12/12/2009

Subversif

Pourquoi l'honnêteté intellectuelle, la recherche de vérité (dans le sens historique ou journalistique) sans complaisance apparaît subversive à certains ?

Pourquoi, lorsqu'on tente de voir les choses telles qu'elles sont, et non comme on aimerait qu'elles soient, qu'on tente de prendre de la distance, certains se sentent-ils insultés, et qu'on aimerait vous réduire à un pro-ceci ou anti-cela, quand votre but n'est pas d'être partisan, mais d'essayer d'y voir clair ?

07/11/2009

Rébellion

Pourquoi certains, qui visiblement se pensent rebelles, en révolte contre la société sont-ils à la fois aussi fermés ?

Leur problème est-il qu'ils n'acceptent pas le monde dans lequel ils sont ? En ont peur ? Ne le comprennent pas ? Qu'ils n'aiment pas les gens ? Peut-être qu'ils ont étés rejetés ? Pourquoi ? 

Ne voyez aucune conclusion dans mes propos : je me pose seulement des questions sur ce qui m'entoure.

J'en ai même croisé comme cela, qui avaient l'air de se penser "en révolte", pensant avoir de bonnes raisons de l'être, avoir une éthique supérieure et se pensant meilleurs, différents et même, se pensant "de gauche" mais méprisant profondément le peuple, se prenant même pour une sorte de petite aristocratie, des gens intelligents, mais d'une intelligence rationnelle, bonne pour les sciences, la logique, mais témoignant d'une méconnaissance (ou un désintérêt ?) profond des sciences humaines, de l'Histoire, cumulant les amalgames, les approximations allant même jusqu'à trouver des arguments valables à l'antisémitisme, au racisme ou à l'homophobie, mélangeant tout de façon très superficielle, avec une sorte d'hypocrisie aveugle presque de bonne foi, d'angélisme, des gens manifestant par ailleurs souvent un intérêt pour la nature, les sciences naturelles, mais aussi parfois pour tout ce qui est un peu ésotérique et magique, voire pour les substances qui altèrent leurs sens (ou apaise leurs angoisses...)

Comme si leur intelligence très cartésienne (et cynique, misanthrope ?) avait besoin de cela. Peut-être est-ce une preuve que la science rationnelle n'explique pas tout, qu'elle ne permet pas nécessairement de se connaitre soi-même ? La preuve peut-être qu'il est possible d'avoir une très bonne compréhension scientifique de phénomènes extérieurs à soi tout en étant à peu près ignorant de toutes ces émotions en soi, dont on est le théâtre ? Peut-être, justement parce que l'attention est toujours portée à l'extérieur de soi ?

Peut-être leur manque-t-il aussi, comme on le dit souvent, l'intelligence du cœur et des émotions en plus de la cognitive pour pouvoir comprendre vraiment ? Comme il est stupide aussi de considérer que la science peut tout expliquer ? Comme ces rationalistes qui moquent les religions en se basant sur les sciences ? N'y a-t-il pas des concepts qui échappent à la science ? Rien que l'infini ou l'éternité par exemple ? Peut-être est-ce pour cela que les rationalistes font leur crise d'ésotérisme, comme ça leur prend parfois ?

J'ai personnellement été étonné que certaines personnes ayant réussi des études universitaires, qui étaient très forts dans leur domaine, ont gardé une sorte de bêtise concernant la psychologie, l"âme humaine" ainsi qu'une compréhension très partielle de la société qui les entoure. Par manque d'expérience concrète ? A cause d'un trop grand recul quand d'autres n'en ont pas assez ? Comme s'ils vivaient dans un monde parallèle, théorique ? Mais, aussi, qui peut prétendre comprendre la société dans tout ses aspects ?

Ne leur manque-t-il pas tout simplement... l'amour dans le regard qu'ils posent sur ce qui les entoure ? Certains verraient-ils de haut ce  qu'ils semblent considérer comme mièvreries inutile et effusions ridicules ? Se croyant au-dessus de cela ?  Croyant avoir mieux à faire ? Est-ce vraiment de cela qu'il s'agit ? Pourquoi  certaines personnes sont-elles si froides ? Comme si elles n'éprouvaient plus de sentiments ? J'ai lu récemment que cela pouvait être lié à certaines maladies mentales. Mais s'agit-il d'une maladie ou d'une sorte de personnalité ? Quelle est la différence d'ailleurs ?

Désolé lecteur, lectrice, si ce que je tente d'exprimer ici peut paraître confus ! C'est que je tente moi-même d'y voir clair, et que ça ne l'est pas toujours. Enfin, ces interrogations sont basées sur des choses observées autour de moi, mais qu'il n'est pas simple, tout compte fait, d'exprimer ou de tenter de comprendre.

Il ne s'agit pas pour moi de mépriser les intellectuels ni de sombrer dans une sorte de populisme qui voudrait ça, ce n'est pas mon genre je crois. En plus les questions que je me pose ici ne concernent pas que les intellectuels ou les universitaires... Mais n'est-on pas en droit de se demander s'il n'est pas dangereux d'être trop un pur intellectuel, ou du moins s'il ne manque pas alors quelque chose ? Personnellement je suis parfois choqué d'entendre que certains présenteraient l'intelligence comme une sorte de valeur ultime... N'est-elle pas qu'un outil ? N'est-ce pas le but qu'elle sert qui est important ? N'y a-t-il pas des salauds, ou encore des pervers qui s'ignorent ou presque, intelligents ?

13/07/2008

Bassesse

Pourquoi faut-il que certains ramènent toujours tout à leur propre bassesse, comme s'ils aimeraient amener les autres dans leur caniveau ? Pour s'y sentir moins seuls ou rassurés ? Pourquoi ceux-là considèrent-ils de simples considérations morales-que l'on pourrait discuter-comme des attaques personnelles, auxquelles ils répondent... bassement ? Est-ce un jeu ? Pourquoi toujours voir le monde comme extérieur à soi, toujours se prendre pour une victime, se donner tant de valeur et rabaisser les autres ? Pourquoi toujours croire que les responsables de la violence du monde, les salauds, ce sont les autres  au point de ne plus se voir soi-même, convaincu qu'on est de sa soi-disant éthique?  Que vaut une "éthique" basée sur la haine et le désir de revanche. ? Même si l'on a souffert, qu'est-ce que cela vaut ? Et pourquoi certains utilisent-ils la "morale" pour manipuler, dominer les autres  sans même parfois s'en rendre compte ? Et moi qui suis-je pour dire ça ? Un pauvre fou qui se pose trop  de questions , qui croyait naïvement changer les autres ?
 
 
"Pour se faire excuser ses bassesses, ou pour les justifier, l'homme a besoin de savoir qu'il y a pire que lui." Félix Leclerc
 
"Le principe de tous les maux de l'homme, de la bassesse, de la lâcheté, ce n'est pas la mort, mais plutôt la crainte de la mort" Epictète
 
"La suprême bassesse de la flatterie, c'est d'encourager l'ingratitude" Victor Hugo
 
 
Ca m'épate toujours, que des gens aient pu écrire des choses qui restent si vraies à des époques parfois si éloignées de la nôtre ... N'en déplaise à ceux qui croient toujours vivre "dans  un monde moderne en progrès constant", je crois que les hommes n'ont pas changés fondamentalement, peut-être les connait-on un peu mieux et encore. Et je n'ai personnellement pas le sentiment de vivre en dehors de mon époque, d'être nostalgique du passé ou réactionnaire. Qu'on m'en préserve !!!
 

10/06/2008

Ridicule

N'est-il pas ridicule de reprocher à un hypocrite... d'être un hypocrite ?

Pourquoi s'étonner d'avoir toujours comme réponse... des mensonges ?

Pourquoi certains ont-ils besoin de paraître ce qu'ils ne sont pas ?

Que faut-il faire ? 

21/04/2008

Hypocrisie

Pourquoi tant de personnes ayant reçu une éducation catholique (et particulièrement jésuite) sont-ils à ce point hypocrites, au point de ne plus le voir tellement ils ont l'habitude d'être comme ça, et peut-être croient-ils se justifier en pensant que de toute façon tout le monde est pareil... Ah oui ?

06/04/2008

Ethique et perversité

Pourquoi ai-je régulièrement constaté que certaines personnes ayant des préoccupations éthiques apparemment élevées et profondes ont une part sombre... particulièrement sombre, c'est à dire une ambivalence marquée, des cotés pervers, lâches ou hypocrites marqués ?

Ne faut-il pas alors, si l'on veut vraiment devenir meilleur, commencer par reconnaître ses erreurs ? N'est-ce pas à partir de là que l'on commence à être meilleur ? Encore faut-il être le plus conscient possible de soi-même.

 

Notez que quand j'utilise les mots pervers ou perversité cela ne parle pas spécialement de sexualité, je dis cela car parfois des gens se disent que "pervers" voudrait dire "qui aime le sexe", étrange, pour moi c'est aussi naturel qu'aimer la nourriture et ce serait plutôt les privations, frustrations mals vécues qui auraient tendance à rendre  pervers... les curés pédophiles par exemple.

Alors pour ceux que cela intéresse, voici des extraits du Petit Robert pour "pervers" 

Au sens littéraire : "Qui est enclin au mal, se plaît à faire le mal ou à l'encourager"

Au sens pathologique : "Sujet caractérisé par une perversion des instincts élémentaires, qui accomplit systématiquement des actes immoraux, antisociaux"

Antonymes : bon, vertueux

Encore faudrait-il définir ce qu'est le mal et les actes immoraux, on n'est pas sorti de l'auberge..

18/03/2008

Question idiote

Il y a des jours, je me pose des questions stupides, car la réponse est dans la question...

Par exemple aujourd'hui je me demandais : pourquoi les lâches ont-ils souvent besoin d'un souffre-douleur,  et pourquoi alors choisisent-ils plus faible, plus fragile qu'eux ?

La réponse est évidemment : parce qu'ils sont lâches !

La bonne question ne serait-elle pas alors : pourquoi, ou comment sont-ils lâches ? Aïe, ça se complique...

12/03/2008

Morale

 "La vraie morale se moque de la morale" Blaise Pascal

 

 

Pourquoi une majorité de gens n'ont-ils des préoccupations morales que par rapport à ce que les autres vont penser d'eux, pour donner d'eux-mêmes une image flatteuse, mais non pas pour la morale ? Que vaut la morale si elle n'est qu'une sorte de policier que les gens ont dans la tête, à travers le regard des autres, sans la liberté ? N'est-il pas alors étonnant que beaucoup font ce qu'ils veulent vraiment par derrière, de façon dissimulée, détournée ? Comme ça la "morale" est sauve ?

 

16/02/2008

Dialogue de sourds

Pourquoi ai-je souvent du mal à dialoguer vraiment avec des gens qui se complaisent sans cesse dans leurs mensonges, les fantasmes et la malhonnêteté intellectuelle ? Comme un dialogue de sourds, comme si nous étions sur deux planètes différentes ? Est-ce moi qui suis intolérant ? Ai-je tord de parfois avoir du mal à tolérer ceux qui participent à la violence du monde, à l'exclusion, mais n'en ont pas conscience, ou à peine, et qui sont les premiers à s'étonner de cette violence et cette exclusion ? Et qui me croient "en dehors de la réalité" parce que je parle peu ? Ai-je tord d'avoir du mal à tolérer ceux qui se croient autorisés à utiliser les autres comme moyens pour arriver à leurs fins ?
Mais est-ce parce que j'ai l'esprit critique que je suis mieux que les autres ? qu'en est-il de mon action ? Je voudrais faire plus que ça, et quelque chose d'efficace, mais quoi ?

25/01/2008

Pourquoi, pourquoi, etc.

Pourquoi méprise-t-on souvent le premier de la classe, ou celui qui veut s'élever un peu ? Pourquoi tant de haine pour ceux qui sont doués pour telle ou telle chose ? Faut-il alors se complaire dans la médiocrité ou la lourdeur pour plaire, pour ricaner avec les autres, pour ne pas être rejeté ?

Par ailleurs, pourquoi toujours assimiler la culture et le savoir aux classes dominantes ? Est-ce aussi simple ? Pourquoi la connaissance donnerait-elle à priori du pouvoir et des privilèges ? Pourquoi certains ont-il tant de mépris pour les intellectuels ? Et pourquoi juger les autres d'après leur QI ? N'est-il pas ridicule d'ironiser sur le "manque d'intelligence" de quelqu'un, et de le rejeter ? La bétise est-elle seulement une question de QI ?

 

Et pourquoi d'autres ont-ils tant de haine pour ceux qu'ils pensent heureux ?  Faudrait-il être malheureux pour leur plaire, pour, à nouveau, ne pas être rejeté ?

Je suis peut-être énervant, moi, avec mes pourquoi, pourquoi,  ...