21/11/2008

Anarchie

anarchie


Comme d'autres j'imagine, j'ai du mal à concevoir que l'on puisse, vraiment se réclamer de l'anarchie ou encore de l'alternative libertaire,...

Sans se perdre dans les contradictions et la malhonnêteté intellectuelle.

Le pire c'est qu'alors on passerait au yeux de ces gens pour un horrible réactionnaire, ou pour le mal personnifié, quelqu'un de mauvais, parce qu'on n'adhèrerait pas à leur généreuse utopie parfaitement angélique et dangereuse, un peu comme avec les intégristes religieux.

Car que vaut la liberté des anarchistes ? Comprenez que je n'utilise pas le terme "anarchie" dans le sens péjoratif, mais bien cet idéal d'autonomie et de liberté respectueuse des autres, sans état, etc. Il y a un sens historique qui par la suite est devenu péjoratif...

Qui sont ceux qui se réclament de l'anarchie ? Des despotes autoritaires en puissance, haineux, méprisant le peuple, considérant qu'il n'est pas digne de leur idéal de liberté, que le peuple ne serait pas près, pas mature pour cela ? Quelle différence alors avec le paternalisme des dictateurs ?

Ou alors, à l'instar de la grande bourgeoisie ou de l'aristocratie par le passé, des oisifs qui profitent des autres, de ce qu'ils produisent, tout en les critiquant et luttant pour un utopique changement radical dont on a le sentiment, les hommes étant comme ils sont, qu'il n'arrivera jamais ? Cette anarchie-là ne doit-elle pas rester un rêve réconfortant qu'on garde en soi, comme le paradis des croyants ?

Des fous dangereux, violents, aveugles ?

Comment peut-on vouloir par exemple, supprimer les états, la police et l'armée, sachant qu'Hiroshima et Nagasaki ont existés, et que la bombe atomique existe ? Que j'aimerais que toutes ces armes n'existent pas ! Mais quoi qu'on fasse, elles existent et elles sont terribles ! Quand bien même elles n'existeraient plus, certains savent comment les fabriquer ! Comment peut-on dés lors, au regard de ce simple exemple, prôner la liberté totale ? N'est-ce pas vouloir la destruction du monde ? Vouloir faire mille fois pire tout en voulant faire mieux ? Ou alors je n'ai rien compris : peut-être ne veut-on plus d'état, mais avec un état quand même ? Ou alors peut-être veut-on vraiment la destruction du monde, considérant qu'il est mauvais et que soi, l'on est bien meilleurs, que le monde ne nous mérite pas, qu'il n'est pas à la hauteur de notre bel idéal de liberté totale ? Les fascistes ne pensaient pas moins.

Et si la liberté, le bonheur, étaient à trouver à l'intérieur de nous même, au lieu de vouloir changer radicalement le monde qui nous entoure, et se rendre malheureux parce qu'on en a peur et qu'on ne l'accepte pas ? N'est-il pas mieux de commencer à accepter le monde tel qu'il est ? Et considérer par la suite ce qu'on peut y apporter comme changement véritable, durable et surtout possible, faute de pouloir faire table rase et refaire le monde à sa guise... Mais, je le sais, le monde est plus difficile à accepter par ceux que l'on exclu que par ceux qui en jouissent et que l'on flatte...

Je suis sûr qu'il y en a que ça gène, que l'on pose des questions comme ça ! Ne sont-elles pas essentielles ? Pourquoi s'enfermer dans un angélisme dangereux et après se croire plus vertueux que les autres ???

Commentaires

Question de définitions je redécouvre ton blog sur les ingrédients nécessaires que sont la liberté, la solidarité, le respect, la tolérance, le consensus, la démocratie (invention des noirs africains ne l'oublions pas!) pour l'émancipation d'un monde parfois d'horreur et plein de défauts, en tout cas pour une révolte contre les mauvais principes destructeurs de notre monde, bien plus qu'une simple idéalisation d'un monde parfait et meilleur, lutter pour la liberté en vaut la peine, le chemin qui sera franchi ne devrait plus l'être normalement pour les autres à condition de continuer à honorer leurs mémoires... De cette anarchie là, j'en suis et je ne peux qu' adhérer à un tel concepte, je te rejoins pleinement et que voici un bel outil de perfectionnement des "vertus" de la liberté qui nous manquent, que tu tiens à la disposition des visiteurs.Merci de ton commentaire lors de ton dernier passage sur mon blog à propos des immigrés et l'emploi, un sujet qui prête fortement à débat...!

Écrit par : Michel | 22/11/2008

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Michel, Enlevez-moi un doute : je n'ai pas voulu ici faire l'apologie de l'anarchie, même au sens premier, je m'interrogeais simplement sur les motivations de ceux qui s'en réclament, qui me semblent obscures et parfois porteuses de violences, un peu comme avec les religions. Cela dit, je peux comprendre que cela puisse être un idéal individuel, que l'on garde pour soi, auquel on essaie de se tenir, comme une révolution intérieure, mais sans vouloir l'imposer aux autres, sans faire de mal à qui que ce soit...

Écrit par : Francis | 22/11/2008

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*oo* J'aime beaucoup l'anarchie de Brassens :
Un anarchiste est un homme qui traverse scrupuleusement entre les clous, parce qu'il a horreur de discuter avec les agents.
Ca dit tout en quelques mots, je trouve !
Bisous Francis, bon aprèm :-)

Écrit par : Loo | 24/11/2008

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Loo, Vraiment j'aime bien cette phrase ;-)

Merci Loo, gros bisous, belle soirée

Écrit par : Francis | 24/11/2008

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bonjour francis ben oui idem que Loo c'est pas original mais tu sais que j'ai du mal à mes casser la tête oui c'est un défaut mais bon..de toute façon même pour ceux qui veulent y croire l'homme " individu " est très très loin de pouvoir y parvenir sans tomber dans des excès ...le jour ou les religions n'existeront plus, l'homme sera " libre " (je ne sais plus qui a dit cela)
bisous

Écrit par : nays | 28/11/2008

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lol

Écrit par : sven | 15/05/2012

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Où ça ?

Écrit par : Francis | 15/05/2012

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