouir
 
Et quand on rit
On ne rit pas
On ricane
Ou on ironise sur les misères des autres 
 
Et quand on sourrit
C'est une grimace
 
Quand on fait de si beaux mensonges,
Avec un si beau sourire,
On semble encore plus vrai que vrai
On devrait faire du théâtre
 
Quand on ment, on se plaît à croire
Que les autres y croient,
Parce qu'ils ne disent rien
 
Comme disait Jacques Brel
"Que chez ces gens-là", on ne vit pas, monsieur, on triche
...on ne cause pas, monsieur, on compte...
 
Peut-on être heureux quand on sait la haine qu'on provoque?
Peut-on jouir vraiment au dépend des autres?

 
J'en ai assez des grimaces
Des ricaneurs
Et des faux-semblants
 
 
 
Je cherche encore des femmes et des hommes vrais,
Simples à aimer.
 
 

22/11/2007

Conseils aux malades

1. A proscrire

-Le ricanement

-Le petit rire nerveux accompagné de spasmes ridicules

-Le petit sourire en coin

-Les messes basses (chuchotements)

-Le conformisme aveugle
 

Et en général, tout ce qui est faux et rentré, qui reste en dedans est mauvais, car cela crée des angoisses et d'autres maladies de l'esprit. 

 

2. En revanche, sont excellents pour la santé

-Le rire sincère et communicatif

-le sourire béat

-Les hurlements et autres excentricités

-une respiration ample, profonde

-La fantaisie 

 

 

26/10/2007

Les radoteurs hypocrites ne passeront pas! (Eloge du conflit... verbal)

 

 

Le

POLITIQUEMENT CORRECT

vous ennuie?

 

3monkeys

 

 

Hé bien, dites  ce que vous

pensez,

Au moins on pourra commencer

à se parler.