16/10/2009

L'exemple...

L'air de rien, ceci :

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a éveillé ma curiosité et j'ai été lire un peu partout ce qu'on en disait, cela m'a fait réfléchir aussi, en particulier sur mon enfance, sur ce que je suis maintenant (suis-je un exemple ?), mais aussi sur la morale, le civisme, l'action quotidienne, la "bien-pensance", l'angélisme, les bons sentiments et les horribles moralisateurs aussi, entre autres.

J'ai tenté d'y contribuer également, même si je ne suis pas satisfait de ce que j'ai dit, je ne suis pas convaincu que cela va être compris comme je l'aurais voulu... Si seulement il y en a un/une qui aura tout lu !

C'était un simple commentaire que vous pouvez retrouver ici si cela vous intéresse : http://toutsurles.skynetblogs.be/post/7366012/les-skynet-blogueurs-donnent-lexemple-ce-15-o#comments (N.B. je voulais parler du premier commentaire, pas des autres où j'ai réagi un peu sur le vif...)

Immédiatement tout cela m'a fait penser à ce texte que j'ai déjà posté ici, que j'aime tellement, qui est à la fois très simple et profond, qui exprime un peu ce que je voulais dire, sûrement mieux que moi.

Je crois qu'il ne faut pas s'arrêter à l'exemple précis que ce texte donne,  mais que c'est plus universel, cela peut s'appliquer à de nombreuses situations quotidiennes, tant aux adultes qu'aux enfants.

Il me semble (mais je peux me tromper) que trop souvent, des gens, croyant donner des leçons, ou être un exemple, mettent en fait le doigt là où ça fait mal et jugent les misères de ceux qui n'ont pas eu la bonne chance d'avoir eu des parents qui les aiment ou leur montrent le bon exemple,  ou la chance d'avoir une famille, des amis, un travail, un foyer etc...

Il y a des gens tellement seuls qu'il n'y a qu'eux-même pour penser à eux, et puis il y en d'autres pour penser qu'ils sont égoïstes. Mais ça n'excuse pas tout me direz-vous.

Mais loin de moi l'idée de tomber dans le larmoyant, de se laisser envahir par les émotions... Nous aurions peut-être tous de bonnes excuses pour ne jamais rien faire, ne pas être responsable, et en disant cela je pense à moi également...


Quoiqu'il en soit, voici le texte en question, tiré de "Propos sur l'éducation" du philosophe Alain, rassurez-vous il n'est pas dans mes habitudes de faire du copié/collé, la plupart de ce que vous pouvez lire ici est bien de moi autrement c'est précisé ;-)

 

 

La morale, c'est bon pour les riches. Je le dis sans rire.
 Une vie pauvre est serrée par les événements; je n'y vois ni
 arbitraire, ni choix, ni délibération. Certaines vertus sont
 imposées; d'autres sont impossibles. Aussi je hais ces bons
 conseils que le bienfaiteur donne au misérable. [...]
 Je connais une maîtresse d'école maternelle qui a sincère-
 ment essayé d'enseigner un peu de morale à ses petits ; mais
 les leçons lui rentraient dans la bouche. «Quel plaisir, mes
 petits amis, d'avoir une maison propre et claire ! » Mais elle
 rencontrait le regard d'un ou deux mioches qui n'avaient
 pour fenêtre qu'une tabatière et qu'une mansarde étroite
 pour trois lits.
 « On doit changer son linge de corps une fois par semaine. »
 Hélas ! Elle savait bien que si on lavait la chemise de ce tout-
 petit, elle s'en irait en charpie. Les dangers de l'alcoolisme,
 autre chanson; mais comme elle allait faire le portrait de
 l'ivrogne, elle s'apercevait qu'elle pensait au père de ces
 deux jumeaux, qui commençaient à rougir de honte. Il y a
 des discours qui vous restent dans les dents.
 Comment faire ? Ne point prêcher. Laver ceux qui sont sales,
si on peut. Pratiquer soi-même la justice et la bonté. Ne pas
faire rougir les enfants. Ne pas appuyer maladroitement sur
leurs maux. Ne pas flatter, sans le vouloir, ceux qui ont la
bonne chance d'être proprement vêtus et d'avoir des
parents sobres. Non, réellement, il vaut mieux parler d'autre
chose, de ce qui est à tout le monde, du soleil, de la lune,
des étoiles, des saisons, des nombres, du fleuve, de la mon-
tagne, de façon que celui qui n'a point de chaussettes se
sente tout de même citoyen ; de façon que la maison d'école
soit le temple de la justice, et le seul lieu où les pauvres ne
soient pas méprisés.
Gardons nos sermons pour les riches; et d'abord pour nous-
mêmes.
                                                       Alain, Propos, 1909

27/09/2009

Religions

"La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification" [Simone Weil]

"Celui qui ne porte sa moralité que comme meilleur vêtement ferait mieux d'être nu" [Khalil Gibran]

"Le fanatisme n'est-ce pas cela ? La haine justifiée par l'amour."
 [Michel Verret]


Au fond, ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi, concernant les grandes religions monothéistes, le christianisme, l'islam et le judaïsme, qui considèrent que tout les hommes sont frères, ce qui est très bien, pourquoi donc une partie de ses pratiquants ont-ils l'air de considérer que cette notion de fraternité se limiterait, non pas à tout les hommes mais serait limitée à ceux qui auraient hérité de certaines pratiques, d'une tradition, ou encore serait limitée à des origines géographiques ou ethniques, même au sein d'une même religion comme les catholiques et les protestants ou les chiites et les sunnites ?

Alors que, dans leurs traditions respectives, dont les origines sont communes, tout les hommes sont frères et viennent du même père, à savoir Adam, et que donc ils auraient naturellement, le même Dieu...

Alors pourquoi, étant tous frères et ayant le même dieu, s'entredéchirent-ils et croient chacun que leur tradition est la seule vraie, qu'ils seraient eux seuls les élus de leur dieu et les autres dans l'erreur ? Pourquoi aussi avoir besoin de se penser les seuls victimes, ou de se considérer comme une élite, ce qui même parfois autoriserait à dominer et coloniser l'autre. N'est-ce pas encore une excellente raison pour ne pas mélanger politique, économie, et religion ?

Et pourquoi, aussi, prendre tellement à la lettre les textes religieux, dont on sait tout de même qu'ils ont été écrits par des témoins de leur époque, dans des langues, des dialectes anciens, qu'on ne parle plus, dont peu de gens sont capables de lire et comprendre le texte d'origine ni même d'y avoir accès... D'autant plus que c'est souvent écrit dans un style poétique ou imagé... N'est-ce pas alors le sens qui s'en dégage qui est important plus que la lettre ? Et n'est-ce pas aussi susceptible d'interprétations diverses ? Qui peut prétendre avoir la bonne sans se tromper ?

Les églises, et les gens, n'insistent-ils pas plus sur la forme de la religion que sur sa substance ? De quoi a-t-on besoin ?


J'ai le sentiment d'exprimer des pensées naïves, que c'est plus compliqué que cela, et tout à la fois d'enfoncer des portes ouvertes...

Mais qu'est-ce que vous en pensez, vous ?

05/04/2009

T'es normal(e) toi ?

 

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Oui, ça va, et vous ?


"L'insensé reconnaissant sa folie est en vérité, sage. Mais l'insensé qui se croit sage est vraiment fou." (Bouddha)

"Quand le sage parle, le fou se tait. Quand le fou parle, le sage écoute." (Loïc Noyelle)


Vous vous situez où par rapport à cela, vous ? Et moi ? Vous n'en connaissez pas, de ces gens qui se méprisent eux-mêmes pour correspondre à la vision délirante de ce qui serait normal à leur yeux ? Ce ne serait pas, plutôt, un enfermement, un conformisme aliénant ? Au mépris de sa propre liberté ? Vous savez, de ceux qui semblent effrayés, ou pour le moins mal à l'aise d'être toujours entourés de gens si étranges ? Avez-vous remarqué vous aussi que ce sont souvent les plus fous qui croient être particulièrement entourés de fous ? Si je me fais bien comprendre ? Et qui ont le rire bête et méchant, parfois ?

Ne croyez-vous pas que face à ce conformisme qui n'a pas de sens l'on ait parfois l'envie d'une profonde révolte ? De justement se laisser aller à sa folie douce et inoffensive ou plutôt à se laisser aller à ce qu'on est vraiment plutôt que s'enfermer à vouloir correspondre à ce qu'on imaginerait qu'une majorité considérerait comme normal ? A cette normalité fantasmée effrayante ? Cela demande une sorte de courage ? Mais quelle sorte de satisfaction cela apporte-t-il de se penser "normal" ? Peut-être s'imagine-t-on alors que l'on ne sera pas rejeté ? Mieux aimé ?  Pour passer inaperçu ? Pourquoi faire ? Combien sont-ils à se cacher d'eux-mêmes, à croire que les autres n'acceptent pas qui ils sont vraiment ? Ce ne sont pas ceux-là même qui n'acceptent pas les autres jusqu'à en être paralysés ? Mais, souvent, ils vous "tolèrent"...

N'est-ce pas aussi cette révolte en profondeur, intérieure, qui pousse les artistes et les poètes aux pires excentricités ? Personnellement quand j'étais adolescent, et plus tard aussi, j'étais passionné par des auteurs comme Lautréamont, Henri Michaux, Jean-Pierre Duprey, René Daumal, mais aussi Marie Noël... Je m'y retrouvais ! Encore toujours d'ailleurs, j'adore ça. Je pense que cela convient particulièrement aux imaginatifs, il y a une sorte de nécessité, de besoin, d'hygiène...

Je ne veux pas parler ici d'un anticonformisme gratuit dénué de sens. J'aimerais pouvoir mieux préciser ce que je veux dire., mais je ne suis pas convaincu d'être clair, désolé. En fait je vous livre mes pensées comme elles viennent... On est parfois confronté à ce conformisme aveugle, au mépris des  libertés, qui vous donne envie d'être plus fou encore, juste comme ça, comme une révolution intérieure, elle, et infiniment plus inoffensive...

 

Pour ceux qui se demandaient : -Mais qui sont les joyeux boutes-en-train de la photo d'en haut ?

-"The Virgin Prunes", au début des années 80 !

08/09/2008

Politesse

Tout d'abord : merci, honorables visiteurs pour tous ces messages fort intéressants. Vous voyez, je fais un effort !

Je repensais à cette question que je me posais ici concernant la politesse et je me disais qu'au fond elle est un outil et que tout dépend évidemment de ce qu'on en fait, de l'intention qu'on y met.

Je constate autour de moi qu'il y a des gens chez qui la politesse est une marque de respect et de considération de l'autre, il me semble qu'en général on le sent, que cela n'a rien à voir avec l'amabilité intéressée d'un  vendeur ou d'un représentant de commerce.

Il y en a d'autres chez qui les manières sont terriblement narcissiques et démonstratives, qui ont l'air vouloir vous dire : regardez comme moi je suis bien éduqué, qui semblent continuellement se plaire à penser qu'on admire chez eux toutes ces belles qualités, qui sont toujours en démonstration, comme s'ils se regardaient dans un mirroir, et qui semblent avoir plus d'amour pour eux-même que pour les autres. Mais n'avons-nous pas tous un peu de cela ? Peut-être alors que l'important est de le savoir, car chez certains il semble que cela frise le délire.

J'en vois d'autres qui croient carrément vous faire la leçon et vous montrer comment il faudrait être à leur yeux pour bien vivre en société, il y a parfois des manières de dire "bonjour" ou "merci" qui rabaissent, un peu à la manière de celui qui a toujours eu la chance d'être bien habillé, d'en avoir les moyens, qui jauge celui qui n'a pas cette chance, qui ramène tout au superficiel et ne voit même pas toujours l'exlusion qu'il provoque.

Ou il y a même une manière de dire "merci !" dans certaines circonstances qui est moralisatrice ou autoritaire.

Enfin, peut-être que mon bavardage est bien inutile, que j'enfonce des portes ouvertes...

On est bien d'accord, il y a des mots et des façons d'être qui facilitent la vie en société, qui font que tout le monde puisse s'y sentir bien, le tout est de bien les utiliser, de l'intention, du respect qu'on y met, pour accueillir et  non pour rabaisser l'autre, tout est dans la manière... Encore que certains sont susceptibles, ont des tendances à l'interprétation, à se froisser pour des riens. Ce que nous sommes compliqués nous les humains !

Et maintenant je ne suis même pas sûr de m'être bien exprimé, ce que vous venez de lire, hé bien je ne suis pas certain que c'est cela que je voulais dire exactement ... Enfin... Disons que ça s'en approche !

21/04/2008

Prétendre savoir

 

Il y a une chose que j'ai apprise : croire ou prétendre savoir quelque chose peut être le meilleur moyen de l'ignorer définitivement, bien plus que quand on l'ignore simplement. Quand le doute peut amener beaucoup plus loin.

Comme par exemple de ces gens qui croient comprendre la psychologie humaine, ramènent tout à des schémas simples, croient comprendre au lieu de voir ce qui est, refusent la complexité des choses. Concernant l'âme humaine, il peut être odieux de prétendre comprendre, toujours cataloguer. Cela peut être le meilleur moyen de ne jamais comprendre, et de refuser la complexité du monde et des gens, cette attitude peut être une forme de rejet terriblement condescendante et qui peut faire souffrir.

Je pense que l'erreur de beaucoup est de ne pas aimer et respecter avant de prétendre savoir. Il y en a qui ne parviennent à respecter que ce qu'ils arrivent à comprendre. Et qui donc rejettent et ne respectent pas tout ce qu'ils n'arrivent pas à comprendre ? Ou se plaisent à croire qu'on pense d'eux qu'ils comprennent, là où ils devraient peut-être commencer à douter ? 

Concernant l'esprit humain, le plus sage si l'on cherche à mieux le connaître n'est-il pas de se baser sur ce que l'on observe vraiment par soi-même au lieu de croire reconnaître chez les autres des choses que l'on a entendu ailleurs ou lu dans des livres ? Ou encore toujours croire reconnaître chez un autre des choses que l'on a en soi, "faire des projections" comme disent les psychanalystes ?

N'est-il pas plus sage d'aimer, d'observer, de comprendre que plus souvent qu'on ne le croit, on ne sait pas, avant de prétendre savoir ?

 

 

Je ne sais pas s'il y a un rapport, mais je viens de trouver un citation tellement vraie quand on y pense. Cela me fait penser que si la gloire n'apporte pas le bonheur, parfois je me dis que la lucidité non plus...

 

"Presque tous les hommes, frappés par l'attrait d'un faux bien ou d'une vaine gloire, se laissent séduire, volontairement ou par ignorance, à l'éclat trompeur de ceux qui méritent le mépris plutôt que la louange" Nicolas Machiavel

 

19/04/2008

Je cherche un homme...

 

 

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 Diogène de Sinope 

 

Voilà un personnage de légende qui me fascine, un clochard  qui faisait la morale aux passants, un philosophe qui ne simulait pas la sagesse, et préfèrait mourrir pendu que de ne pas vivre ses idées.

Ne serait-il  pas maintenant considéré comme fou ? Et n'en serait-il pas pareil d'un certain Jésus de Nazareth ? Ou d'un Socrate ?

Qui sont les fous ?

Qui sont les sages ? 

 

Ne faites pas dire ce que je n'ai pas dit : ce n'est parce qu'on est fou qu'on est un sage ! Mais la sagesse, je le pense, ne pousse pas à rechercher la richesse ni la gloire, que du contraire. Et penser hors de la pensée commune, voir le monde autrement n'est pas nécessairement folie.

 

"Quelle pitié que les fous ne puissent parler avec sagesse des folies des sages !" William Shakespeare 

13:37 Écrit par Francis dans À MÉDITER | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : diogene, socrate, folie, sagesse, jesus |

05/04/2008

Citations

J'adore les citations, ces petites phrases certes tirées de leur contexte, mais qui toujours donnent à penser. Il y a des sites qui en contiennent des dizaines de milliers : vous tapez un mot, un auteur et vous obtenez plein de choses à lire. Magique ! Je ne m'ennuie jamais.

Parfois je tombe sur une phrase qui me fait dire "c'est vrai" et je sens du réconfort d'avoir pu lire chez un autre, mieux exprimé que je ne n'aurais pu le faire, quelque chose que je sens en moi ou à laquelle j'avais souvent pensé avant.

Par exemple dernièrement j'ai trouvé ceci : 

 

"L'occident ne mesure pas toujours la haine que lui vouent des peuples humiliés et offensés par sa prospérité, son passé impérial, son présent dominateur, son appui à des régimes féodaux corrompus." Alain Peyrefitte

 

Ce qui me fait dire que s'il n'est pas bon de répondre à la haine par la haine, il convient aussi d'être conscient et de considérer ce qui la provoque, de comprendre pourquoi cette haine existe ! Parfois j'ai honte d'être européen.

 

Et tant que j'étais dans les citations, comme l'on parle beaucoup de Martin Luther King mort il y a 40 ans, en voici quelques-unes de lui que j'aime bien :

"Tout le monde peut être important car tout le monde peut servir à quelque chose"

"La race humaine doit sortir des conflits en rejetant la vengeance, l'agression et l'esprit de revanche. Le moyen d'en sortir est l'amour"

"L'homme bon ne regarde pas les particularités physiques mais sait discerner les qualités profondes qui rendent les gens humains, et donc frêres"

 

 

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 "Beaucoup de gens n'ont pas de peur plus terrible que de prendre une position qui s'écarte nettement et clairement de l'opinion courante"

 

Luther King était un homme libre, qui au lieu de toujours se conformer au monde, était profondément non-conformiste, car il savait que ce qu'il faisait était juste. Il se disait disciple de Jésus... Ne l'était-il pas ? Beaucoup de chrétiens ne devraient-ils pas s'en inspirer ? Pourquoi tant de chrétiens sont-ils si conformistes, et même réactionnaires ?

19:57 Écrit par Francis dans À MÉDITER | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : citations, martin luther king, amour, haine, chretiens |

16/03/2008

Manque de respect

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"Il est dans la nature de l'homme d'opprimer ceux qui cédent et de respecter ceux qui résistent" Thucydide
 

"Ne soyez ni confiant, ni banal, ni empressé, trois éceuils ! La trop grande confiance diminue le respect, la banalité nous vaut le mépris, le zèle nous rend excellent à exploiter." Honoré de Balzac 

 

 


Il m'est souvent arrivé de me rendre compte que certaines personnes manquent systématiquement de respect à certains, mais ne s'en rendent absolument pas compte, à un point que quand leurs attitudes provoquent des réactions, ils se croient victimes et se demandent alors pourquoi on s'en prend à eux de telle façon, ils trouvent cela injuste, ils se croient persécutés. Alors je demande parfois : si des gens comme cela n'ont pas conscience de ce qu'ils font, qu'ils n'ont pas de volonté de faire mal, malgré qu'ils vous font du mal, faut-il leur pardonner, continuer à souffrir de ce qu'ils nous font et ne rien dire, puisque de toute façon si on leur dit ils ne comprennent pas, au point qu'on se demande quel médicament miracle il faudrait inventer pour leur remettre les idées à l'endroit, pour qu'ils nous témoignent d'un minimum de respect ?

Vous n'en connaissez pas des gens comme ça ? Par exemple des mythomanes, qui ont une tellement haute opinion d'eux-mêmes, surestiment tellement leurs qualités morales, intellectuelles, leur importance sociale (souvent pour cacher quelque misère dont ils ont honte, au lieu de commencer à s'accepter comme on est histoire de se simplifier la vie), donc comme ils se surestiment systématiquement, quand ils ne savent pas ils inventent, ils bluffent, cherchent toujours à impressionner les autres, et ils sont tellement dans leur folie, leur mythomanie, qu'ils finissent par croire eux-mêmes à leurs mensonges et vivent dans un monde de fantasme, au point de ne plus voir à quel point les autres voient qu'ils mentent. Et ils croient sans doute, ou ils se plaisent à croire que les autres ne voient pas qu'ils mentent, parce que souvent les autres ne disent rien. Par respect ? Le pire c'est que le bluff, le mensonge permet souvent de réussir socialement, dans le monde du travail, beaucoup plus que l'humilité et l'honnêteté !

Autre exemple : vous n'en connaissez pas des gens qui toujours se croient autorisés à commander les autres, leur donner des ordres, les utiliser et les manipuler ? Mais qui ont tellement l'habitude de le faire, trouvent cela tellement normal qu'ils ne voient plus le mépris qu'ils ont pour les autres, parce que bien souvent cela leur est « naturel » parce qu'ils ont hérité cela d'une éducation autoritaire, qu'ils reproduisent l'exemple de leurs parents, ou encore qu'ils ont grandi dans un milieu où c'est la tradition de commander les autres : aristocratie, haute bourgeoisie, chefs d'entreprise etc... De nouveau, ce genre comportement, s'il méprise les autres sans le savoir, amène à la « réussite » sociale, là où la timidité, l'humilité, la lucidité, la sagesse amène à un autre genre de vie, que ceux qui  ne voient que l' « importance » sociale, les signes extérieurs (parfois même sans le savoir, incapables qu'ils sont de voir les choses dans leur profondeur) considèrent comme « inférieure ».

Souvent je me pose la question, est-il utile de faire des reproches à des gens comme cela, d'être agressifs à leur égard quand ils ne comprennent rien à ce qu'on leur veut et qu'alors ils se croient victimes, et que les reproches qu'on leur adresse n'ont comme effet bien souvent de les renforcer dans leurs mauvais penchants, leurs faisant croire qu'ils ont raison d'être comme ils sont, se pensant victimes, injustement harcelés ? Jusqu'à croire que les autres sont toujours responsables de leurs échecs, de leurs problèmes personnels, de leurs faiblesses ? Qui n'en a pas ?

Ne vaut-il pas mieux alors leur pardonner, parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font ?

Mais qui aime qu'on le commande ? Qui aime qu'on lui mente toujours en pensant qu'on ne le voit pas ? Pourquoi y a-t-il toujours des gens qui font aux autres ce qu'ils n'aiment pas qu'on leur fasse ? S'ils ne s'en rendent pas compte, on peut encore pardonner, mais s'ils le font en pleine conscience, ils sont sadiques, pervers et alors ils le font encore mieux si je puis dire... Mais la frontière entre les deux est-elle si évidente ?

28/02/2008

Education

 

 "Ta connerie, c'est de naissance ou tu l'as apprise à l'université ?"* Eddie Murphy dans je ne sais plus trop quel film...

 

Imaginez un peu un monde où tous auraient terminés des études universitaires, où tout le monde serait tellement "éduqué" que les gens n'auraient plus que de grandes préoccupations philosophiques ou scientifiques.

Comment vont-ils se nourrir ? Qui ramassera leurs poubelles ? Est-ce alors faire preuve d'éducation que de laisser ramasser ses poubelles par d'autres, croyant qu'on a des occupations bien plus élevées ?

A-t-on besoin d'esclaves ? 

 

*A force d'utiliser toujours des phrases d'auteurs célèbres on oublie qu'il y a parfois de la sagesse dans les films populaires. Ca change, non ?

21:15 Écrit par Francis dans À MÉDITER | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : education, universite, philosophes, esclaves |

Les Importants

 

 

"Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des puissants... Car les puissants ne travaillent qu'à marcher sur nos vies." William Shakespeare

 

Vous n'en connaissez pas, vous, des gens qui ont toujours besoin de glisser dans une conversation qu'ils connaissent quelqu'un d'important, qui se complaisent à croire qu'alors les autres les voient également comme quelqu'un d'important, qu'ils sont quelqu'un, pas n'importe qui, et qui ont une image fantasmée d'eux-mêmes, qui n'est pas celle que les autres voient ... Tellement ils ont peurs qu'on les prennent pour ce qu'ils considèrent comme des riens du tout ? Tellement ils ont honte d'eux-mêmes, comme s'il leur fallait cacher leur existence, comme s'ils considéraient que ce qu'ils sont en réalité n'est pas dans les normes de ce qu'il faudrait être pour être accepté de tous ? Est-ce qu'alors ce sont les autres qui sont intolérants ou eux-mêmes ?

Et puis, qu'est-ce que quelqu'un d'important ? Quelqu'un qui possède un pouvoir sur les autres, qui possède  de l'argent et des biens matériels ? Ou quelqu'un de connu, dont on voit la tête à la télévision, dont on voit le nom partout ? Quelqu'un qui a un poste « élevé » dans une entreprise ? Dans la tête de certains, un important c'est également le frère de quelqu'un d'important, ou sa sœur, son père, sa fille, son cousin, ou encore quelqu'un qui connaît l'ami de la sœur du frère du cousin etc. N'est-ce pas ridicule ?

Naturellement si l'on veut réussir dans la vie mieux vaut se courber, se vendre et flatter toujours le plus riche et le plus puissant, celui avec qui l'on a intérêt à être en bon terme pour ses petites affaires. Jusqu'à ramper ? Et l'on se rassure en ricanant que les autres font la même chose voire pire... Est-ce une raison ? Et la liberté ? Ce qui est terrible là-dedans c'est qu'on reprochera le plus à ceux qui ont des origines modestes de flatter la hiérarchie ou d'utiliser les autres pour arriver à leurs fins. On les traitera parfois de parvenus. Ou encore les gens de leur milieu d'origine les traiteront parfois de traîtres. Par contre celui qui par sa naissance a hérité de propriétés, de pouvoir pleurera peut-être parce qu'on ne veut jamais être son ami autrement que par intérêt. Quelqu'un est-il né pour être l'esclave d'un autre ou pour commander les autres ? Et pourquoi celui qui commande, utilise les autres voudrait être aimé quand il ne mérite que d'être obéi ? Et celui qui toujours se comporte en esclave, en exclu doit-il toujours s'étonner qu'on le traite toujours comme tel ? Mais est-ce de sa faute ? Allez...