25/04/2010

Folie héréditaire

Ne vous êtes-vous jamais dit qu'il y avait des folies héréditaires telles la mégalomanie ou la paranoïa ? D'ailleurs est-ce que ce sont des maladies ou des formes de personnalité ? Cela viendrait-il des gènes ou de l'éducation, de l'exemple ? Je crois avoir des exemples proches mais j'ai des doutes ^^

On peut d'autant plus se poser la question quand ces "maladies" poussent à la réussite sociale ! Tel le mégalomane qui continuellement se surestime, surestime son importance sociale, ses capacités d'intelligence ou autre, même s'il en a un peu... ce qui l'amène à faire ce qu'autrement il ne ferait pas, n'oserait pas s'il possédait plus d'humilité ou de lucidité. N'est-ce pas aussi lié à un complexe d'infériorité ou un désir de revanche ??? Qui sait ce qui se passe dans le ciboulot des gens comme ça ? Parfois cela peut être les autres, qui, à cause du milieu (privilégié) dans lequel vous êtes né, voudraient voir en vous une forme de supériorité et vous pousseraient à être ce qu'ils attendent de vous... Parfois cela mène au ridicule quand on commence à afficher des particularités ou coqueteries vestimentaires qui tendrait à prouver cette soi-disant supériorité (de celles que les snobs  et autres amateurs de blason adorent singer, comme si forcément c'était un modèle) alors qu'on a surtout simplement hérité de pouvoirs et de privilèges, peut-être parfois lourds à porter, certes...

Ou le parano, qui continuellement marche sur la tête des autres, mais, dans sa folie, ne le voit pas, et dés lors s'étonne des réactions, se prend pour une victime... Le persécuteur qui se prend pour un persécuté... Le pire c'est que souvent celui-là est extrêmement soucieux de logique et de rationalité, a des explications à tout, mais souvent peu d'amour ou de vrai respect pour les gens... trop irrationnel, pas assez logique pour lui sans doute. Cela donne des petits chefs, de ceux qui ont besoin de dominer, et souvent si l'on creuse un peu, on constate qu'ils se prennent pour des victimes. Faut-il s'étonner qu'il y en ait plus dans les couches sociales dominantes, vu que c'est c'est un trait de caractère qui pousse à dominer (et éventuellement, à gravir l'échelle sociale), et qu'il est plus confortable évidemment de se voir comme une victime, ou même de se voir plus vertueux que les autres et le monde autour, mauvais, que de se voir comme un salaud qui marche sur la vie des autres et a peur de la violence qu'en fait lui-même il crée sans même s'en rendre compte...


Mais, peut-être, je divague... (je n'en suis pas sur)


Si jamais un spécialiste de la question passe par ici qu'il n'hésite pas à m'éclairer, ou à completer, tant j'ai le sentiment de n'avoir que survolé le sujet ; on n'en sait jamais assez.

21/11/2008

Anarchie

anarchie


Comme d'autres j'imagine, j'ai du mal à concevoir que l'on puisse, vraiment se réclamer de l'anarchie ou encore de l'alternative libertaire,...

Sans se perdre dans les contradictions et la malhonnêteté intellectuelle.

Le pire c'est qu'alors on passerait au yeux de ces gens pour un horrible réactionnaire, ou pour le mal personnifié, quelqu'un de mauvais, parce qu'on n'adhèrerait pas à leur généreuse utopie parfaitement angélique et dangereuse, un peu comme avec les intégristes religieux.

Car que vaut la liberté des anarchistes ? Comprenez que je n'utilise pas le terme "anarchie" dans le sens péjoratif, mais bien cet idéal d'autonomie et de liberté respectueuse des autres, sans état, etc. Il y a un sens historique qui par la suite est devenu péjoratif...

Qui sont ceux qui se réclament de l'anarchie ? Des despotes autoritaires en puissance, haineux, méprisant le peuple, considérant qu'il n'est pas digne de leur idéal de liberté, que le peuple ne serait pas près, pas mature pour cela ? Quelle différence alors avec le paternalisme des dictateurs ?

Ou alors, à l'instar de la grande bourgeoisie ou de l'aristocratie par le passé, des oisifs qui profitent des autres, de ce qu'ils produisent, tout en les critiquant et luttant pour un utopique changement radical dont on a le sentiment, les hommes étant comme ils sont, qu'il n'arrivera jamais ? Cette anarchie-là ne doit-elle pas rester un rêve réconfortant qu'on garde en soi, comme le paradis des croyants ?

Des fous dangereux, violents, aveugles ?

Comment peut-on vouloir par exemple, supprimer les états, la police et l'armée, sachant qu'Hiroshima et Nagasaki ont existés, et que la bombe atomique existe ? Que j'aimerais que toutes ces armes n'existent pas ! Mais quoi qu'on fasse, elles existent et elles sont terribles ! Quand bien même elles n'existeraient plus, certains savent comment les fabriquer ! Comment peut-on dés lors, au regard de ce simple exemple, prôner la liberté totale ? N'est-ce pas vouloir la destruction du monde ? Vouloir faire mille fois pire tout en voulant faire mieux ? Ou alors je n'ai rien compris : peut-être ne veut-on plus d'état, mais avec un état quand même ? Ou alors peut-être veut-on vraiment la destruction du monde, considérant qu'il est mauvais et que soi, l'on est bien meilleurs, que le monde ne nous mérite pas, qu'il n'est pas à la hauteur de notre bel idéal de liberté totale ? Les fascistes ne pensaient pas moins.

Et si la liberté, le bonheur, étaient à trouver à l'intérieur de nous même, au lieu de vouloir changer radicalement le monde qui nous entoure, et se rendre malheureux parce qu'on en a peur et qu'on ne l'accepte pas ? N'est-il pas mieux de commencer à accepter le monde tel qu'il est ? Et considérer par la suite ce qu'on peut y apporter comme changement véritable, durable et surtout possible, faute de pouloir faire table rase et refaire le monde à sa guise... Mais, je le sais, le monde est plus difficile à accepter par ceux que l'on exclu que par ceux qui en jouissent et que l'on flatte...

Je suis sûr qu'il y en a que ça gène, que l'on pose des questions comme ça ! Ne sont-elles pas essentielles ? Pourquoi s'enfermer dans un angélisme dangereux et après se croire plus vertueux que les autres ???

27/04/2008

Hypocrisie (2)

Bien souvent je me suis plaint d'avoir affaire à des gens hypocrites, et même souffert car l'hypocrisie est un excellent moyen de duper, d'utiliser ou de mépriser quelqu'un. Cela peut même favoriser une réussite professionnelle par exemple. Mais qu'est-ce que l'hypocrisie exactement ? Il y a des mots qu'on utilise parfois de façon inappropriée. C'est en me penchant sur sa définition que je me suis rendu compte que l'hypocrisie véritable n'est pas si courante que cela. L'hypocrisie vraie, c'est vouloir se faire passer pour ce qu'on est pas, afin d'en tirer un avantage, c'est donc une duperie tout à fait volontaire, lucide et mensongère, c'est par exemple se faire passer pour quelqu'un de bon ou de vertueux, dans le but de duper, d'utiliser quelqu'un. Je me suis rendu compte que cela est rare, que bien souvent des gens croient de bonne foi être par exemple bons et vertueux sans l'être vraiment, et se plaisent de cette image qu'ils pensent que les autres ont d'eux. Ils se connaissent mal. Le résultat, la duperie, le mépris peuvent être pareils, de la même redoutable efficacité, la même manipulation, mais sans qu'ils s'en rendent compte ! Et dés lors, difficile de leur faire le moindre reproche vu qu'ils ne savent pas ce qu'ils font, car ils se prendraient alors pour des victimes. Que faut-il faire ? Souffrir en silence ? Se laisser faire ? Les éviter quand c'est possible ? Je crois que c'est exactement le cas (cette apparente hypocrisie) des gens ayant reçu une éducation catholique traditionnelle, comme celle des jésuites, qui ont hérité d'une certaine façon de penser, de voir les choses, et dont on dit si souvent qu'ils sont hypocrites mais qui en fait ne le sont pas vraiment, même si le résultat est le même... Il y en a qui sont tellement convaincus d'être des sortes de bienfaiteurs qu'ils ne voient plus à quel point ils peuvent être lâches, veules ou manipulateurs, ou plutôt ne l'ont jamais vu tellement on leur a appris à être comme cela. Un peu comme ces missionnaires qui ont colonisés certains pays d'Afrique, convaincu qu'ils étaient d'apporter le bien et  la civilisation, comme au Congo belge ? Est-il étonnant qu'il y ait encore maintenant parmi les classes dirigeantes traditionnelles des gens ayant reçu cette fameuse éducation catholique ? en tout cas dans mon pays la Belgique. J'avoue que c'est  pour moi un grand mystère que j'essaie de comprendre, ce lien entre un mode de pensée traditionnel et l'exercice du pouvoir,  ce lien entre l'église catholique et le pouvoir. Je constate comme beaucoup que la religion ou les idées morales peuvent être un redoutable moyen de manipulation des masses, comme par exemple avec l'Islam ou les évangélistes, que lié à un pouvoir politique, c'est d'une efficacité terrible, mais j'ai du mal à vraiment comprendre comment. Surtout dans le cas des catholiques j'aimerais comprendre, car j'ai été amené à les côtoyer, et il y a des choses qui m'ont choquées. Quelqu'un pourrait-il éclairer ma lanterne ?

Pourquoi souvent les chrétiens le sont-ils si peu ? Pourquoi la façon de penser de certains les amènent-ils à dominer, manipuler, et de cette façon « réussir » socialement, souvent de génération en génération ? Comment la religion peut-elle mener à cela ? A une attitude qui est tellement loin de Jésus dont ils se réclament ? Je m'y perds et j'aimerais sincèrement mieux comprendre... Peut-être mes pensées comme je les livre ici sont un peu confuses ? Est-ce bien clair ce que je dis ici ? J'aimerais mieux comprendre également ce lien très fort qui existe visiblement entre l'église, l'aristocratie, le pouvoir et cette façon de toujours se considérer comme une sorte d'élite naturelle, d'avoir de soi-disant qualités morales supérieures (et des besoins supérieurs ?), et même, le lien qui existe visiblement entre tout cela et les différentes « idéologies » fascistes ? J'aimerais sincèrement comprendre, et certainement des historiens, sociologues et autres ont beaucoup écrit là-dessus. J'en ai lu quelques-uns d'ailleurs. Cela demande du courage ce genre de lecture, j'aimerais approfondir cela...

 

A propos de l'hypocrisie j'ai trouvé quelques citations qui m'ont beaucoup plu, qui se rapprochent de ma façon de voir les choses, peut-être cela permettra à ceux que cela intéresse de continuer la réflexion :

 

« Les hypocrites ce sont les plus dangereux de tous les méchants, parce qu'ils ont l'air bon et que l'on ne se méfie pas d'eux » Pamphile Lemay

 

« Hypocrite. Celui qui, professant des vertus pour lesquelles il n'a aucun respect, en retire l'avantage d'avoir l'air de ce qu'il méprise » Ambroise Bierce

 

« Faut-il cesser d'être vertueux parce qu'il y a des hypocrites ? » Tristan Bernard

 

« Qui a l'âme élevée sans être fort, sera hypocrite ou abject » Henri Michaux

01/03/2008

Grâce

 

denis
Maurice Denis, 1908

 

 

Il y a une chose qui me touche particulièrement chez les autres : ce qu'on appelle la grâce. Ce mot ayant de nombreux sens, j'ai été voir au dictionnaire ; je n'ai pas trouvé une définition qui me satisfait réellement, qui corresponde à l'idée que j'en ai. Mais j'ai trouvé une phrase de Victor Hugo qui s'en approche un peu plus :  "Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps." J'ajouterais que cela n'a rien à voir avec la beauté du corps, l'apparence, et que c'est absolument indépendant du milieu social ou culturel.
 
Comme chez certains la lourdeur, l'hypocrisie, le calcul, la fausseté, la veulerie leur sortent des pores de la peau, jusqu'à leur déformer les traits du visage, même la silhouette toute entière et transformer leur sourire en un horrible rictus. On dirait qu'ils sont les seuls à ne pas le voir. Ce ne sont pas les beaux vêtements ou les belles paroles qui y changeront quelque chose.
 
Quand d'autres ont une élégance naturelle, ce qu'il est convenu d'appeller "la beauté intérieure", cela transparaît sur leur attitude toute entière, les rend libres. Leur sourire est naturel et communicatif. Une élégance et une fierté naturelle qui je pense met à l'abri de bien des tourments de l'âme... Le genre de compagnie qui vous fait sentir la même chose qu'en présence d'une peinture ou d'un beau texte, qui vous touche au plus profond de votre être, qui vous élève...
 
 
 

 

25/12/2007

L'amour de charité ?


charité
 
 
 
 
Tout d'abord une précision : ce qu'on appelle "la charité" était bien loin à l'origine de ce qu'on en a fait. C'était l'amour pour tout les hommes, même et en particulier pour ses ennemis, pour ceux qui nous ont fait du mal. Une belle idée propre à briser ce cercle vicieux de violences qui, d'injustices en revanches, pourri le monde depuis longtemps. Il y en a qui préfèrent alors dire agapé, qui avait ce sens-là en grec ancien, ce qui a l'avantage de ne pas prêter à confusion, même si ça fait pédant...
Un sens tout différent de cette sorte d'aumône condescendante, qui rabaisse qu'en a fait l'église, l'aristocratie et puis la bourgeoisie, et qui est plutôt un amour pour soi...
 
Il me semble qu'il existe une façon d'aimer qui ne rend pas service. Si l'on aime quelqu'un parce qu'on sait qu'il a souffert, par compassion, parce qu'on prend part à sa douleur, veut-on vraiment que cette souffrance cesse, que la personne aimée se montre autrement que comme une pauvre victime ? N'est-ce pas plutôt les belles qualités de coeur, les beaux sentiments que l'on se plaît à voir que les autres voient en soi que l'on aime, plutôt que l'autre qu'on se plaît à considérer comme une victime ? La plupart de nos actions ne sont-elles pas avant tout par interèt, par amour-propre ?
 
"Je t'aime parce que je sais que tu as souffert, je sais que tu as besoin de mon amour et si tu cesses de souffrir comment pourrais-je encore t'aimer ?" Parfois je me demande si ce n'est pas ce genre de mécanisme qui mène au sado-masochisme, si ce n'est pas la perversion de cette idée positive de départ d'amour de charité, perversion qu'en ont fait les hommes, les religions, qui méne à cela. Se taper dessus parce qu'on s'aime, en retirer du plaisir ? Parfois je ne comprends pas tout le mystère et la littérature qu'on fait autour du sado-masochisme, et surtout cette espèce de supériorité  condescendante de la part de ceux qui pratiquent à l'égard des autres, petits sourires du coin des lèvres à l'appui ! Pour se complaire à croire qu'on cache mieux sa misère et son désespoir avec ses rituels de domination et autre? Cela va-t-il dans le sens de plus de bonheur ? S'utiliser l'un l'autre pour son plaisir propre, pour un plaisir éphémère, l'oubli d'un instant vaut-il mieux que la simplicité, l'amour vrai, le respect ?
La simplicité, qui n'est pas la bétise, ni la naïveté, est une qualité rare... Reste à savoir ce qu'est réellement "l'amour vrai" ! Pas si simple...
 
 

13/09/2007

Humilité

keena1

Humilité : voilà un mot que j'aime bien, mais dans ce sens-là : état de celui qui a cessé de se croire supérieur, j'y pense souvent et je crois que cela m'influence, même si je sais que je ne suis pas toujours un modèle, mais on apprend tous les jours, n'est-ce pas?

Et voici la définition qu'en donne André Comte Sponville, de laquelle je me suis inspiré :

HUMILITE
 
 Être humble, c'est avoir le sentiment de sa propre insuffisance. C’est pourquoi c'est une vertu : être suffisant, c'est manquer à la fois de lucidité et d'exigence. Voyez par exemple la prétention de Greuze, Boucher, Fragonard, et l'humilité de Chardin. On ne confondra donc pas L'humilité avec la haine de soi, encore moins avec la servilité ou la bassesse. L'homme humble ne se croit pas inférieur aux autres : il a cessé de se croire supérieur. Il n'ignore pas ce qu'il vaut, ou peut valoir : il refuse de s'en contenter. Vertu humble (qui se vanterait de la sienne prouverait par là qu'il en manque), mais nécessaire. C'est le contraire de l'orgueil, de la vanité, de l'amour aveugle de soi-même, de la complaisance, de la suffisance, j'y reviens, et c’est pourquoi elle est si précieuse : il ne lui manque qu'un peu de simplicité et d'amour pour être bonne absolument.

ghandi

 

07/09/2007

mégalomanie

dictateur1

J'ai toujours adoré les définitions et les dictionnaires! Cela permet souvent d'y voir plus clair.

Par exemple, la mégalomanie :

Folie des grandeurs ; forme de mythomanie qui porte l'individu à se croire démesurément riche, empereur ou Dieu : elle se caractérise en général par une tendance de l'individu à surestimer tant sa valeur physique que ses capacités intellectuelles et son importance sociale.(...)

tiré d'un vieux dictionnaire de la philosophie Larousse,

Intéressant, non?

Vous n'en connaissez pas, vous?

Il y a bien sûr des cas célèbres, et ô combien dangereux :

hitler_discours

mussolini2
Au fou! Au fou!

21:33 Écrit par Francis dans DÉFINITIONS | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : megalomanie, hitler, mussolini |