13/01/2010

La haine, le manque de respect

 

Est-il sensé d'en vouloir à celui qui vous a fait don de sa haine, vous a appris à vous penser victime, ne vous a pas appris à aimer les gens et qui, jusqu'à présent, ne vous respecte pas vraiment, comme il n'a jamais su le faire ? Que faire sachant qu'il donne le sentiment de ne pas se rendre compte qu'il vous manque de respect ? Il est à ce point irrationnel, toujours dans ces fantasmes...

Il y en a qui partent sur de mauvaises bases... On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a, qu'est-ce que vous voulez. Le pire c'est que soi-même on a peur de devenir un être narcissique, froid et sans amour, alors qu'on en a souffert. Comme les efforts pour échapper à cela sont fatigants !

Désolé, lectrice, lecteur de passage de t'imposer ces propos un peu ésotériques... Mais peut-être trouveront-ils écho en toi, qui sait, je ne sais pas ce que tu as vécu !


Parfois je me dis que l'important n'est pas tellement d'avoir eu un père, une mère, etc. mais bien l'amour qu'on a eu, la façon dont on a été aimé, la sagesse qu'on vous a transmis, la vision du monde, des gens... (pas les discours) Mais aussi qu'on peut apprendre et grandir tout les jours.

07/11/2009

Rébellion

Pourquoi certains, qui visiblement se pensent rebelles, en révolte contre la société sont-ils à la fois aussi fermés ?

Leur problème est-il qu'ils n'acceptent pas le monde dans lequel ils sont ? En ont peur ? Ne le comprennent pas ? Qu'ils n'aiment pas les gens ? Peut-être qu'ils ont étés rejetés ? Pourquoi ? 

Ne voyez aucune conclusion dans mes propos : je me pose seulement des questions sur ce qui m'entoure.

J'en ai même croisé comme cela, qui avaient l'air de se penser "en révolte", pensant avoir de bonnes raisons de l'être, avoir une éthique supérieure et se pensant meilleurs, différents et même, se pensant "de gauche" mais méprisant profondément le peuple, se prenant même pour une sorte de petite aristocratie, des gens intelligents, mais d'une intelligence rationnelle, bonne pour les sciences, la logique, mais témoignant d'une méconnaissance (ou un désintérêt ?) profond des sciences humaines, de l'Histoire, cumulant les amalgames, les approximations allant même jusqu'à trouver des arguments valables à l'antisémitisme, au racisme ou à l'homophobie, mélangeant tout de façon très superficielle, avec une sorte d'hypocrisie aveugle presque de bonne foi, d'angélisme, des gens manifestant par ailleurs souvent un intérêt pour la nature, les sciences naturelles, mais aussi parfois pour tout ce qui est un peu ésotérique et magique, voire pour les substances qui altèrent leurs sens (ou apaise leurs angoisses...)

Comme si leur intelligence très cartésienne (et cynique, misanthrope ?) avait besoin de cela. Peut-être est-ce une preuve que la science rationnelle n'explique pas tout, qu'elle ne permet pas nécessairement de se connaitre soi-même ? La preuve peut-être qu'il est possible d'avoir une très bonne compréhension scientifique de phénomènes extérieurs à soi tout en étant à peu près ignorant de toutes ces émotions en soi, dont on est le théâtre ? Peut-être, justement parce que l'attention est toujours portée à l'extérieur de soi ?

Peut-être leur manque-t-il aussi, comme on le dit souvent, l'intelligence du cœur et des émotions en plus de la cognitive pour pouvoir comprendre vraiment ? Comme il est stupide aussi de considérer que la science peut tout expliquer ? Comme ces rationalistes qui moquent les religions en se basant sur les sciences ? N'y a-t-il pas des concepts qui échappent à la science ? Rien que l'infini ou l'éternité par exemple ? Peut-être est-ce pour cela que les rationalistes font leur crise d'ésotérisme, comme ça leur prend parfois ?

J'ai personnellement été étonné que certaines personnes ayant réussi des études universitaires, qui étaient très forts dans leur domaine, ont gardé une sorte de bêtise concernant la psychologie, l"âme humaine" ainsi qu'une compréhension très partielle de la société qui les entoure. Par manque d'expérience concrète ? A cause d'un trop grand recul quand d'autres n'en ont pas assez ? Comme s'ils vivaient dans un monde parallèle, théorique ? Mais, aussi, qui peut prétendre comprendre la société dans tout ses aspects ?

Ne leur manque-t-il pas tout simplement... l'amour dans le regard qu'ils posent sur ce qui les entoure ? Certains verraient-ils de haut ce  qu'ils semblent considérer comme mièvreries inutile et effusions ridicules ? Se croyant au-dessus de cela ?  Croyant avoir mieux à faire ? Est-ce vraiment de cela qu'il s'agit ? Pourquoi  certaines personnes sont-elles si froides ? Comme si elles n'éprouvaient plus de sentiments ? J'ai lu récemment que cela pouvait être lié à certaines maladies mentales. Mais s'agit-il d'une maladie ou d'une sorte de personnalité ? Quelle est la différence d'ailleurs ?

Désolé lecteur, lectrice, si ce que je tente d'exprimer ici peut paraître confus ! C'est que je tente moi-même d'y voir clair, et que ça ne l'est pas toujours. Enfin, ces interrogations sont basées sur des choses observées autour de moi, mais qu'il n'est pas simple, tout compte fait, d'exprimer ou de tenter de comprendre.

Il ne s'agit pas pour moi de mépriser les intellectuels ni de sombrer dans une sorte de populisme qui voudrait ça, ce n'est pas mon genre je crois. En plus les questions que je me pose ici ne concernent pas que les intellectuels ou les universitaires... Mais n'est-on pas en droit de se demander s'il n'est pas dangereux d'être trop un pur intellectuel, ou du moins s'il ne manque pas alors quelque chose ? Personnellement je suis parfois choqué d'entendre que certains présenteraient l'intelligence comme une sorte de valeur ultime... N'est-elle pas qu'un outil ? N'est-ce pas le but qu'elle sert qui est important ? N'y a-t-il pas des salauds, ou encore des pervers qui s'ignorent ou presque, intelligents ?

14/12/2008

Terrible

 

Ne trouvez-vous pas terrible que ce soit parfois ceux qui ont connu le rejet, l'exclusion qui ont du mal à accepter les autres ?

Et que ce soit souvent ceux qui n'ont jamais connu beaucoup d'amour qui ont du mal à en donner ?

11:20 Écrit par Francis dans EN BREF | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : amour, exclusion, solitude, injustice, rejet |

17/04/2008

Autoexclusion ?

 

solitude

 

 

 

 

N'existe-t-il pas des gens qui, ayant souffert du manque d'amour, d'affection, du rejet, de la solitude ont du mal à imaginer qu'on puisse les aimer vraiment, comme ils sont ? Qui alors s'excluent eux-même, parce qu'ils n'imaginent pas qu'autre chose puisse exister ?

Que faut-il faire avec les gens comme ça ?

19:11 Écrit par Francis dans LES AUTRES | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : amour, exclusion, solitude |

05/04/2008

Citations

J'adore les citations, ces petites phrases certes tirées de leur contexte, mais qui toujours donnent à penser. Il y a des sites qui en contiennent des dizaines de milliers : vous tapez un mot, un auteur et vous obtenez plein de choses à lire. Magique ! Je ne m'ennuie jamais.

Parfois je tombe sur une phrase qui me fait dire "c'est vrai" et je sens du réconfort d'avoir pu lire chez un autre, mieux exprimé que je ne n'aurais pu le faire, quelque chose que je sens en moi ou à laquelle j'avais souvent pensé avant.

Par exemple dernièrement j'ai trouvé ceci : 

 

"L'occident ne mesure pas toujours la haine que lui vouent des peuples humiliés et offensés par sa prospérité, son passé impérial, son présent dominateur, son appui à des régimes féodaux corrompus." Alain Peyrefitte

 

Ce qui me fait dire que s'il n'est pas bon de répondre à la haine par la haine, il convient aussi d'être conscient et de considérer ce qui la provoque, de comprendre pourquoi cette haine existe ! Parfois j'ai honte d'être européen.

 

Et tant que j'étais dans les citations, comme l'on parle beaucoup de Martin Luther King mort il y a 40 ans, en voici quelques-unes de lui que j'aime bien :

"Tout le monde peut être important car tout le monde peut servir à quelque chose"

"La race humaine doit sortir des conflits en rejetant la vengeance, l'agression et l'esprit de revanche. Le moyen d'en sortir est l'amour"

"L'homme bon ne regarde pas les particularités physiques mais sait discerner les qualités profondes qui rendent les gens humains, et donc frêres"

 

 

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 "Beaucoup de gens n'ont pas de peur plus terrible que de prendre une position qui s'écarte nettement et clairement de l'opinion courante"

 

Luther King était un homme libre, qui au lieu de toujours se conformer au monde, était profondément non-conformiste, car il savait que ce qu'il faisait était juste. Il se disait disciple de Jésus... Ne l'était-il pas ? Beaucoup de chrétiens ne devraient-ils pas s'en inspirer ? Pourquoi tant de chrétiens sont-ils si conformistes, et même réactionnaires ?

19:57 Écrit par Francis dans À MÉDITER | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : citations, martin luther king, amour, haine, chretiens |

28/03/2008

Les timides

 
  
 
 
shy

 
 
L'autre jour, je parlais ici de timidité, et par la suite je me suis fait la réflexion, ben voilà une chose dont on parle finalement assez peu et pourtant voilà un sujet réellement intéressant !
Par exemple, n'avez-vous jamais remarqué que c'est une chose pour laquelle on a très rarement du respect, et qu'en plus parfois les timides ou les anciens timides sont particulièrement méchants voire odieux entre eux ? En tout cas il me semble évident  que c'est une chose que l'on respecte chez les autres d'autant mieux qu'on l'accepte chez soi, que l'on s'aime soi-même. Cela dépend aussi de la conscience que l'on a de soi-même, car il s'agit d'abord de se voir tel qu'on est ! S'aimer et s'accepter soi-même est un premier pas pour grandir et s'améliorer !
Mais pourquoi, bien souvent, les gens sont-ils si méchants avec les timides ? Parce que c'est contagieux ! Parce que beaucoup, quand ils voient quelqu'un mal à l'aise, embarassé, qui s'exprime avec difficulté, ont peur, sentent une angoisse qui manquent de leur faire à leur tour perdre leurs moyens. Et comme beaucoup n'aiment pas du tout montrer cette image-là d'eux-même, pour échapper à cela, la lâcheté aidant, la majorité suivant sa pente, ils préfèrent dominer, mépriser, ironiser, parler plus fort, etc... Et même, parfois se défouler copieusement et faire mal gratuitement, parfois consciement, parfois pas.  Pourquoi ? N'est-ce pas entre autres un problème culturel ? Dans beaucoup de sociétés la timidité n'est-elle pas considérée comme une tare, quelque chose de honteux, voire un retard, quand le dominateur, celui qui vit toujours à l'extérieur de lui-même, toujours en démonstration, qui marche sur la tête des autres, qui "réussit " est valorisé ?
Et pourtant, même si c'est une souffrance qui peut proprement pourrir la vie quotidienne, elle peut être à l'origine, chez certains, d'une existence peu ordinaire, comme si c'était un moteur poussant à toujours se dépasser, et en même temps la cause d'une vie intérieure qui peut être plus riche et vertueuse que la moyenne. Par ailleurs le fait d'être introverti et sensible amène parfois à voir le monde, l'extérieur avec plus de lucidité, parce qu'on voit mieux les choses quand on est en retrait. Un exemple célèbre ? Gandhi a été pendant longtemps très timide... Et il avait un regard très lucide sur le monde, en plus d'un amour de la vérité.
Bien, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit ! Je ne veux pas dire qu'il s'agirait d'une sorte de supériorité, mais bien d'une particularité du caractére qui peut amener souvent bien malgré soi, à ces qualités de vie intérieure, de vertu et de lucidité. Mais, bien sûr, pas obligatoirement, et c'est avant tout une souffrance. Mais regardez l'action de Gandhi : des méthodes de timide, silencieuses, à l'opposé du despote autoritaire qui s'agite, hurle, et écrase tout sur son passage parce qu'il croit avoir toujours raison...
 
Et si l'on apprenait à aimer avant de croire que l'on sait ?
 
Pour continuer la réflexion, voici quelques citations très intéressantes que j'ai trouvé :
 
 
"Rien n'est plus arrogant qu'un timide qui a vaincu sa timidité" Toni Ungerer
 
"La timidité, source inépuisable de malheurs dans la vie pratique, est la cause directe, voire unique de toute richesse intérieure" Emil Michel Cioran
 
"Et puis, chose bizarre, le premier symptôme de l'amour vrai chez un jeune homme, c'est la timidité, chez une jeune fille, c'est la hardiesse" Victor Hugo
 
 
Ah, Victor Hugo, il avait l'oeil tout de même ; on pourrait dire la même chose des moins jeunes par ailleurs ! 
 
 
charlotte


23/03/2008

Marilyn Monroe

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Voici une personnalité qui m'a toujours intrigué. Voilà une femme très belle, mais qui disait d'elle qu'on ne lui avait jamais appris, quand elle était petite, à être heureuse. J'ai le sentiment que, très tôt, elle s'est sentie rejetée, pas à sa place et toute sa vie cela l'a poursuivi. Tellement peur d'être rejetée qu'elle a toujours tout fait pour que tout le monde l'aime, comme si elle n'en avait jamais assez, de l'amour, elle faisait toujours tout pour faire plaisir à tout le monde, la peur de mal faire lui faisait réaliser tout ce qu'elle entreprenait le mieux possible, elle vivait pour les autres, comme enfermée à la surface d'elle-même, prisonnière de l'image qu'elle voulait donner d'elle. Et les autres n'imaginaient sans doute même pas la tristesse qu'elle avait en elle, qu'elle était malheureuse...
Bien sûr, c'est comme ça que je le sens, je peux me tromper : je ne l'ai pas connue, et même si je l'avais connue, je n'aurais pas été à sa place. Elle avait sans doute une personnalité plus complexe que l'image qu'on avait d'elle. Je ne sais que ce que j'ai pu lire, voir et entendre à son sujet.
 
Tellement de gens aimaient cette femme, encore maintenant il y a quelque chose qui touche les gens, ce n'est pas par hasard. Ce n'est pas seulement une histoire de mythe ou d'image, il y a autre chose je crois. Sa vie tragique n'encourage-t-elle pas à gratter le vernis des apparences de ce que l'on voit chez les autres ?

22:31 Écrit par Francis dans LES AUTRES | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : marilyn monroe, rejet, amour, tristesse, apparence |

20/03/2008

Comme ça...

 


Pensées du soir, comme elles sortent : s'il s'agit vraiment d'Amour, c'est toujours moral. Pourquoi cela ne le serait pas ? Pourquoi alors s'en priver ? On ne vit qu'une fois, n'est-ce pas ? J'aimerais tellement savoir si c'est partagé, ne fut-ce qu'un peu. Pourquoi ai-je toujours peur d'être rejeté, comme si c'était écrit sur mon front. Pourquoi ai-je si souvent le sentiment que je fais peur aux autres, qu'on ne m'aime pas, ou alors de loin, par charité, mais alors c'est pas ça de l'amour. C'est quoi l'amour ? On sait tellement ce que c'est mais on aurait du mal à l'expliquer vraiment... Et puis à quoi bon ? Que vaut la vie sans amour ?


 

"L'amour, c'est l'occasion unique de mûrir, de prendre forme, de devenir soi-même un monde, pour l'amour de l'être aimé." Rainer Maria Rilke

 
"Qui sans amour existe ?" Serge Gainsbourg

 

amoureux

22:27 Écrit par Francis dans BESOIN DE M'EXPRIMER | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : amour, exclusion, peur |

06/03/2008

Timidité

Vous avez un physique attrayant, alors on imagine plein de choses, par exemple que vous avez eu une vie amoureuse remplie, des aventures, etc. Ben non vraiment pas du tout, mais alors vraiment pas du tout du tout. Alors maintenant on va peut-être imaginer que vous avez des inhibitions sexuelles liées à votre éducation ou que sais-je. Ben non plus. Une femme timide, quoi qu'on dise elle a encore une chance, mais un homme, là pas de cadeau !

Non je souffre d'une timidité maladive, à mon âge c'est terrible, j'y comprend rien et parfois j'en ai assez, il y a des choses qui vous gâchent littéralement la vie. La majorité des gens n'ont aucun respect pour ça, aucun. Ils ne comprennent rien, ils ont parfois peur, ou alors ils se défoulent, ils sont carrément sadiques. Il y a des jours, c'est lourd.

La prochaine fois j'écrirai ici des choses plus passionnantes, je ne parle pas beaucoup de moi sur ce blog, il n'y a pas grand-chose à dire

 

 

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sorry

 

16/02/2008

Rencontre

 
Rousseau
Henry Rousseau, un soir de carnaval
 
 
 
 
 
 
Ne vous est-il jamais arrivés de faire de belles rencontres, de vous retrouver face à un(e) autre et vous dire que vous vous comprennez naturellement, de sentir chez cette personne de l'amour et du respect sans même qu'il ne soit nécessaire de  le dire ? C'est tellement rare, cela fait tellement de bien ce genre de rencontre, cela rend la vie si belle, tant les relations humaines peuvent être par ailleurs tendues et compliquées. Quel bonheur de pouvoir se laisser aller à être soi face à cet autre qu'on sent si proche. Il y a des choses que l'on sent comme cela, au-delà des apparences et des paroles. N'est-il pas reposant de penser à quelqu'un qui vous accepte tel que vous êtes, avec qui vous avez le sentiment d'être compris ?
Même les silences en sa présence prendraient sens, sans gène ni lourdeur.
Que vaudrait la vie sans pareil mystère ?
 
 
 
 
 
"Dans la vie, il est des rencontres stimulantes qui nous incitent à donner le meilleur de nous-même, il est aussi des rencontres qui nous minent et qui peuvent finir par nous briser " Marie-France Hirigoyen
 
"On ne peut pas dire pourquoi. La raison de l'amour, c'est l'amour. La raison de l'amour c'est qu'on aime." Vladimir Jankélévitch 

22:58 Écrit par Francis dans LES AUTRES | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : amour, rencontre, respect, mystere, bonheur |

25/12/2007

L'amour de charité ?


charité
 
 
 
 
Tout d'abord une précision : ce qu'on appelle "la charité" était bien loin à l'origine de ce qu'on en a fait. C'était l'amour pour tout les hommes, même et en particulier pour ses ennemis, pour ceux qui nous ont fait du mal. Une belle idée propre à briser ce cercle vicieux de violences qui, d'injustices en revanches, pourri le monde depuis longtemps. Il y en a qui préfèrent alors dire agapé, qui avait ce sens-là en grec ancien, ce qui a l'avantage de ne pas prêter à confusion, même si ça fait pédant...
Un sens tout différent de cette sorte d'aumône condescendante, qui rabaisse qu'en a fait l'église, l'aristocratie et puis la bourgeoisie, et qui est plutôt un amour pour soi...
 
Il me semble qu'il existe une façon d'aimer qui ne rend pas service. Si l'on aime quelqu'un parce qu'on sait qu'il a souffert, par compassion, parce qu'on prend part à sa douleur, veut-on vraiment que cette souffrance cesse, que la personne aimée se montre autrement que comme une pauvre victime ? N'est-ce pas plutôt les belles qualités de coeur, les beaux sentiments que l'on se plaît à voir que les autres voient en soi que l'on aime, plutôt que l'autre qu'on se plaît à considérer comme une victime ? La plupart de nos actions ne sont-elles pas avant tout par interèt, par amour-propre ?
 
"Je t'aime parce que je sais que tu as souffert, je sais que tu as besoin de mon amour et si tu cesses de souffrir comment pourrais-je encore t'aimer ?" Parfois je me demande si ce n'est pas ce genre de mécanisme qui mène au sado-masochisme, si ce n'est pas la perversion de cette idée positive de départ d'amour de charité, perversion qu'en ont fait les hommes, les religions, qui méne à cela. Se taper dessus parce qu'on s'aime, en retirer du plaisir ? Parfois je ne comprends pas tout le mystère et la littérature qu'on fait autour du sado-masochisme, et surtout cette espèce de supériorité  condescendante de la part de ceux qui pratiquent à l'égard des autres, petits sourires du coin des lèvres à l'appui ! Pour se complaire à croire qu'on cache mieux sa misère et son désespoir avec ses rituels de domination et autre? Cela va-t-il dans le sens de plus de bonheur ? S'utiliser l'un l'autre pour son plaisir propre, pour un plaisir éphémère, l'oubli d'un instant vaut-il mieux que la simplicité, l'amour vrai, le respect ?
La simplicité, qui n'est pas la bétise, ni la naïveté, est une qualité rare... Reste à savoir ce qu'est réellement "l'amour vrai" ! Pas si simple...
 
 

01/12/2007

Fred Chichin

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Vraiment, ça m'a fait quelque chose. Je les aimais bien. On voyait qu'ils s'aimaient, eux. Elle l'aimait bien son grand  timide.
 
 

 
 
 

17:27 Écrit par Francis dans ACTUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : rita mitsouko, fred chichin, amour |

28/11/2007

Egocentrisme

 

 

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Je ne sais pas si vous avez constaté, mais les gens qui ont

connu pendant longtemps la solitude, l'exclusion, le rejet sont

parfois terriblement égocentriques, agressifs et susceptibles.

Car, qui a pensé à eux sinon eux-mêmes? Un peu de patience

avec ces gens-là. Il faut parfois voir avec le coeur,

au-delà des apparences!

07:38 Écrit par Francis dans À MÉDITER | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : rejet, exclusion, amour, solitude, patience |

21/11/2007

tolérance

Celui qui me tolère, il le fait sans doute par amour-propre, pour la belle tolérance qu'il se plaît à penser qu'on voit en lui.

Mais celui qui me respecte, c'est parce qu'il m'aime, non?

Faute d'amour, prenons déjà la tolérance, c'est toujours ça. 

18:59 Écrit par Francis dans EN BREF | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : amour, tolerance, respect, amour-propre |

29/10/2007

Raclement de gorge et rire nerveux

 

Dans des moments de fragilité, n'avez-vous jamais été confrontés à ces attitudes détestables à votre égard, de ces petites phrases méchantes, de ces petits sourires en coin, des raclements de gorges, des haussements de sourcils ou des petits rires nerveux, hi hi hi, et l'on vous rit au nez, et cela vous fait mal, comme si l'on remettait votre existence tout entière en cause, comme si l'on voulait vous dire qu'il serait mieux que vous n'existiez pas, qu'il vaudrait mieux que vous alliez cacher votre existence...

Pourquoi? Ceux qui font cela, le font-ils consciemment? Ont-ils peur? De quoi? Veulent-ils échapper à cette part de fragilité en eux qu'ils voient soudainement face à eux, chez un autre? Et qui les met mal à l'aise? Alors, ils préfèrent dominer, écraser celui ou celle dont ils ne supportent pas de voir la faiblesse? Par manque d'amour? Pourquoi avoir tant de mal à montrer son amour? Est-ce une faiblesse? Et mépriser quelqu'un de fragile, cela rend-il fier de soi? Ou a-t-on honte de soi? La honte, au moins, pousse à être meilleurs! Qu'en pensez-vous?

22:03 Écrit par Francis dans À MÉDITER | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : fragilite, mepris, existence, honte, peur, amour |

21/09/2007

Les mythomanes

Pourquoi tant de gens croient-ils si facilement les mythomanes ou les menteurs? Parce qu'en général ils sont séduisants? Parce qu'on préfère se complaire à croire un mensonge grossier énoncé avec aisance par quelqu'un de souriant plutôt qu'une réalité souvent plus complexe, énoncé par quelqu'un de sérieux? Parce qu'on refuse la profondeur? Parce que beaucoup de gens ont du mal à penser par eux-même, à douter de ce qu'on leur dit, par conformisme : si "tout le monde" pense que c'est vrai, forcément cela doit être vrai, ne cherchons pas plus loin... Et si tout le monde le fait, c'est que ça doit être bien... Cela me fait peur, le conformisme : surtout cette façon de considérer ce qui est "normal" et ce qui ne l'est pas, exclusivement en fonction du fait que cela existe en grand nombre ou pas, sans aucune considération morale ou rationelle, et avec l'exclusion, la peur voire même la haine qui vont avec! Et le pire, c'est que non seulement on a tendance à rejeter celui dont on a peur parce qu'il ne nous ressemble pas, mais en plus on a tendance à se complaire à croire qu'il peut être responsable de nos propres échecs ou de nos malheurs, et conformisme aidant, si l'on se complaît à plusieurs dans ce mensonge, on s'encouragera l'un l'autre à croire que c'est vrai... La solidarité dans la veulerie et la lacheté! Imaginez si c'est une nation entière qui se complaît à croire au même mensonge, leur très grand nombre n'enlèvera pas le fait que c'est un mensonge! Copernic avait bien raison tout seul... mais sans doute ne le considérait-on pas comme étant "normal"?

Alors, que faire? Apprendre à ouvrir les yeux ; commencer par accepter le monde tel qu'il est, dans sa complexité... et aimer du mieux qu'on peut, sans avoir peur...

Au fait... si le conformisme fait peur, l'anticonformisme gratuit qui se voudrait une vertu par le seul fait d'être anticonformiste est ridicule, non? Allez, assez pensé, je vais bientôt aller me coucher! Bonne nuit ; Bonne journée

08/09/2007

Barbarie

En général, celui qui aime les gens et qui veut bien faire se soucie de ne pas faire à autrui ce qu'il n'aimerait pas qu'on lui fasse.

Tout autre chose est de s'autoriser à exiger d'un autre ce qu'on s'impose à soi-même ou ce que l'on a subi! Dans le cas d'une personne qui se méprise lui-même, pour qui le bonheur et le bien-être n'a pas d'importance, ça fait froid dans le dos!

La vie est terrible : ce sont souvent ceux qui ont du mal à être heureux, pour qui le bonheur (ou supposé tel) des autres est insuportable qui font du mal. Que faire? Commencer par ne rejeter personne,  et aimer du mieux qu'on peut.  La tolèrance ne suffit pas : "on vous tolère", le  respect c'est déjà mieux, ainsi que l'Amour...

 

23:48 Écrit par Francis dans À MÉDITER | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : amour, bien, mal, bonheur |

06/09/2007

sado-masochisme

Pourquoi y-a-t'il tant de gens qui paraissent ne pouvoir aimer quelqu'un que s'ils savent que cette personne a souffert? Est-ce là l'origine du sado-masochisme? Cet amour aide-t'il à sortir de cette souffrance? Est-il bon de toujours se prendre pour une victime?