10/04/2008

Chuuut

 

 

 

 

 

ange

  

 

 

 

 

Qui es-tu ?

 

Toutes mes excuses pour ceux qui m'ont laissé gentillement un message ici, mais j'ai préféré effacer ce texte, je regrette d'avoir écrit cela, pourtant c'était sincère, mais je regrette que cela puisse être lu par certaines personnes. Que cela prête à rire ou que sais-je. Qu'est-ce qui m'a pris ? J'ai souvent le sentiment d'un malentendu entre les hommes et les femmes. Comme je l'ai lu il n'y a pas longtemps les hommes sont souvent plus naturellement simples, en tout cas certains, dans le bon sens du terme. Voici l'extrait d'une belle définition... simple :"(...) Etre ce qu'on est, sans se soucier de le paraître, sans s'efforcer d'être autre chose, c'est ne pas faire semblant, c'est n'être ni snob ni intéressé, ni hystérique ni manipulateur(...)"

(à suivre, je complèterai ceci quand j'aurai le temps)

Qu'ai-je fait pour mériter cela ? 

 

 

20:17 Écrit par Francis dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (5) |

09/03/2008

Henry Michaux

J'ai été voir samedi une exposition de reliures et "livres-objets"au musée de Mariemont. Il y avait de très belles choses, mais un détail m'a paru étrange : beaucoup d'ouvrages reliés étaient en fait des livres de poésie d'Henry Michaux.

Comme si pour des travaux de reliure d'art comme ceux-là, le chic du chic était de montrer des livres de poésie et particulièrement de cet auteur là. Et l'on peut d'ailleurs se demander si le relieur ou son client sont réellement de vrais lecteurs d'Henry Michaux, ou si c'est seulement pour faire bien, pour mettre de belles reliures dans son intérieur, parce que cet auteur, ainsi que sa maison d'édition (entre autre) Gallimard cela fait bien, il y a comme une aura de mystère...

Cet homme m'a passionné, obsédé, et il y a une période de ma vie où j'ai tout lu, allant jusqu'à rechercher des raretés dans différentes bibliothèques, même des textes non réedités dans d'anciennes revues... J'aurais même aimé le rencontrer, lui parler s'il n'était pas mort. Tellement je me retrouvais là-dedans, tellement j'avais par ailleurs le sentiment d'être  incompris. Si cela vous inquiète, si vous connaissez un peu Michaux, rassurez-vous, je vais mieux !

Je crois que ce qu'il a écrit, par nécessité (comme les lecteurs de poésie le font en général, par nécessité) était une expérience, une tentative de trouver un langage à soi qui rendrait compte de son être intérieur. Or il se trouvait que ce langage me touchait profondément, qu'il me parlait, qu'il parlait aussi de moi, que pour la première fois je retrouvais dans des textes des parts entières de moi-même, comme si, excusez-moi, j'avais trouvé à travers l'intimité de la lecture un autre malade comme moi... Avec le recul je me dis que Michaux  a peut-être touché plus de gens que je ne le crois, que d'autres également peuvent y trouver des parts d'eux-même, particulièrement à l'adolescence ou à des moments de doute, d'angoisse, quand la vie est un peu difficile... Ce qui m'a aussi marqué par la suite, c'est de lire la vie et la description du personnage qu'il était, les mêmes façons d'embarassé, les mêmes moments de silence,la volonté de rester à l'écart, de ne pas se laisser photographier. Au fait pourquoi souvent nous les humains avons besoin de nous reconnaître chez les autres ?

D'autres croient se reconnaître, font des projections, c'est un autre problème. Qui a le don de m'énerver...

 

Quelques extraits pourraient aider à mieux comprendre :

"Par hygiène, peut-être, j'ai écrit Mes propriétés, pour ma santé. Sans doute n'écrit-on pas pour autre chose, ne pense-t-on pas autrement [...] Rien de l'imagination volontaire des professionnels. Ni thèmes, ni développements, ni construction, ni méthode. Au contraire la seule imagination de l'impuissance à se conformer."*

"Ce livre, cette expérience donc qui semble toute venue de l'égoïsme, j'irais bien jusqu'à dire qu'elle est sociale, tant voilà une opération à la portée de tout le monde et qui semble devoir être si profitable aux faibles, aux malades et maladifs, aux enfants, aux opprimés et inadaptés de toute sorte."*

"Ces imaginatifs souffrants, involontaires, perpétuels, je voudrais de cette façon au moins leur avoir été utile. N'importe qui peut écrire Mes propriétés."*

 

Ou encore quelques titres d'ouvrages :

 

Lointain intérieur

Ailleurs

Je vous écris d'un pays lointain

Epreuves, Exorcismes

Face aux verroux

Poésie pour pouvoir

Connaissance par les gouffres

Une voie pour l'insubordination

 
etc...

Il existe peu d'auteur aussi étrange, aussi unique, qui mèle de cette façon poésie, humour, provocation et parfois le fantastique ou la science-fiction, mais qui a en fait toujours réussi à échapper à ces genres dans lesquels on aimerait le cataloguer... Et si cela vous tente, la plupart de ces écrits existent évidemment en collection de poche, plus économique que ces reliures de luxe!

 

 

*Postface de "La nuit remue" 

23/11/2007

De l'autre coté de l'écran

 
 
colombe


 
 
Ô mon visiteur 
Qui es-tu?
 Comme j'aimerais te connaître!
Quel vent te mène?
 
Il fait trop sombre ici
Mes derniers propos sont pesants
 
 -Alors-
 
J'aimerais à présent me faire léger comme le vent
Être un océan d'Amour sans fin
 
Une belle lumière
Qui inondera ton visage
 
 Un vent frais
Qui aérera ton esprit
 
Un élan 
Qui brisera tes pensées d'échec
 
Mes pensées...
 
Qui t'élèvent,
Te soutiennent,
T'accomplissent...
 
Va mon ami(e)
Va en Paix
 
 

21:32 Écrit par Francis dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : poesie |