07/11/2009

Rébellion

Pourquoi certains, qui visiblement se pensent rebelles, en révolte contre la société sont-ils à la fois aussi fermés ?

Leur problème est-il qu'ils n'acceptent pas le monde dans lequel ils sont ? En ont peur ? Ne le comprennent pas ? Qu'ils n'aiment pas les gens ? Peut-être qu'ils ont étés rejetés ? Pourquoi ? 

Ne voyez aucune conclusion dans mes propos : je me pose seulement des questions sur ce qui m'entoure.

J'en ai même croisé comme cela, qui avaient l'air de se penser "en révolte", pensant avoir de bonnes raisons de l'être, avoir une éthique supérieure et se pensant meilleurs, différents et même, se pensant "de gauche" mais méprisant profondément le peuple, se prenant même pour une sorte de petite aristocratie, des gens intelligents, mais d'une intelligence rationnelle, bonne pour les sciences, la logique, mais témoignant d'une méconnaissance (ou un désintérêt ?) profond des sciences humaines, de l'Histoire, cumulant les amalgames, les approximations allant même jusqu'à trouver des arguments valables à l'antisémitisme, au racisme ou à l'homophobie, mélangeant tout de façon très superficielle, avec une sorte d'hypocrisie aveugle presque de bonne foi, d'angélisme, des gens manifestant par ailleurs souvent un intérêt pour la nature, les sciences naturelles, mais aussi parfois pour tout ce qui est un peu ésotérique et magique, voire pour les substances qui altèrent leurs sens (ou apaise leurs angoisses...)

Comme si leur intelligence très cartésienne (et cynique, misanthrope ?) avait besoin de cela. Peut-être est-ce une preuve que la science rationnelle n'explique pas tout, qu'elle ne permet pas nécessairement de se connaitre soi-même ? La preuve peut-être qu'il est possible d'avoir une très bonne compréhension scientifique de phénomènes extérieurs à soi tout en étant à peu près ignorant de toutes ces émotions en soi, dont on est le théâtre ? Peut-être, justement parce que l'attention est toujours portée à l'extérieur de soi ?

Peut-être leur manque-t-il aussi, comme on le dit souvent, l'intelligence du cœur et des émotions en plus de la cognitive pour pouvoir comprendre vraiment ? Comme il est stupide aussi de considérer que la science peut tout expliquer ? Comme ces rationalistes qui moquent les religions en se basant sur les sciences ? N'y a-t-il pas des concepts qui échappent à la science ? Rien que l'infini ou l'éternité par exemple ? Peut-être est-ce pour cela que les rationalistes font leur crise d'ésotérisme, comme ça leur prend parfois ?

J'ai personnellement été étonné que certaines personnes ayant réussi des études universitaires, qui étaient très forts dans leur domaine, ont gardé une sorte de bêtise concernant la psychologie, l"âme humaine" ainsi qu'une compréhension très partielle de la société qui les entoure. Par manque d'expérience concrète ? A cause d'un trop grand recul quand d'autres n'en ont pas assez ? Comme s'ils vivaient dans un monde parallèle, théorique ? Mais, aussi, qui peut prétendre comprendre la société dans tout ses aspects ?

Ne leur manque-t-il pas tout simplement... l'amour dans le regard qu'ils posent sur ce qui les entoure ? Certains verraient-ils de haut ce  qu'ils semblent considérer comme mièvreries inutile et effusions ridicules ? Se croyant au-dessus de cela ?  Croyant avoir mieux à faire ? Est-ce vraiment de cela qu'il s'agit ? Pourquoi  certaines personnes sont-elles si froides ? Comme si elles n'éprouvaient plus de sentiments ? J'ai lu récemment que cela pouvait être lié à certaines maladies mentales. Mais s'agit-il d'une maladie ou d'une sorte de personnalité ? Quelle est la différence d'ailleurs ?

Désolé lecteur, lectrice, si ce que je tente d'exprimer ici peut paraître confus ! C'est que je tente moi-même d'y voir clair, et que ça ne l'est pas toujours. Enfin, ces interrogations sont basées sur des choses observées autour de moi, mais qu'il n'est pas simple, tout compte fait, d'exprimer ou de tenter de comprendre.

Il ne s'agit pas pour moi de mépriser les intellectuels ni de sombrer dans une sorte de populisme qui voudrait ça, ce n'est pas mon genre je crois. En plus les questions que je me pose ici ne concernent pas que les intellectuels ou les universitaires... Mais n'est-on pas en droit de se demander s'il n'est pas dangereux d'être trop un pur intellectuel, ou du moins s'il ne manque pas alors quelque chose ? Personnellement je suis parfois choqué d'entendre que certains présenteraient l'intelligence comme une sorte de valeur ultime... N'est-elle pas qu'un outil ? N'est-ce pas le but qu'elle sert qui est important ? N'y a-t-il pas des salauds, ou encore des pervers qui s'ignorent ou presque, intelligents ?

Commentaires

Bonsoir Francis Très bon billet !
J'aime beaucoup ton blog.
Je passe te souhaiter un bon week-end.
Amitiés

Écrit par : Michel | 07/11/2009

Répondre à ce commentaire

kikou Très bon post qui rejoint bien mes interrogations, moi qui pense être relativement rationnel mais que tente surtout d'être un humain aimant, ce qui n'est pas simple. Je me dis souvent que les gens ne sont ni pires ni meilleurs que moi mais peut-être vivent-ils trop dans une bulle et préfèrent ne pas trop se poser de questions? Le questionnement n'est pas une affaire d'intelligence mais une simple démarche. Elle n'est pas valeur en soi. Personellement je tente de ne conserver que deux valeurs fondamentales: tolérance et pardon, parce que celles-là sont à mes yeux celles des gens qui aiment. bien amicalement.

Écrit par : mik | 11/11/2009

Répondre à ce commentaire

bravo pour ce post je crois que bcp d'entre nous se posent ces questions!
j'ai trouvé cet article très chouette

merci

Écrit par : Pascal | 13/11/2009

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.